Le viaduc de la Bièvre
Le Siècle — 23 avril 1861
On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées.
Ce viaduc, long de 800 mètres, sera composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima sera de quinze mètres : les piles en seront évidées à l'aplomb de l'entrevoie.
Quant au pont d'Auteuil, il doit être mixte, comme celui.de Bercy c'est-à-dire qu'une partie en sera consacré à la voie ferrée et l'autre aux voitures ainsi qu'aux piétons. Ce trait d'union entre les deux rives en aval de la capitale est indispensable, d'abord au point de vue stratégique, puisqu'on l'état actuel des choses la route militaire se trouve brusquement coupée par le fleuve ; ensuite, sous le rapport des communications usuelles, car lorsque de l'une des deux rives on veut passer sur l'autre, l'on est obligé ou d'aller gagner le pont de Grenelle, qui se trouve à 1,500 mètres au-dessus, ou bien celui de Sèvres, qui est à 4 kilomètres plus bas.
Des sondages faits par les ingénieurs à l'endroit où doit être exécuté le passage de la Seine, il résulte que la fondation des piles et des culées sera établie sur un sous-sol parfaitement solide; néanmoins la dépense totale de cette traversée est évaluée approximativement à deux millions et demi ; la Seine a là 200 mètres de large.
Les premiers projets de construction d'un chemin de fer de ceinture remontent à 1845 y compris pour la partie rive gauche.
Sur le chemin de fer de ceinture :
Les projets et les travaux de construction
- Ligne de ceinture rive gauche : le tracé définitif (janv. 1861)
- Le viaduc de la Bièvre (Le Siècle, 23 avril 1861)
- Gares et Stations du chemin de fer de ceinture rive gauche (1862)
- Le point sur les travaux de construction (Le Siècle, 20 juin 1864)
- Les travaux du chemin de fer de ceinture rive gauche (Le Siècle, 4 septembre 1864)
- Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon (avril 1865)
- Les travaux de la petite ceinture entre la route de Chatillon et la Seine (juillet 1865)
- Les travaux du chemin de fer de Ceinture : du pont Napoléon au tunnel de Montsouris (1866).
- Un nouveau chemin de fer (1867)
- Stations de Montrouge, Gentilly et Maison-Blanche (1868)
- La gare du Château-des-Rentiers (1902)
La gare de marchandises de Gentilly
Envisagée des les années 1860, la création d'une gare de marchandises sur la petite ceinture desservant les industries du quartier Maison-Blanche pris forme à partir de 1874 mais les études et les travaux trainèrent, notamment en raison de la nécésssité de créer une réesau urbain et la gare ne fut livrée à l'exploitation qu'en novembre 1882.
- Les gares de Gentilly et de Grenelle (1874)
- La nouvelle gare de marchandises dans le 13e arrondissement (1874)
- Les abords de la gare de Gentilly (1874)
- La gare marchande de Gentilly (1877)
La gare de marchandises des Gobelins
Cette gare fut également un projet à très long terme puisqu'elle ne fut mise en service que le 15 mai 1903.
La petite ceinture en fonctionnement
- Ouverture du chemin de fer de ceinture (1867)
- Le chemin de fer de ceinture (Théophile Gautier, 1870)
- De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture (1873)
- Affreux accident (1875)
- Horrible accident à la gare de la Maison-Blanche (1903)
- Locomotive emballée (1909)
- Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ? (1910)
- De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour (1930)
La fin du trafic "voyageurs"










Lorsque la gare de marchandises de la rue de Tolbiac entra en fonctionnement en mai 1903, cette ouverture s'accompagna de la création d'une nouvelle porte pour Paris dite « Porte des Gobelins » dotée d'un bureau d'octroi pour surveiller les entrées et sorties des biens et des personnes de la capitale.