Faits divers

 Fraudes à l’octroi - 1873

Fraudes à l’octroi.

La Presse — 10 mai 1873

Depuis quelque temps les employés de l'octroi, préposés à la porte d'Ivry, remarquaient qu'un homme d'une forte corpulence, et une femme paraissant en état de grossesse avancé, entraient très souvent dans Paris sans jamais en sortir par cette même porte. Plusieurs mois s'étaient écoules et aucun changement ne se produisait dans l'état intéressant de la femme qui semblait jouir d'une parfaite santé.

La porte d'Ivry vers 1906

A la fin, les employés, qui avaient conçu des soupçons, l'abordèrent et lui demandèrent comment elle se portait, en exprimant leur étonnement de ce qu'elle n'accouchait pas.

Cette apostrophe à brûle-pourpoint la troubla à tel point qu'on crut devoir la faire entrer au poste où, dans un cabinet, une matrone requise ad hoc la délivra d'un abdomen factice en caoutchouc, renfermant une notable quantité d'alcool à 36 degrés.

L'homme qui l'accompagnait, et qu'on avait également soumis à une visite, était porteur d'une sorte de cuirasse contenant aussi de l'alcool.

C'est un maçon nommé L… demeurant rue de Villejuif, qui avait trouvé le métier de fraudeur plus fructueux que celui de gâcheur de plâtre.

Sa complice est une marchande de volaille demeurant rue de la Voûte-du-Cours.

L'alcool qu'ils ont ainsi introduit en fraude s'élève à une quantité considérable.

La Porte d'Ivry, vue vers Paris

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On recherchait cinq «disparus» dans les souterrains de la porte d'Ivry - 1932

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Les Amis de « Guibollard »

1905

Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

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Esclave de sa Colère

1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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Un duel à l'américaine

1895

Une scène qui rappelle les mœurs américaines s'est déroulée hier, rue du Château-des-Rentiers, non Ioin du bureau de M. Bolot, commissaire de police, dans les circonstances suivantes ...

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M. Perruche, commissaire

Les aventures d'un perroquet

1896

— Balthazar s'est sauvé, disait un de ces jours, à M. Perruche, commissaire de police, Mme B..., fruitière, 1, rue Dolomieu. Je vous en prie, aidez-moi à le rechercher...

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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.

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En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.

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Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare