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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'église Sainte-Anne de la Maison-Blanche a été consacrée le 25 avril 1896.


Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1904

Les on-dit

Mais je vous jure que je n'ai jamais mis les pieds aux Gobelins, Comme tout vrai Parisien, je connais mal Paris. Je serais aussi dépaysé aux Gobelins que dans l'Arkansas.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Lugubre trouvaille - 1914

Lugubre trouvaille

Le Rappel ― 28 février 1914

Le premier janvier dernier, un rentier de la rue Clisson, recevait une grande botte de bonbons et en partageait la plus grande partie de son contenu avec des voisins et amis.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, hier, en voulant ouvrir la dite boite pour y prendre les derniers bonbons restants, lorsque en soulevant le couvercle, il aperçût, couché dans la boite, le petite cadavre d'un nouveau-né qui paraissait y avoir été placé depuis seulement quelques heures.

Se rappelant que la veille, leur bonne, Yvonne Porte, 19 ans, s'était plainte d'une indisposition, il la mit en présence de sa lugubre trouvaille et la jeune domestique avoua, avoir accouché clandestinement, de l'enfant que l'on venait de la boite.

Le docteur Paul a été commis à l'effet de savoir si le dit enfant était né viable.


 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


 Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin — 24 mars 1895

Les étrangleurs des Gobelins

Rafle fructueuse.

Le Matin — 24 mars 1895

M. Cochefert, chef de la Sûreté, a, la nuit dernière, jeté un beau coup de filet dans quelques-uns des repaires où grouille la pègre de Paris.

Depuis longtemps déjà un grand nombre d'attaques nocturnes se produisaient dans le quartier des Gobelins. La spécialité des malfaiteurs qui, presque chaque nuit, dévalisaient les passants, était le coup classique dit « du Père François ». D'où, cette mention « les étrangleurs des Gobelins » fréquemment insérée dans les journaux. Les commissaires de police de l'arrondissement avaient fait en vain plusieurs enquêtes, et le service de la Sûreté avait été chargé de retrouver cette bande.

L'angle du boulevard de la Gare et de l'avenue de Choisy

Les recherches furent longues et difficiles. Enfin des agents acquirent la certitude que la plupart des étrangleurs avaient pour lieu de rendez-vous deux bars situés l'un, 102, avenue de Choisy, l'autre au coin du boulevard de la Gare. Les deux établissements, tenus l'un par un sieur Jacquot, l'autre par un sieur Dupont, communiquaient ensemble par un long couloir qui permettait aux malfaiteurs de s'enfuir si un agent de police était signalé.

M. Cochefert résolut alors de prendre, s'il était possible, d'un seul coup de filet, toute la bande. Vers minuit, il se rendit avenue de Choisy, accompagné de- M. Hamard et d'un nombre respectable d'agents. Des gardiens de la paix requis gardaient toutes les issues.

L'arrivée du chef de la Sûreté, ceint de son écharpe, produisit parmi les nombreux consommateurs attablés l'effet d'une tête de Méduse. Il y eut un mouvement d'affolement indicible mais l'attention de M. Cochefert fut aussitôt détournée par des cris de « Au secours ! au secours ! » partant d'une pièce voisine. Il se hâta d'y entrer et vit un homme affaissé sur une table et perdant beaucoup de sang. C’était un très honnête ouvrier, nommé Sollier, égaré par hasard dans ce bouge, et qu'une fille venait de frapper d'un coup de couteau la lame s'était brisée sur l'omoplate.

On emporta le pauvre diable au poste le plus voisin, où des soins empressés lui furent prodigués.

Puis, M. Cochefert revint à ses voleurs. Cinquante-quatre individus furent conduits au poste, où le chef de la Sûreté passa la nuit à les interroger.

Quarante ont été envoyés au Dépôt, ce sont tous des souteneurs et repris de justice, et sur beaucoup on a trouvé tout le matériel du parfait cambrioleur.

Un certain nombre avaient pu, cependant, profiter du moment où l'attention de M. Cochefert et des agents avait été détournée par l'incident de Sollier, pour se débarrasser des armes et des outils suspects dont ils étaient porteurs.

Le sol, sous toutes les tables, en était jonché.


A lire également

Le récit de la rafle par "Le Gaulois"

Le récit de la rafle par Le Figaro

Les étrangleurs des Gobelins (8 juin 1894)

Les étrangleurs de Croulebarbe (1902)

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