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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.


C'est en juillet 1905 que le nom de Paul Verlaine fut donné à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement.


C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1927

Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 Aux fortifs 1896

Aux fortifs

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Un individu, paraissant âgé de quarante à quarante-cinq ans, vêtu proprement, a été trouvé, hier matin, mourant dans le fossé des fortifications près de la porte de Choisy.

Comment était-il là? Était-il un de ces pauvres honteux qui sont, hélas ! plus nombreux qu'on ne le croit ? Dans ce cas, on serait en présence d'un de ces drames de la misère qui sont une éloquente protestation contre l'absence de réformes sérieuses.

Transporté à l'hôpital Cochin, le malheureux y est mort dans la nuit sans avoir pu prononcer une seule parole.

Son identité n'ayant pas été établie, M. Remongin, commissaire de police, a envoyé son corps à la Morgue, où il est exposé


 Une femme aux fers - 1873

Une femme aux fers

Le Petit-Journal — 21 octobre 1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

La rue Lahire vue de la place Nationale

Il courut aussitôt de ce côté. La jeune femme lui raconta que, le matin, son mari, avant de se rendre à son travail, l'avait frappée et maltraitée de la façon la plus grave, puis l'avait enchaînée.

L'agent crut d'abord avoir affaire à une folle, et il monta dans l'intention de la calmer mais il trouva la porte du logement fermée à double tour.

Il demanda des renseignements aux locataires voisins, et il apprit qu'en effet cette femme avait été attachée par son mari comme une bête de somme. Immédiatement, il alla prévenir de ces faits le commissaire de police du quartier de la Gare.

Ce magistrat se rendit sur les lieux et dut se faire prêter une échelle à l'aide de laquelle il s'introduisit dans le logement de la recluse.

Celle-ci, nommée Marie, lui déclara que, contrainte par son père, homme dur et violent, elle avait épousé un jeune homme nommé L... qu'elle détestait. Une fois déjà, elle avait essayé sans succès de quitter son mari. L… craignant qu'elle ne s'échappât, l'avait rouée de coups et l'avait enchaînée.

Le commissaire de police reconnut, en effet, que deux chaînes en fer, fortement retenues au mur par une de leurs extrémités, entouraient les deux jarrets de la jeune femme. Ces chaînes étaient fermées à l'aide de deux cadenas à lettres qu'on ne pouvait ouvrir sans connaître le mot de la combinaison.

Depuis cinq heures du matin, heure à laquelle son mari était parti pour la raffinerie Say, où il est employé en qualité d'ouvrier, Marie. L… avait essayé de trouver le mot qui devait lui rendre la liberté.

Après avoir passé sans succès deux heures à tourner et retourner les lettres, elle s'était décidée à héler un gardien de la paix. Le commissaire envoya chercher le mari à son atelier, lui ordonna de délivrer sa femme et les conduisit tous deux à son bureau pour les interroger.

L… avait connu à la raffinerie le père de Marie, ouvrier comme lui, et qui lui avait conseillé d'épouser sa fille. Celle-ci, âgée de 17 ans seulement et d'une figure agréable, inspira une vive passion au jeune ouvrier, qui l'épousa malgré l'antipathie qu'elle manifestait pour lui.

Sachant qu'elle voulait le quitter, il la surveillait avec soin. Un jour, sa préoccupation à ce sujet l'empêchant de travailler, il quitta au milieu de la journée l'atelier et courut à son logis. Il était temps. Sa femme se disposait à partir et elle avait déjà fait ses paquets.

Emporté par la colère, il la frappa jusqu'à ce qu'elle tombât épuisée sur le carreau.

Enfin, hier matin, la voyant de nouveau disposée à le quitter, il lui avait porté des coups à l'aide d'une canne plombée, puis l'avait enchaînée.

Un médecin, commis à cet effet, examina la jeune femme et constata sur presque toutes les parties du corps des ecchymoses et des

L... a paru tout étonné des reproches qu'on lui faisait. Il croyait avoir le droit de faire de sa femme tout ce qu'il voulait. Il prétend de plus qu'avant comme après son mariage, elle menait une conduite des plus légères.

Il a néanmoins été arrêté sous l'inculpation de, violences et de coups et blessures envers sa femme.

(Droit)

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La chasse aux indésirables - 1938


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