UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

Le feuilleton

 

NOTRE PROCHAIN FEUILLETON

Nous recommencerons le 1er décembre la publication du grand roman inédit

Le cadavre de la Maison-Blanche

PAR
ERNEST FALIGAN

Cette œuvre nouvelle de l’auteur de la Peste de Londres est une étude de mœurs et d'aventures parisiennes.

L’action se passe presque tout entière dans un des faubourgs les plus curieux de la grande ville, au milieu de ce quartier de la Maison-Blanche et de la Glacière qui jadis formait la vallée de la Bièvre, et qui présente, mêlés dans le désordre le plus pittoresque, le vieux et le nouveau Paris, les aspects de la ville et ceux de la campagne.

Profondément dramatique, le Cadavre de la Maison-Blanche est cependant d’une clarté parfaite. D'un premier crime, l’auteur a tiré toute une suite de scènes et de péripéties palpitantes où le comique se mêle souvent au tragique.

Intrigue et caractères sont cependant d’une variété, d’une originalité très grande. À la fois naturel et terrible, le Cadavre de la Maison-Blanche est un roman des plus dramatiques, qui se déroule dans un cadre vivant, au milieu de personnages d’une ressemblance donnant l’illusion de la réalité, et il nous paraît destiné à un grand et légitime succès.

Saviez-vous que... ?

Edmond Gondinet (7 mars 1828, Laurière – 19 novembre 1888, Neuilly-sur-Seine) dont une rue du 13ème arrondissement porte le nom était un auteur de théâtre qui fit jouer sur les scènes parisiennes une quarantaine de pièces.
On lui doit notamment "Le Plus Heureux des trois" en collaboration avec Eugène Labiche.

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Le 21 août 1881, M. François, Jean, Félix Cantagrel (Amboise 1810 - Paris 1887) fut de nouveau élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif. Il avait été élu une première fois en 1876.
Son nom fut donné en 1899 à la voie nouvelle reliant le carrefour Tolbiac/Patay à la rue Watt. Il y eut même une rue Cantagrel prolongée.

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La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux et au boulevard Kellermann en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907 en présence de MM. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et Henri Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche, qui prirent la parole.

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En novembre 1872, la Seine connaissait une crue importante et les quartiers bas de Paris étaient sous l’eau. Le 13e arrondissement ne faisait pas exception.
Dans son numéro daté du 1er décembre, le quotidien Le Temps rapportait que dans la rue Watt, au-dessous du pont du chemin de fer d'Orléans, un batelier, moyennant une légère rétribution, passait les personnes qui se rendaient rue de Patay, rue du Chevaleret et dans les rues environnantes et notait que, la veille, dans l'eau jusqu'à la ceinture, il poussait de la main son embarcation et qu’aujourd'hui, il était obligé de la conduire à la rame.

L'image du jour

Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles.

Il aura fallu 41 ans de travaux pour que l'eau du puits artésien de la Butte-aux-Cailles coule de façon utile. Débutés en 1863, suspendus pendant 20 ans à partir de 1872, repris et encore interrompus, les travaux se terminent en novembre 1903. Mais il faudra encore 20 ans pour que la piscine promise pour utiliser une eau devenue au fil du temps sans destination, soit inaugurée.