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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Le mystère de l'avenue d'Italie

1899

Un crime dont les mobiles restent encore mystérieux a été commis hier soir, à six heures et demie, au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique habitée par un brocanteur, âgé de soixante-trois ans, nommé Estault.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un soir à la Porte d'Italie

1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

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Rue du Moulin-de-la-Pointe

Arrestation d'un voleur

1903

En entendant des cris : Au voleur ! qui semblaient partir de la rue du Moulin-de-la-Pointe, la nuit dernière vers une heure du matin, des sergents de ville se sont mis en quête et ont aperçu dans la rue du Bel-Air un individu qui fuyait à toutes jambes dans la direction de la porte de Bicêtre.

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Cité Jeanne d'Arc

Surprenante découverte

1899

Hier, à huit heures du matin, le concierge d'une des plus grandes cités ouvrières de Paris, passage Thuilleux, situé entre les rues Nationale et Jeanne-Darc, 13° arrondissement, étonné de ne pas avoir vu depuis plusieurs jours un de ses nombreux locataires...

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue du Tage

1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage

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Le drame de la rue du Tage- 1903

Le drame de la rue du Tage

Tragédie de famille

Drame de l'Alcool. — Un Père qui jette sa Fille par la Fenêtre. — La Colère de la Mère. — État désespéré de la Victime.

Le Petit-Parisien — 29 décembre 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage.

La Famille Esnault

À cette adresse habite au second étage, dans un modeste appartement, la famille Esnault. Le père, Julien Esnault, âgé de quarante-cinq ans, avait exercé autrefois la profession de cordonnier; mais depuis de longues années il ne travaillait plus et vivait aux dépens de sa femme et de sa fille, Louise, âgée de vingt ans, qui se livrent toutes deux à des travaux de couture. Un garçonnet de quatorze ans, le jeune Pierre, complétait la famille.

Julien Esnault, non content de vivre sans rien faire et de pérorer dans les cabarets, était un alcoolique invétéré. Il ne se passait point de jour qu'il ne rentrât ivre au logis et ne fit des scènes continuelles aux deux femmes, qui supportaient sans se plaindre les injures et même les coups du maître de Maintes fois, des voisins avaient essayé d'intervenir et de faire comprendre à Esnault tout l'odieux de sa conduite mais leurs reproches ne semblaient guère émouvoir le cordonnier, qui n'en continua que de plus belle à fréquenter les débits et à rendre la vie impossible à sa femme et à ses enfants.

Scène horrible

Hier soir, après être absent tout l'après-midi, il revint plus ivre encore que de coutume et, après avoir invectivé tous le: siens, il envoya son fils chercher quatre litres de vin au débit le plus proche.

— Je veux boire. dit-il sur un ton de menace, et gare à ceux qui ne marcheront pas droit ce soir !

Sa femme, voyant dans quel état il se trouvait déjà, le supplia de manger quelque peu et d'aller se reposer ensuite. Mais ses timides objurgations ne réussirent qu'à irriter davantage l'alcoolique, qui leva la main sur, elle en s'écriant :

— Un mot de plus et je t'assomme !...

En désespoir de cause, la malheureuse se retira avec ses deux enfants dans la pièce voisine, et laissa son mari satisfaire sa funeste passion.

Une demi-heure ne pas écoulée que la voix avinée d'Esnault se faisait entendre. L'ivrogne ayant vidé les bouteilles et trouvait sans doute qu'il n'avait point encore assez bu, réclamait sa fille, pour que celle-ci allât lui chercher d'autres litres de vin.

— Allons ouste dépêche-toi, si tu tiens à tes côtes, s'écria-t-il.

La jeune fille ne répondit pas à cette parole de menace et parut obéir aux ordres de son père. Néanmoins, comme elle espérait qu'il allait revenir sur sa décision, elle ouvrit la fenêtre et déclara que tous les établissements étaient fermés dans le quartier.

— Je m'en moque, reprit l'alcoolique furieux il me faut du vin ou j'aurais votre peau tous !...

Alors Louise Esnault eut un mouvement de révolte. À la fin, c'en était trop ! Le martyre que sa mère et elle subissaient ne pouvait durer plus longtemps. D'une voix ferme, .elle répondit son père :

— Je n'ai point peur de tes menaces. At je resterai ici. Si tu veux boire, vas toi-même chez le marchand de vins, tu nous débarras…

La malheureuse n'avait, pas achevé ces paroles que son père, ivre d'alcool et de rage, se précipitait sur elle, l'étreignait violemment et, dans une détente de tous ses muscles, la précipitait par la fenêtre restée grande ouverte.

Le corps tournoya dans le vide et s'abattit avec un bruit sourd sur le pavé.

Intervention des voisins

Affolée de désespoir et de terreur, la pauvre mère, qui avait assisté impuissante à cette scène horrible, poussa un cri déchirant. Puis une colère folle, un besoin irrésistible de vengeance s'emparèrent, d'elle. Saisissant sur une table un fer à repasser, elle se rua sur le misérable, voulant en finir. Mais elle ne lui fit que d'insignifiantes blessures. À son tour elle allait devenir sa victime, lorsque des locataires, attirés par tout ce bruit, accoururent et parvinrent à maîtriser le forcené.

On le conduisit devant M. Pelatan, commissaire de police, qui ne put en tirer une réponse. Les yeux désorbités, un peu d'écume violacée au coin des lèvres, il s'était tapi sur une banquette et paraissait inconscient de ce qui se passait autour de lui. C'est sans manifester la moindre émotion qu'il est monté dans la voiture cellulaire qui devait l'emmener au dépôt.

Quant à sa malheureuse victime qui, dans sa chute, s'est fracturé la base du crâne et brisé les deux jambes, elle a été transportée mourante à l'hôpital Cochin.


A lire également

Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche - 1934

À lire également...

Une enquête du commissaire Perruche

Le perroquet enlevé

1896

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille.

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Quadruple empoisonnement

1893

On appelle arlequins les restes des grands restaurants, lycées, etc., qui, après avoir été accommodés par certains commerçants exploitant ce commerce, sont revendus par eux, pour quelques sous, aux ouvriers nécessiteux.

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Boulevard d'Italie

La maison hantée

1902

Auprès de la Bièvre, au numéro 153 du boulevard d'Italie, se dresse une maison de trois étages, étayée de toutes parts et inhabitée depuis longtemps...

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Quartier Croulebarbe

Le désespoir d'un ivrogne

1903

Un ouvrier tanneur, Marius C..., entrait hier dans sa trente-troisième année. Il résolut de fêter dignement son anniversaire.
Ayant endossé ses habits du dimanche, il sortit, vers huit heures, et passa toute la matinée à boire des apéritifs dans les bars de l'avenue des Gobelins.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

L'avenue des Gobelins mesurait, à son inauguration, 880 mètres de long sur 40 de large.

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C'est sur l'insistance d'Émile Deslandres représentant du 13e arrondissement que le conseil municipal de Paris accepta de conserver le nom cinq fois séculaire des Reculettes à la rue résultant de l'élargissement de cette ruelle si pittoresque.

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*     *

Jusqu’à la fin des années 1920, la rue de la Fontaine-à-Mulard commençait avenue d’Italie, s’interrompait rue Damesme et reprenait rue de la Colonie pour se terminer définitivement place de Rungis. Il y avait près de 500 mètres entre le n°2 et le n°4.
Le tronçon compris entre l’avenue d’Italie et la rue Damesme devint la rue du Dr Laurent.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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