Faits divers

 Le drame de la rue Vandrezanne - 1888

Le drame de la rue Vandrezanne

Gil Blas — 18 septembre 1888

La nuit dernière, vers deux heures, de grands cris : « Au secours ! à l'assassin ! » attirèrent des gardiens de la paix devant un hôtel situé rue Vandrezanne, où gisait à terre, baigné dans son sang, un individu qui avait reçu trois coups de couteau à la tête.

Cet homme, malgré la gravité de ses blessures, put dire aux agents qu'il s'appelait Hermez, porteur aux Halles, âgé de quarante-deux ans, qu'il avait été entraîné dans une chambre par sept individus et une femme, et que ceux-ci, après l'avoir dévalisé, avaient tenté de le tuer, et, enfin, jeté dans la rue.

Les gardiens de la paix se firent indiquer immédiatement la chambre par le propriétaire de l'hôtel. Mais les meurtriers s'étaient barricadés avec soin, échafaudant les meubles derrière la porte et menaçant de tuer quiconque entrerait. Les agents, néanmoins, enfoncèrent la porte et, malgré la résistance acharnée de la bande, parvinrent à la capturer tout entière.

Ces individus, qui tous accusent les professions les plus diverses : brocanteur, tailleur d'habits, artiste, etc., ont été écroués au Dépôt par M. Debeury, commissaire de police.



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Saviez-vous que ...

Jusqu'en 1939, il y eut une rue Jules Ferry dans le 13e arrondissement. Cette année-là, on considéra que cette petite rue n'était pas suffisamment digne d'honorer le souvenir de l'illustre homme d'Etat au-delà d'être une source de confusion pour le service des Postes et la rue du Moulin-des-Prés atteint ainsi la rue Damesme en se voyant prolongée.
Officiellement, ce fut une extension de dénomination.

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