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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

La veillée tragique

1915

Les gardiens de la paix Savineau et Grassi étaient de service hier matin vers cinq heures, rue de Tolbiac, lorsqu'ils virent apparaître, échevelé et les yeux hagards, l'ouvrier cordonnier Hippolyte Delmas

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Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy

1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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M. Perruche, commissaire

L’absence de Balthazar

1896

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Marché des Gobelins

Un voleur pris par un fromage

1872

Une association de jeunes maraudeurs, exploitant le treizième arrondissement, était activement recherchée, lorsqu’on sut que plusieurs de ses membres s’étaient introduits dans les caves du marché des Gobelins...

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Le mystère du boulevard Masséna

1894

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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La justice suit deux pistes - Le Journal - 30 sept. 1922

L’assassinat de la petite Barbala

La justice suit deux pistes

Le Journal — 30 septembre 1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

Le rapport de M. le docteur Paul, médecin légiste, qui, hier après-midi, a procédé à l'autopsie, ne laisse malheureusement pas de doute à cet égard. Des traumatismes très nets ont été relevés sur la tête et les bras de la victime, indiquant à quel point elle s'est débattue pour échapper à l'étreinte de son assassin.

Enfin, constatations dont l'enquête fera certainement son profil, des restes d'aliments ont été retrouvés dans l'œsophage de la pauvre petite, leur état démontre nettement que la mort est survenue peu après le repas, vers 14 heures, suppose-t-on.

Les recherches entreprises par les soins de la police judiciaire et particulièrement par M. Guillaume, commissaire à la direction de la police judiciaire, et le brigadier Rousselet, se sont poursuivies avec la plus grande activité.

À l'heure actuelle pouvons-nous affirmer, plusieurs pistes, dont certaines ne laissent pas d'être intéressantes, seraient suivies. Les inspecteurs se sont, avant toute autre chose, efforcés de savoir comment l'assassin a pu pénétrer dans le cinéma avec le cadavre de l'enfant.

Le réduit où était cachée la victime - Cliché paru dans L'Excelsior

La salle elle-même, la scène, le plateau ont été examinés minutieusement et il semble qu'on y a fait quelques trouvailles intéressantes. La police, jusqu'alors, ne paraît pas attacher d'importance à la découverte des linges qui se trouvaient sous le corps de la petite martyre et qui consistent, comme nous l'avons dit, en un fragment de sous-vêtement et en un tablier noir de femme.

Par contre, la découverte d'un autre vêtement, d'homme celui-là, et dont il n'est pas possible à l'heure actuelle de préciser la nature, a semblé particulièrement intéresser M. Guillaume, qui a prié M. Bayle, chef du service de l'identité judiciaire, de l'examiner.

De nouveau, le système de fermeture du cinéma a été étudié avec soin et il est apparu qu'il ne devait pas être difficile de se glisser dans l'établissement. La serrure du cadenas qui maintient les grilles est d'un modèle très simple. Sans aucune difficulté — nous supposons ici que l'homme n'avait pas de clef à sa disposition - l'assassin a forcé le cadenas, fait glisser la chaîne qui consolide la grille et, une fois seul dans la place, connaissant parfaitement les lieux,— insistons sur ce point, — il a eu tout son temps pour entasser sous la scène les restes de la gamine. À moins qu'il n'ait trouvé la porte ouverte…

Des renseignements que nous avons recueillis, il semble, en effet, que souventes fois l'opérateur, qui quitte la salle le dernier, ferma incomplètement la grille. Ce fait, au témoignage de certains, se serait encore produit il y a une huitaine de jours.

On a également envisagé l'entrée du meurtrier par les lucarnes qui servent à l'aération du cinéma. L'établissement, à droite, est bordé par une courette où sont édifiés des appentis assez bas ; pour un homme jeune et agile, il ne doit pas être difficile d'atteindre le toit de la salle et de s'y introduire même avec un lourd colis.

La police judiciaire ne croit pas beaucoup à la possibilité d'un assassinat commis dans la salle même

La police judiciaire semble assez disposée à écarter cette hypothèse. Elle ne croit pas beaucoup, non plus, à la possibilité d'un assassinat commis dans la salle même et admet plutôt que le corps a été amené là, tout dépecé, par quelqu'un connaissant la petite porte qui permet de pénétrer sous le plateau.

Quel est ce quelqu'un ? Sur ce point, on le comprendra, la discrétion la plus absolue est gardée.

