Les jardins des Gobelins menacés ? - 1933

Les jardins des Gobelins menacés ?

Le Journal des débats politiques et littéraire — 1er avril 1933
Le jardin des Gobelins entre les deux bras de la Bièvre

La préparation de l'Exposition de 1937 a pour effet de mettre de nombreuses administrations en effervescence. L'abandon des immenses locaux ou emplacements occupés par le Garde Meuble et la Manutention militaire sera le point de départ d'un chassé-croisé auquel prendrait part un nombre encore indéterminé d'Institutions ou de musées Luxembourg, musée de la Marine, ministère des Finances, etc. Quant au Mobilier national, il est question de le placer dans le fond des jardins de la manufacture des Gobelins, en façade sur la rue Corvisart.

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. Les artisans qui travaillent à la manufacture ont droit au logement en vertu du statut de 1667, et se partagent ces jardins qu'ils entretiennent, pour dire les choses franchement, avec un soin assez inégal.

Maurice Utrillo - Les jardins des Gobelins (1922)

L'amputation projetée de cette réserve d'air serait regrettable. Si on ne peut l'éviter, il restera à prendre des précautions pour qu'elle ne constitue pas un précédent la seule efficace sera le classement du site, qui garantirait l'intégrité des parties restantes.

On prête à la Ville l'intention de profiter de ces nouveaux aménagements pour élargir les rues avoisinantes (rue Corvisart, rue Croulebarbe) et faire une promenade plantée d'arbres d'où, après démolition de magasins de cuirs, dont l'effet est sordide, la vue du promeneur plongerait sur les jardins. L'idée est excellente et dans la meilleure tradition parisienne lorsque Pantagruel voulait « se récréer de son estude », ne s'en allait-il pas avec son ami Panurge vers les faubourgs Saint-Marceau, «voulant voir la Follie Guobelin »?

ALBERT MOUSSET.

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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1867

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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1928

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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1932

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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1862

Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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1862

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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1925

Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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1927

Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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1929

Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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1929

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Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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