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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l' ancien conseiller municipal qui représenta le 13e à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.


Depuis le lundi 26 août 1935, et dans un premier temps à titre d'essai, la circulation des véhicules s'effectue à sens unique, d'est en ouest, sur chacune des rampes de la voûte dite « Poterne des Peupliers ».


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 L'Escroc des Pauvres - 1903

L'Escroc des Pauvres

Le Petit-Parisien — 28 mai 1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue aussi avait-il sollicité son inscription au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.

Hier, un individu très correct, portant à la boutonnière le ruban de la médaille militaire, se présentait chez le vieillard au nom de la municipalité; il venait au sujet de la demande, affirma-t-il, un supplément d'enquête étant nécessaire, et il lui réclama certains papiers.

Pendant que M. Dion bouleversait tout chez lui pour trouver les pièces réclamées, le faux inspecteur s'emparait des économies du pauvre vieux, une somme de onze francs représentant le maigre gain de sa semaine.

Ce n'est qu'après son départ que le cordonnier a constaté le vol odieux dont il venait d'être victime. Il a été narrer sa mésaventure à M. Pélatan, commissaire de police, qui fait rechercher le malfaiteur. Celui-ci a déjà fait, de la même façon, de nombreuses dupes dans le treizième arrondissement.


 La mort de M. Curie

La mort de M. Curie

Une Cérémonie fort simple. — A la Maison mortuaire. — Le Désespoir de Mme Curie. — Au Cimetière.

Le Petit Parisien — 22 avril 1906

Les obsèques de M. Curie ont été célébrées, hier, avec la plus grande simplicité et sans aucune cérémonie.

Il n'avait pas été envoyé de lettre de faire-part.

Seuls, les élèves et quelques amis personnels de l'illustre chimiste avaient été avisés par lettres manuscrites.

La levée du corps était fixée à trois heures et demie. Un fourgon des pompes funèbres devait venir prendre la dépouille du savant pour la transporter à Sceaux, où aurait lieu l'inhumation.

Dès trois heures arrivèrent à la maison mortuaire, 108, boulevard Kellermann, des professeurs de la Sorbonne et du Collège de France, ainsi que des membres de l'Institut. Tour à tour ils pénétraient dans la petite maison, mais en ressortaient presque aussitôt. MM. Appell, doyen de la faculté des sciences Cheneveau et Debierne, préparateurs de M. Pierre Curie, assistaient la malheureuse veuve.

Marie et Pierre Curie avec leur fille Irène dans le jardin devant leur maison du 108 boulevard Kellermann vers 1903.

Le cercueil, déposé dans la salle à manger transformée en chambre mortuaire, était recouvert d'un drap noir frangé de blanc et de la gerbe de fleurs envoyée par les anciens élevés de l'école de physique et de chimie.

Parmi les personnalités présentes, nous reconnaissons MM. Aristide Briand, ministre de l'Instruction publique ; Poincaré, ministre des Finances, Gaston Doumergue, ministre du Commerce, le général Dessiner, gouverneur militaire de Paris, de Selves, préfet de la Seine Lépine, préfet de police, les professeurs Jeannet, Daguilhon, Moissan, Perrin, etc.

M. et Mme Loubet se sont fait inscrire, ainsi que M. et Mme de Soubeyran de Saint-Prix.

Le fourgon arrive, suivi de quatre voitures de deuil, et Mme Curie, dont le désespoir est vraiment tragique, se place devant la fenêtre par laquelle les employés des pompes funèbres font passer le cercueil.

— Allez doucement murmure la pauvre femme.

Elle monte dans la première voiture, en compagnie de son beau-père, le vénérable docteur Curie. Le funèbre cortège s'ébranle, respectueusement salué par l'assistance. M. Aristide Briand le suit dans son coupé. Au trot, on gagne la porte de Châtillon, par le boulevard Jourdan.

A la porte du cimetière attendaient le maire de Sceaux, M. Château, entouré de ses adjoints, MM. Fontaine et Chapsal, Philippon, commissaire de police, quelques personnalités du monde scientifique, une délégation de l'Association générale des étudiants et cinq étudiants portugais. Quand le fourgon funèbre est arrivé à la grille du cimetière, toutes les personnes présentes se sont découvertes et le cortège s'est acheminé lentement vers la tombe préparée. Le cercueil de M. Pierre Curie a été descendu ; on l'a placé par-dessus celui renfermant les restes de sa mère, et les fossoyeurs ont comblé la fosse béante.

Le matin, on avait exhumé, de la tombe où ils avaient été déposés, les restes de Mme Curie, née Sophie de Pouilly, mère de l'inventeur du radium, morte le 27 septembre 1897. Ils avaient été réunis dans un petit cercueil, pour être déposés à côté du corps de son fils.

A cinq heures, la funèbre cérémonie était terminée.


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