Faits divers

 Une femme aux fers - 1873

Une femme aux fers

Le Petit-Journal — 21 octobre 1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

La rue Lahire vue de la place Nationale

Il courut aussitôt de ce côté. La jeune femme lui raconta que, le matin, son mari, avant de se rendre à son travail, l'avait frappée et maltraitée de la façon la plus grave, puis l'avait enchaînée.

L'agent crut d'abord avoir affaire à une folle, et il monta dans l'intention de la calmer mais il trouva la porte du logement fermée à double tour.

Il demanda des renseignements aux locataires voisins, et il apprit qu'en effet cette femme avait été attachée par son mari comme une bête de somme. Immédiatement, il alla prévenir de ces faits le commissaire de police du quartier de la Gare.

Ce magistrat se rendit sur les lieux et dut se faire prêter une échelle à l'aide de laquelle il s'introduisit dans le logement de la recluse.

Celle-ci, nommée Marie, lui déclara que, contrainte par son père, homme dur et violent, elle avait épousé un jeune homme nommé L... qu'elle détestait. Une fois déjà, elle avait essayé sans succès de quitter son mari. L… craignant qu'elle ne s'échappât, l'avait rouée de coups et l'avait enchaînée.

Le commissaire de police reconnut, en effet, que deux chaînes en fer, fortement retenues au mur par une de leurs extrémités, entouraient les deux jarrets de la jeune femme. Ces chaînes étaient fermées à l'aide de deux cadenas à lettres qu'on ne pouvait ouvrir sans connaître le mot de la combinaison.

Depuis cinq heures du matin, heure à laquelle son mari était parti pour la raffinerie Say, où il est employé en qualité d'ouvrier, Marie. L… avait essayé de trouver le mot qui devait lui rendre la liberté.

Après avoir passé sans succès deux heures à tourner et retourner les lettres, elle s'était décidée à héler un gardien de la paix. Le commissaire envoya chercher le mari à son atelier, lui ordonna de délivrer sa femme et les conduisit tous deux à son bureau pour les interroger.

L… avait connu à la raffinerie le père de Marie, ouvrier comme lui, et qui lui avait conseillé d'épouser sa fille. Celle-ci, âgée de 17 ans seulement et d'une figure agréable, inspira une vive passion au jeune ouvrier, qui l'épousa malgré l'antipathie qu'elle manifestait pour lui.

Sachant qu'elle voulait le quitter, il la surveillait avec soin. Un jour, sa préoccupation à ce sujet l'empêchant de travailler, il quitta au milieu de la journée l'atelier et courut à son logis. Il était temps. Sa femme se disposait à partir et elle avait déjà fait ses paquets.

Emporté par la colère, il la frappa jusqu'à ce qu'elle tombât épuisée sur le carreau.

Enfin, hier matin, la voyant de nouveau disposée à le quitter, il lui avait porté des coups à l'aide d'une canne plombée, puis l'avait enchaînée.

Un médecin, commis à cet effet, examina la jeune femme et constata sur presque toutes les parties du corps des ecchymoses et des

L... a paru tout étonné des reproches qu'on lui faisait. Il croyait avoir le droit de faire de sa femme tout ce qu'il voulait. Il prétend de plus qu'avant comme après son mariage, elle menait une conduite des plus légères.

Il a néanmoins été arrêté sous l'inculpation de, violences et de coups et blessures envers sa femme.

(Droit)

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Il y avait foule hier soir sur les quais de la station de la Maison-Blanche. Trois cent cinquante voyageurs environ attendaient le train arrivant de la gare d'Orléans-Ceinture et se dirigeant vers Auteuil. Quand ce train parut, tout le monde se précipita pour le prendre d'assaut.

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Depuis quinze jours environ, un négociant du quartier de la Gare, M. H..., donnait des signes évidents d'aliénation mentale.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Au sein de l'hôpital de la Salpétrière, on remarque la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.

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Le pont de Tolbiac franchissant les voies de chemin de fer de la compagnie d'Orléans avait été inauguré le 15 juillet 1895 en présence du Président de la République, M. Félix Faure, qui, à cette occasion, dit quelques mots aimables.
Ce pont entièrement métallique, mis à part la chaussée, mesurait 162 mètres de longueur en trois travées de 51 mètres, 60 et 51 mètres.

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Par suite de la rupture d'une conduite, une fuite de gaz se produisait, le 19 mars 1897 dans l'après-midi, en face du n°59 du boulevard Arago.
Bien que le gaz s'échappaît à l'air libre, deux passants furent à demi asphyxiés et durent être transportés à l'hôpital Broca.
Les pompiers du poste de Port-Royal obturèrent‚ provisoirement la fissure avec de la terre glaise, en attendant une complète réfection.

L'image du jour

La mairie du XIIIe