On a parlé d'un certain Viguier, qui, quelques jours après la disparition de la petite Suzanne, se présenta chez ses parents et, après leur avoir dit qu'il avait aperçu la gamine rue des Plantes vers 2 h. 30, le même vendredi, s'offrit comme « détective américain », à la retrouver dans les quarante-huit heures. Il obtint 1,000 francs et disparut. Ne s'agirait-il que d'un escroc ?

Les racontars les plus étranges ont couru sur son compte ; on a dit qu'il avait habité un hôtel de l'avenue d'Italie ; on lui prête même le propos suivant au sujet de la disparition de l'enfant. « On la cherche loin, aurait-il déclaré, mais peut-être est-elle très près. »

Viguier est un repris de justice ; il est en fuite. C'est tout ce qu'on peut affirmer en ce qui le concerne.

Un autre fait a attiré également l'attention des policiers. Sous la scène, on a retrouvé une boîte, sorte de poubelle, qui y était demeurée depuis une quinzaine ; on l'avait, glissée sous le plateau. Or, à cette date, le petit cadavre avait été caché sous cette même scène et déjà il répandait son odeur insupportable et si particulière !

De beaucoup plus intéressante apparaît une autre version dont à l'heure actuelle on s'occupe très activement.

Depuis la disparition de la petite Suzanne, les inspecteurs chargés de la rechercher avaient acquis la certitude que l'enfant avait été victime d'un abominable attentat.

Depuis la disparition de la petite Suzanne, les inspecteurs chargés de la rechercher avaient acquis la certitude que l'enfant avait été victime d'un abominable attentat. Les investigations avaient, porte surtout sur quelques individus habitant le quartier de l'avenue d'Italie et qui, à plusieurs reprises, avaient eu maille à partir avec la justice à propos d'affaires de mœurs. Par une coïncidence extraordinaire, dans la journée de mercredi, quelques heures seulement avant la découverte du cadavre, les inspecteurs eurent à vérifier l'identité d'un individu habitant aussi l'avenue d'Italie, employé aux abattoirs, connu comme sadique à la police judiciaire.

Or — et c'est ici que les faits deviennent particulièrement troublants — les autorités judiciaires ont reçu le témoignage d'une personne très honorable qui affirme avoir vu Suzanne Barbala assise sur un banc de l'avenue d'Italie, le 1er septembre dans l'après-midi, avec un homme qui lui caressait les mains et dont le signalement correspond parfaitement à celui de l'individu dont nous parlons plus haut. Cet homme est-il l'assassin ? Ce serait trop s'avancer qu'oser l'affirmer. Pourtant, il est un autre fait non moins étrange : le dépeçage du petit cadavre a été fait par un « technicien ».

Avant de scier les membres de sa victime, l'assassin a pris soin — ainsi que font les chirurgiens avant une opération —, de découper la peau et de rabattre de chaque côté les deux lèvres de l'entaille pratiquée dans la chair. Le sciage des os, en outre, a été fait avec des outils spéciaux et par une main accoutumée.


A lire également

L'article du Petit-Parisien en date du 30 septembre 1922

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Le drame de la rue Corvisart

1905

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

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Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches

1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

...


Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

...


Quartier de la Gare

Agents attaqués

1907

Avant-hier, après-midi, quelques commerçants de la place Nationale se plaignaient qu'une demi-douzaine d'apaches vinssent bouleverser leurs étalages et projeter leurs marchandises sur la chaussée.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La boucherie centrale de l'Assistance Publique était installée en 1860 au sein de l'abattoir de Villejuif situé 181 boulevard de l'Hôpital. Elle livrait 112.000 kilogrammes de viande par an.

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La rue de Campo-Formio s'est appelée Petite rue d'Austerlitz et, encore avant, rue des Étroites Ruelles.

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Dans les années 1893-1894, une épidémie de variole se répandit dans le quartier de la Gare et toucha principalement les rues Harvey, du Château-des-Rentiers, Tolbiac et Patay. Au total, plus de soixante immeubles furent contaminés. La population accepta les mesures de prophylaxie avec un empressement marqué; c'est là notamment que, dans les rues Harvey, Château-des-Rentiers, des Chamaillards, Tolbiac, Patay, presque tous les habitants des maisons venaient d'eux-mêmes s'offrir à la vaccination, dans une boutique ou mème en pleine rue. L’invasion du XIIIe arrondissement, dans la partie qui forme le quartier de la Gare, peut être considérée comme ayant été causée par l’apparition d’une bande de forains nomades installée dans des conditions incroyables d’insalubrité ; ils y eurent plusieurs malades dans leur campement sur le bord d’un boulevard longeant les fortifications ; lorsqu’on voulut y pratiquer des mesures de salubrité et les revacciner, ils déguerpirent.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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