entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Les deux molosses en pierre ornant le portail du mobilier national à #Paris13 sont l'œuvre du statuaire André Joseph Géraud Abbal, 1876-1953.
Abbal doit sa renommée à ses sculptures en pierre en taille directe. Il était fils et petit-fils de tailleurs de pierre de Montech (82).


Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 La mort de Bacchus - 1893

La mort de Bacchus

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 21 mars 1893

Les marchands de vin de la Butte-aux-Cailles viennent de faire une perte cruelle. En sortant de chez l'un d'eux cette nuit, à une heure très avancée, leur meilleur client, un nommé Alibert, surnommé Bacchus (à juste raison, paraît-il), s'est tué en regagnant son domicile rue de Tolbiac. Ayant, comme' de coutume, fait de nombreuses libations, Alibert est allé en titubant s'appuyer contre le parapet du pont de Tolbiac et a passé par-dessus. Son cadavre a été retrouvé ce matin.


 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne

Le Figaro - 2 juillet 1896

Si nous ne sommes pas parmi les plus chauds partisans du développement exagéré de l'instruction primaire et secondaire, développement que la municipalité déplore déjà à cause du nombre de déclassés et de solliciteurs furieux qu'il a créés, nous avons au contraire la sympathie la plus vive pour les écoles professionnelles.

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.

C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

Qu'est cette école? Son nom, celui du Motteroz du seizième siècle, l'indique. Elle a pour but de former des ouvriers habiles et instruits pour les arts et les industries du livre.

L'enseignement est gratuit. La cantine scolaire est gratuite également pour les élèves habitant Paris.

Les élèves sont externes. Ils entrent à l'école à 8 h. 1/2 du matin et en sortent à 6 heures du soir.

La durée des cours est de quatre ans. Pendant le premier semestre de la première année, les élèves passent par tous les ateliers de l'école, et ils sont ensuite répartis, suivant les aptitudes reconnues par la Commission de surveillance, dans les ateliers où ils feront leur apprentissage.

Les matières enseignées sont de deux sortes :

ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

Typographie : Fonderie de caractères. – Composition, – Impression (presses à bras et machines). –Clicherie et galvanoplastie.
Reliure : Reliure. – Dorure sur cuirs. – Dorure sur tranches. – Marbrure.
Gravure. Gravure sur bois. – Gravure sur acier. –Gravure sur cuivre en creux et en relief. –Impression en taille douce.
Lithographie : Dessin et écriture lithographiques. – Chromo-lithographie. – Gravure sur pierre. – Autographie. – Impression.
Photographie : Photographie et procédés. – Photogravure. – Phototypie.

ENSEIGNEMENT THÉORIQUE

Langue française. Histoire et géographie. Notions de mathématiques. Sciences physiques et naturelles appliquées aux arts et industries du Livre. Histoire de l'art. Histoire du Livre. Modelage. Dessin à vue et dessin industriel. Écriture. Gymnastique et exercices militaires.

Un certificat d'apprentissage est délivré aux élèves à la fin de leur quatrième année.

Des primes sont accordées alors aux élèves ayant satisfait à toutes les épreuves des examens de sortie.

Est-ce bien une inauguration qu'on a faite hier ? L'établissement, sis boulevard d'Italie, est ouvert depuis novembre 1889, mais il n'était point terminé et toutes ses salles ne sont ouvertes que depuis quelques semaines.

Par un singulier hasard, l'école Estienne, où on se propose de former des ouvriers si paisibles et que visitait hier M. Félix Faure, a juste devant elle, à sa droite, la maison où est mort Blanqui, à sa gauche une tannerie.

Le Président de la République y arriva à trois heures dans une voiture à marchepied ; M. Le Gall et le commandant Humbert l'accompagnent. Il est reçu par les ministres de l'Instruction publique, et du commerce, le président du Conseil municipal et la plupart de nos édiles, M. Brard compris en complet, rosé.

Pauvre M. Brard ! Il vient d'être condamné à quatre jours de prison comme insoumis. Il sera au Gros-Caillou pendant les fêtes du 14 Juillet et ne pourra  point trinquer avec ses électeurs à la destruction des autres Bastilles.

Parmi les personnages présents est le député de l'arrondissement, M. Gérault-Richard, qui ne doit pas être content de ses électeurs. Ils ont fait, très nombreux, au Président, à son arrivée et surtout à son départ, une ovation toute départementale.

Mais n'anticipons pas. Nous sommes dans une vaste salle où sont rangés les professeurs, les élèves et au premier rang leurs parents qu'on prendrait pour des millionnaires, tant les femmes sont bien mises.


Lire la suite


A lire également

M. Félix Faure dans le XIIIe pour l'inauguration du Pont de Tolbiac - 6 juillet 1895

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Mystérieuse affaire - 1887

Lire

La veillée tragique - 1915

Les gardiens de la paix Savineau et Grassi étaient de service hier matin vers cinq heures, rue de Tolbiac, lorsqu'ils virent apparaître, échevelé et les yeux hagards, l'ouvrier cordonnier Hippolyte Delmas

Lire

Le mystère de l'avenue d'Italie - 1899

Un crime dont les mobiles restent encore mystérieux a été commis hier soir, à six heures et demie, au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique habitée par un brocanteur, âgé de soixante-trois ans, nommé Estault.

Lire

Cette jeune femme s'est-elle donné la mort ? - 1925

Les époux Sallandre, demeurant 36, rue des Moulinets, quartier de la Maison-Blanche, ne s'entendaient guère.

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

Lire


L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

Lire


Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

Lire


La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

Lire


Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

Lire


Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

Lire


L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

Lire


La reconstruction des Gobelins

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches. (1891)

Lire


Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire. (1912)

Lire


La voiture de la Mie de Pain

Souvent nous avons parlé de cette gentille œuvre la Mie de Pain, qui a rendu depuis six ans de si grands services aux pauvres de la Maison-Blanche. (1897)

Lire


Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement (1893)

Lire


Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part. (1910)

Lire


La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

Lire


L'assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte