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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Entre chiffonniers

1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder...

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Boulevard de la Gare

Une école de voleurs

1888

Depuis quelque temps déjà, la préfecture de police avait reçu un grand nombre de plaintes émanant de boutiquiers et commerçants du quartier Croulebarbe, victimes de vols nombreux à l’étalage.

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A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

L'homme qui, la veille, avait étranglé, cité Jeanne-d'Arc, le journalier Jean Guérineau, a consenti à dévoiler enfin son identité.

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Le drame de la rue Albert - 1907

Le drame de la rue Albert

Après avoir joué au Diabolo un forcené fait deux victimes

Le Petit-Parisien — 12 aout 1907

Pour un motif futile, une terrible bagarre s'engage, au cours de laquelle l'ouvrier bijoutier Abrioux blesse mortellement un homme et en tue un autre qui voulait le désarmer.

La rue Albert est une voie étroite qui serpente — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault, dans le quartier de la Maison-Blanche. Elle est habitée par des ménages d'ouvriers et des petits façonniers. Durant toute la journée, de nombreux enfants y prennent leurs ébats, jetant, dans ce décor, un peu de gaité.

Là s'est déroulé, hier soir, le terrible drame que nous allons raconter.

La rue Albert serpente (en ligne droite !) — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault. (Plan de 1907)

Les mauvais voisins

Au numéro 19 de la rue Albert habitent, depuis de nombreuses années, Mme veuve Abrioux, une honnête ménagère, et son amant, exerçant la profession de cambrurier.

Mme Abrioux a un fils unique, Gaston, qui demeure avec une jeune ouvrière, Mlle Marie Blonchet, dans un hôtel, 149, avenue de Choisy.

Gaston Abrioux, âgé de dix-huit ans, travaille chez un bijoutier et gagne de bonnes journées.

Hier, après-midi, comme chaque dimanche, il vint visiter sa mère vers trois heures. Il était accompagné de sa maîtresse.

Mme veuve Abrioux, qui occupe un logement au rez-de-chaussée sur la cour, installa une table et des chaises pour recevoir ses hôtes et leur offrir des rafraîchissements. La réception était des plus gaies, lorsque des cris, des appels désespérés s'élevèrent. Ils étaient poussés par le propriétaire de la maison, M. Sanda, qui se trouvait aux prises avec un de ses voisins, M. Jules Lamet, armurier, demeurant 6, rue Albert.

La rue Albert, vue en direction de la rue de Tolbiac

Depuis longtemps les deux hommes s'en voulaient et, pour un motif futile, l'armurier avait provoqué son voisin. Gaston Abrioux quitta sa mère et se rendit sur les lieux du combat.

M. Sanda avait été terrassé par son adversaire. Celui-ci le tenait à terre et sans pitié pour son grand âge, — le propriétaire a soixante ans, — il lui écrasait la poitrine à coups de talons.

N'écoutant que son bon cœur, le jeune homme intervint et sépara les combattants. M. Jules Lamet se retira en proférant des menaces.

Le « diabolo » fatal

M. Abrioux croyait cette affaire terminée. Il ne s'en souciait déjà plus, lorsqu'un nouvel incident se produisit.

Après avoir dîné avec les siens, il jouait au « diabolo »avec sa maîtresse et des amies de celle-ci, devant la porte de la maison de sa mère.

Peu habile dans ce jeu, il lançait son diabolo tant bien que mal et n'arrivait à le rattraper que rarement. Quelques voisins, amusés, assistaient à ces essais, parmi eux se trouvait M. Jules Lamet.

À un moment donné, le « diabolo » tomba sur le pied de l'armurier. Il s'avança aussitôt vers le joueur, le provoqua

— Tout à l'heure déjà, lui dit-il, vous vous êtes mêlé de mes affaires, maintenant vous vous moquez de moi. J'en ai assez.

Bagarre mortelle

Ce disant, M. Lamet gifla le jeune homme. Une bagarre se produisit. Abrioux ne fut pas le plus fort. Terrassé, il se releva et, exhibant un revolver, fit feu dans la direction de son adversaire.

L'armurier s'affaissa. Une balle l'avait atteint à l'abdomen.

Tandis qu'on s'empressait auprès du blessé, le meurtrier, littéralement fou, brandissait son revolver et en menaçait la foule.

À ce moment, intervint M. Marquet, un charpentier, âgé de trente-deux ans, demeurant rue des Terres-au-Curé, qui buvait avec son frère dans un débit voisin.

Ayant assisté à la scène que nous venons de raconter, il n'hésita pas. Tout le monde était terrifié, lui, alla droit au forcené.

— Rends-toi, lui dit-il. Ne fais pas d’autres victimes

Un nouveau coup de revolver fut la seule réponse qu'il obtint. M. Marquet s'effondra comme une masse; la balle lui avait traversé le cœur. La mort avait été instantanée.

Enfin, des agents arrivèrent. L'ouvrier bijoutier put être arrêté et conduit devant M. Pelatan, commissaire du quartier de la Maison-Blanche.

— Je ne savais plus ce que je faisais, a-t-il déclaré au magistrat j'étais fou…

Le meurtrier est au dépôt.

Quant à M. Lamet, qui est en traitement à l'hôpital Cochin, son état parait désespéré.


A lire également

L'article du lendemain

Sur la profession de cambrurier

À lire également...

Une rafle fructueuse

1895

M. Cochefert, chef de la Sûreté, a, la nuit dernière, jeté un beau coup de filet dans quelques-uns des repaires où grouille la pègre de Paris.

...


Rue Bruant

Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide

1914

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

...


Place des Alpes

Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres

1933

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

...


Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.

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Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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En février 1896, les journaux annonçaient que les travaux de percement de la rue Caillaux prolongée dans le treizième arrondissement, étaient terminés. Le nouveau tronçon de rue mesurait deux cents mètres de longueur et il mettait en communication immédiate les avenues d'Italie et de Choisy. Les habitants du quartier demandaient depuis longtemps l'ouverture de cette voie, afin de ne plus être obligés, pour se rendre d'une avenue à l'autre, de passer soit par la rue de la Vistule, soit par le passage Raymond, ce qui entraînait bien souvent une perte de temps considérable.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
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LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
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