entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.


En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1877

Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


 On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914

On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

Le Journal — 4 juin 1914

Antoine Gauzy, le fameux soldeur d'Ivry, chez qui M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, fut tué par Bonnot le 24 avril 1912, a été grièvement blessé d'une balle au ventre dans la soirée de mardi.

Les efforts de l'enquête n'ont pas réussi jusqu'ici à démêler les mobiles d'un attentat que les hésitations, les réticences, tes contradictions des témoins concourent à rendre profondément mystérieux.

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

M. Fauvel courut à l'endroit indiqué. Aux questions du policier, le marchand de vin M. Guignard, répondit qu'aucun drame n'avait eu lieu chez lui ; par contre, M. Fauvel entendit un témoin, le chiffonnier Georges Colson, vingt-cinq ans, qui passait rue Nationale, à la hauteur du bar, quand éclatèrent les coups de feu. Colson affirma que les détonations provenaient bien du débit et que, aussitôt après les avoir entendues, il avait vu trois individus sortir précipitamment de l'établissement Guignard et s'enfuir vers la porte d’Ivry.

Laquelle admettre de ces deux versions contradictoires ? M. Fauvel était perplexe lorsqu'un nouveau coup de téléphone lui apprit qu'à l'hôpital de la Pitié on venait d'admettre Antoine Gauzy, marchand soldeur, 63, rue de Paris, au Petit-Ivry. Le blessé, ajoutait-on, était très dangereusement atteint et on allait pratiquer sur lui l'opération de la laparotomie, après l'avoir endormi au chloroforme. M. Fauvel se rendit à l'hôpital, mais on ne put lui permettre d'approcher, Gauzy, il apprit seulement que celui-ci avait été attaqué rue Nationale, devant le débit Guignard.

Hier matin, le soldeur put enfin s'expliquer.

— Je sortais, dit-il, vers 7 h. 30, de chez M. Guignard, qui est mon fournisseur, quand un individu, dont je ne pourrais fournir aucun signalement, se dressa devant moi et me tira deux balles de revolver presque à bout portant, en s'écriant : « Voilà pour t'apprendre à coucher avec la femme d'un autre ! » Mon agresseur prit immédiatement la fuite, et je rentrai chez moi, à pied. Chemin faisant, j'avais rencontré mon frère Marius, qui demeure avec nous et qui m'a soutenu jusqu'à la maison.

Ce récit concordait mal avec les affirmations du témoin qui avait assisté à la fuite des trois inconnus sitôt après les coups de revolver. De plus, les relations anciennes et notoires de Gauzy avec les milieux anarchistes, son rôle dans l'affaire tristement célèbre des bandits, tout cela ne prêtait-il pas matière à l'hypothèse d'une vengeance ? D'autant que Gauzy paraissait avoir le souci de ne pas désigner son meurtrier et, d'autre part, se déclarait incapable d'expliquer l'allusion que l'homme au revolver lui avait jetée à, la face avant de l'exécuter.

M. Fauvel voulut éclaircir ce mystère. Il interrogea de nouveau le débitant : M. Guignard finit par reconnaître que Gauzy était son ami de longue date; qu'il avait passé, la veille au soir, une demi-heure dans la salle du débit en compagnie d'autres individus, et qu'une querelle avait même éclaté entre le soldeur et ses compagnons.

— Mais, insistait M. Guignard, tous sont sortis ensemble et je n'ai rien vu de ce qui s'est passé ensuite. De même, j'ignore le motif de la dispute qui a mis Gauzy aux prises avec ses adversaires. Il m'a simplement paru qu'il s'agissait d'une rivalité commerciale.

D'autre part, nous avons vu Mme Gauzy et son beau-frère Marius dans leur magasin d'Ivry, dont l'aspect n'a pas changé depuis les jours tragiques d'avril 1912

— Je me perds en conjectures, nous a dit Mme Gauzy, sur les raisons de cet acte meurtrier. Je ne connaissais aucune liaison à mon mari, qui, le cas échéant, n'eût rien dissimulé à personne, et je ne puis croire à une vengeance anarchiste. Se venger ? Pourquoi ? Antoine Gauzy n'a jamais fait de mal à personne ; il avait trop souffert en prison pour chercher à y envoyer qui que ce fût. Combien de fois ne lui a-t-on pas signalé des gens qui se distinguèrent par leur lâcheté, en cherchant à l'assommer quand on l'arrêta. Il répondait : « Je les méprise trop pour essayer de leur nuire. »

» Quand, mardi soir, il est rentré avec son frère, il m'a dit aussitôt : « J'ai une balle dans le ventre ; j'ai été blessé par un inconnu près du champ de manœuvres ! ». J'ai crié : « Tu t'es donc battu ! Qui est-ce qui a voulu te tuer ? » Il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'on l'avait attaqué à l'improviste. Son frère a pris un taxi-auto et est parti à la recherche d'un médecin. Quand le praticien a su qu'il s'agissait d'un homme blessé au ventre, il a refusé de se déranger, il a ordonné le transfert immédiat à l'hôpital. Le malheur nous poursuit avec un atroce acharnement ! ».

De son côté, Marius Gauzy n'a rien vu du drame. Voici comment il explique sa présence auprès de son frère quelques instants à peine après le meurtre :

— Je travaille comme briqueteur dans un chantier de la rue Jeanne-d'Arc; mon ouvrage se termine à 6 h..30. Ce soir-là, je me suis attardé en compagnie d'un ami, dont je pourrais citer le nom, jusqu'à 7 heures passées. Ensuite, je me suis acheminé vers Ivry lentement, absorbé par la lecture d'un journal. La rue Nationale est mon trajet habituel. En arrivant près de la barrière, j'ai hâté le pas et soudain j'ai aperçu devant moi mon frère qui avançait péniblement. C'est alors que l'avant rejoint j'ai connu ce qui s'était passé. »

On se rappelle que Gauzy avait été condamné à dix-huit mois de prison pour crime, d'association de malfaiteurs par la cour d'assises de la Seine, qui n'avait pas retenu contre le soldeur l'inculpation de complicité dans l'assassinat de M. Jouin. Le jugement étant date du 28 février 1913, Gauzy avait déjà subi à cette époque dix mois de détention qui entraient en décompte du total de sa peine. Il sortit de prison huit mois plus tard et reprit à Ivry son négoce de soldeur. On sait aussi qu'il ne cessa de protester de son innocence et d'affirmer qu'il ignorait le nom de l'hôte sinistre auquel il avait prêté l'abri de son toit. Gauzy, très brun au moment de son incarcération, avait la chevelure presque entièrement blanchie quand il quitta sa cellule de Fresnes. Depuis le soldeur avait, par une habile teinture, réparé le dommage causé et pour se rajeunir, il avait soigneusement émondé son épaisse moustache. Notre photographie le représente sous son plus récent aspect.


A lire également

L'article paru dans Le Matin du 4 juin 1914

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

Teaser 4 articles

Ailleurs sur Paris-Treizieme

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

Lire

Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

Lire

Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

Lire

Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934

La nouvelle que M. Luien Monjauvis , député communiste du XIIIè, avait été arrêté devant les usines Panhard, devait provoquer, parmi ses électeurs adhérents au parti communiste ou sympathisants une certaine agitation.

Lire


Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin - 1934

Les bagarres de la cité Jeanne-d’Arc et celles d’AlfortviIle, après celles de Mantes démontrent péremptoirement l’existence par noyautages, d’une organisation frénétique dans la région parisienne.

Lire


Les Amis de « Guibollard » - 1905

Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

Lire


Deux voleurs d'autos arrêtés sur les… toits

Les voleurs d'automobiles jouent de malchance depuis quelques semaines. Traqués, surveillés, dépistés, lorsqu'ils échappent à la police, un accident vient généralement mettre fin à leurs déplorables agissements.

Lire


Rue de l'Amiral-Mouchez une jeune femme est enlevée en taxi par quatre hommes. - 1931

Un entrepreneur de plomberie, de la rue de l'Amiral-Mouchez venait, au début de l'après-midi d'hier, déclarer au commissariat du quartier de la Maison-Blanche que ...

Lire


Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau - 1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

Lire


L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts - 1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

Lire


Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres - Le Journal 28 janvier 1912


Une chasse à l'ours en plein Paris - 1906


On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant - 1911


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930


Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart - 1930


Le crime de la Buttes-aux-Cailles - 1930


Le pénible drame du quartier Croulebarbe - 1929


Une cartomancienne assassine son ami - 1921


L'incendie de la rue des Cordelières - 1895


Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe - 1904


Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière - 1931


Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900


Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme - 1902


Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte