Faits divers

 Les étrangleurs - 1894

Les étrangleurs

La Presse — 25 décembre 1894

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.

Il y a une dizaine de jours, un marchand de vin de la rue de la Reine-Blanche était à demi étranglé par des escarpes au moment où il tirait le cordon de la sonnette de la porte de sa maison.

Nous ne citerons que pour mémoire une demi-douzaine d'agressions commises depuis, jusqu'à l'attentat dont a été victime, la nuit dernière, M. Paul Guinard, âgé de 36 ans, garçon limonadier, tandis qu'il rentrait à son domicile, boulevard de la Gare, à deux heures et demi.

Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

La place des Alpes et le boulevard de la Gare

Le malheureux chercha en vain à se défendre. Il fut roué de coups et, comme il se débattait en appelant au secours, l'un des agresseurs lui passa un lacet autour du cou et serra jusqu'à ce que la victime ait perdu connaissance.

Quand il reprit ses sens, le limonadier était au poste de la mairie, où des gardiens de la paix, attirés par ses appels, l’avaient transporté, après avoir poursuivi vainement les malfaiteurs, qui s’étaient enfuis par la rue de Villejuif.

M. Guinard constata qu'on lui avait dérobé son porte-monnaie contenant cent vingt francs, sa montre, son chapeau et son veston.

Après avoir reçu quelques soins, il a, été reconduit chez lui.

M. Perruche, commissaire de police, fait activement rechercher les auteurs de cette agression dont le signalement a pu lui être donné par la victime.


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1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Rixe

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Une vingtaine d'habitants de la cité Jeanne-d'Arc, qui nourrissaient depuis quelque temps des projets de vengeance contre des locataires de la cité Doré, rencontraient quelques-uns de ceux-ci place Pinel et les provoquaient.

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Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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Le Rassemblement National Populaire, parti fasciste créé par Marcel Déat en 1941 avait son siège dans une boutique du 14 boulevard Auguste Blanqui. Ce local servait aussi de siège à la Légion des Volontaires contre le communisme.

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En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare