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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Initialement, l'avenue des Gobelins devait s'appeler Boulevard Mouffetard.


C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1913

L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914

On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

Le Journal — 4 juin 1914

Antoine Gauzy, le fameux soldeur d'Ivry, chez qui M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, fut tué par Bonnot le 24 avril 1912, a été grièvement blessé d'une balle au ventre dans la soirée de mardi.

Les efforts de l'enquête n'ont pas réussi jusqu'ici à démêler les mobiles d'un attentat que les hésitations, les réticences, tes contradictions des témoins concourent à rendre profondément mystérieux.

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

M. Fauvel courut à l'endroit indiqué. Aux questions du policier, le marchand de vin M. Guignard, répondit qu'aucun drame n'avait eu lieu chez lui ; par contre, M. Fauvel entendit un témoin, le chiffonnier Georges Colson, vingt-cinq ans, qui passait rue Nationale, à la hauteur du bar, quand éclatèrent les coups de feu. Colson affirma que les détonations provenaient bien du débit et que, aussitôt après les avoir entendues, il avait vu trois individus sortir précipitamment de l'établissement Guignard et s'enfuir vers la porte d’Ivry.

Laquelle admettre de ces deux versions contradictoires ? M. Fauvel était perplexe lorsqu'un nouveau coup de téléphone lui apprit qu'à l'hôpital de la Pitié on venait d'admettre Antoine Gauzy, marchand soldeur, 63, rue de Paris, au Petit-Ivry. Le blessé, ajoutait-on, était très dangereusement atteint et on allait pratiquer sur lui l'opération de la laparotomie, après l'avoir endormi au chloroforme. M. Fauvel se rendit à l'hôpital, mais on ne put lui permettre d'approcher, Gauzy, il apprit seulement que celui-ci avait été attaqué rue Nationale, devant le débit Guignard.

Hier matin, le soldeur put enfin s'expliquer.

— Je sortais, dit-il, vers 7 h. 30, de chez M. Guignard, qui est mon fournisseur, quand un individu, dont je ne pourrais fournir aucun signalement, se dressa devant moi et me tira deux balles de revolver presque à bout portant, en s'écriant : « Voilà pour t'apprendre à coucher avec la femme d'un autre ! » Mon agresseur prit immédiatement la fuite, et je rentrai chez moi, à pied. Chemin faisant, j'avais rencontré mon frère Marius, qui demeure avec nous et qui m'a soutenu jusqu'à la maison.

Ce récit concordait mal avec les affirmations du témoin qui avait assisté à la fuite des trois inconnus sitôt après les coups de revolver. De plus, les relations anciennes et notoires de Gauzy avec les milieux anarchistes, son rôle dans l'affaire tristement célèbre des bandits, tout cela ne prêtait-il pas matière à l'hypothèse d'une vengeance ? D'autant que Gauzy paraissait avoir le souci de ne pas désigner son meurtrier et, d'autre part, se déclarait incapable d'expliquer l'allusion que l'homme au revolver lui avait jetée à, la face avant de l'exécuter.

M. Fauvel voulut éclaircir ce mystère. Il interrogea de nouveau le débitant : M. Guignard finit par reconnaître que Gauzy était son ami de longue date; qu'il avait passé, la veille au soir, une demi-heure dans la salle du débit en compagnie d'autres individus, et qu'une querelle avait même éclaté entre le soldeur et ses compagnons.

— Mais, insistait M. Guignard, tous sont sortis ensemble et je n'ai rien vu de ce qui s'est passé ensuite. De même, j'ignore le motif de la dispute qui a mis Gauzy aux prises avec ses adversaires. Il m'a simplement paru qu'il s'agissait d'une rivalité commerciale.

D'autre part, nous avons vu Mme Gauzy et son beau-frère Marius dans leur magasin d'Ivry, dont l'aspect n'a pas changé depuis les jours tragiques d'avril 1912

— Je me perds en conjectures, nous a dit Mme Gauzy, sur les raisons de cet acte meurtrier. Je ne connaissais aucune liaison à mon mari, qui, le cas échéant, n'eût rien dissimulé à personne, et je ne puis croire à une vengeance anarchiste. Se venger ? Pourquoi ? Antoine Gauzy n'a jamais fait de mal à personne ; il avait trop souffert en prison pour chercher à y envoyer qui que ce fût. Combien de fois ne lui a-t-on pas signalé des gens qui se distinguèrent par leur lâcheté, en cherchant à l'assommer quand on l'arrêta. Il répondait : « Je les méprise trop pour essayer de leur nuire. »

» Quand, mardi soir, il est rentré avec son frère, il m'a dit aussitôt : « J'ai une balle dans le ventre ; j'ai été blessé par un inconnu près du champ de manœuvres ! ». J'ai crié : « Tu t'es donc battu ! Qui est-ce qui a voulu te tuer ? » Il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'on l'avait attaqué à l'improviste. Son frère a pris un taxi-auto et est parti à la recherche d'un médecin. Quand le praticien a su qu'il s'agissait d'un homme blessé au ventre, il a refusé de se déranger, il a ordonné le transfert immédiat à l'hôpital. Le malheur nous poursuit avec un atroce acharnement ! ».

De son côté, Marius Gauzy n'a rien vu du drame. Voici comment il explique sa présence auprès de son frère quelques instants à peine après le meurtre :

— Je travaille comme briqueteur dans un chantier de la rue Jeanne-d'Arc; mon ouvrage se termine à 6 h..30. Ce soir-là, je me suis attardé en compagnie d'un ami, dont je pourrais citer le nom, jusqu'à 7 heures passées. Ensuite, je me suis acheminé vers Ivry lentement, absorbé par la lecture d'un journal. La rue Nationale est mon trajet habituel. En arrivant près de la barrière, j'ai hâté le pas et soudain j'ai aperçu devant moi mon frère qui avançait péniblement. C'est alors que l'avant rejoint j'ai connu ce qui s'était passé. »

On se rappelle que Gauzy avait été condamné à dix-huit mois de prison pour crime, d'association de malfaiteurs par la cour d'assises de la Seine, qui n'avait pas retenu contre le soldeur l'inculpation de complicité dans l'assassinat de M. Jouin. Le jugement étant date du 28 février 1913, Gauzy avait déjà subi à cette époque dix mois de détention qui entraient en décompte du total de sa peine. Il sortit de prison huit mois plus tard et reprit à Ivry son négoce de soldeur. On sait aussi qu'il ne cessa de protester de son innocence et d'affirmer qu'il ignorait le nom de l'hôte sinistre auquel il avait prêté l'abri de son toit. Gauzy, très brun au moment de son incarcération, avait la chevelure presque entièrement blanchie quand il quitta sa cellule de Fresnes. Depuis le soldeur avait, par une habile teinture, réparé le dommage causé et pour se rajeunir, il avait soigneusement émondé son épaisse moustache. Notre photographie le représente sous son plus récent aspect.


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L'article paru dans Le Matin du 4 juin 1914

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

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