Faits divers

 Le drame de la rue Vandrezanne - 1888

Le drame de la rue Vandrezanne

Gil Blas — 18 septembre 1888

La nuit dernière, vers deux heures, de grands cris : « Au secours ! à l'assassin ! » attirèrent des gardiens de la paix devant un hôtel situé rue Vandrezanne, où gisait à terre, baigné dans son sang, un individu qui avait reçu trois coups de couteau à la tête.

Cet homme, malgré la gravité de ses blessures, put dire aux agents qu'il s'appelait Hermez, porteur aux Halles, âgé de quarante-deux ans, qu'il avait été entraîné dans une chambre par sept individus et une femme, et que ceux-ci, après l'avoir dévalisé, avaient tenté de le tuer, et, enfin, jeté dans la rue.

Les gardiens de la paix se firent indiquer immédiatement la chambre par le propriétaire de l'hôtel. Mais les meurtriers s'étaient barricadés avec soin, échafaudant les meubles derrière la porte et menaçant de tuer quiconque entrerait. Les agents, néanmoins, enfoncèrent la porte et, malgré la résistance acharnée de la bande, parvinrent à la capturer tout entière.

Ces individus, qui tous accusent les professions les plus diverses : brocanteur, tailleur d'habits, artiste, etc., ont été écroués au Dépôt par M. Debeury, commissaire de police.



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Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans.

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Les crimes d'un alcoolique

1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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La veuve Rigolot a malgré tout de la chance

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La dame veuve Rigolot est une bonne vieille qui tient, boulevard de la Gare, 6, une baraque pour la vente des journaux.

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Un commerçant de Gentilly, M. Jodeau, reconduisait hier soir, vers minuit, un de ses amis, nommé Ernest Gilet ; lorsqu'en arrivant au coin de la rue Damesme et de l'avenue d'Italie... (sic)

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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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La maison qui, en 1900, était située au 68 du boulevard d'Italie, servait de dépôt au sculpteur Rodin.

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Jusqu'en 1884, la place de Rungis, construite sur les vestiges des étangs de la Glacière et voisine de la gare de marchandises, porta le nom de place Barrault. La même année, la voie nouvelle tracée entre la rue du Pot-au-Lait et la gare de Gentilly, ceinture, prit le nom de rue de Rungis.

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En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

L'image du jour

La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.