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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

"Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement"

Le Petit-Parisien — 18 février 1927

Lorsque, dans une de ces séances du jeudi ou l'on admet les mots au dictionnaire, les académiciens en seront à la lettre R, Il semble peu probable qu'une discussion animée s'engage autour du mot « rouspéteur ». Le poète de la Chanson des gueux n'est plus là pour défendre ce vocable, quelque peu trivial sans doute, mais si expressif et surtout bien français par l'état d'âme qu'il évoque.

Ce mot, qui n'a son équivalent en aucune langue, traduit à merveille notre propension nationale au mécontentement. « Ils chantent, donc ils paieront », disait Mazarin s'il eût vécu trois siècles plus tard, le ministre d'Anne d'Autriche aurait dit: « Ils rouspètent ». Le mot est venu préciser une chose qui datait de fort longtemps.

En certaines périodes de crise, la « rouspétance » — qui est, somme toute, la forme la moins grave de l'insurrection — devient le premier devoir du peuple. Mais les « rouspéteurs » s'ils sont innombrables, restent généralement isolés; leur ardeur se répand en paroles, amères mais vaines — et rien n'est changé.

L'initiative en revient à M. Chartrain, passage Vandrezanne

Aujourd'hui, les « rouspéteurs » se groupent en syndicat — on n'ose dire : professionnel—  à l'appel de M. Marcel Chartrain. En son modeste logis, dans le treizième arrondissement — 2, passage Vandrezanne — ce petit homme au regard vif nous dit le mot de sa croisade.

La rue Vandrezanne vers 1910

— C'est en bavardant avec les gens du quartier, ouvriers, petits commerçants, ménagères, en entendant leurs doléances. hélas ! inutiles jusqu'à présent, contre la cherté de la vie, que l'idée m'est venue de rassembler, en vue d'une œuvre efficace, toutes ces récriminations. « Non pas pour marcher sur Versailles, ni même sur l'Élysée, rassurez-vous. Mais pour centraliser et présenter aux pouvoirs publics un ensemble de constatations, de remarques, de faits précis autrement suggestifs et convaincants que les rapports les mieux intentionnés des commissions officielles.

 »Voici huit jours à peine que je me suis mis à l'œuvre et mes idées ont été partout accueillies avec un véritable enthousiasme. Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement. Belleville, Ménilmontant, diverses communes de banlieue m'ont envoyé des adhésions nombreuses. En une soirée, à Montmartre, j'ai recruté cent cinquante fidèles. Cela va faire lâche d'huile, car notre groupement ne s'inquiète pas des opinions personnelles de ses membres. Il ne veut avoir qu'une politique celle de l'estomac : la seule à laquelle nul ne peut rester indifférent. »

Et ma foi ! qui donc pourrait « rouspéter » contre les excellentes idées de M. Marcel Chartrain ?...


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Lu dans la presse...

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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