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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Jacques Daviel (1696-1762) fut un célèbre oculiste. Il fut le premier à réussir une opération de la cataracte et a été chirurgien du roi Louis XV. La rue Daviel porte son nom depuis 1894.


4.054 maisons étaient recensées dans le XIIIème arrondissement par le service des contributions indirectes au début des années 1880. Paris, selon ce service, comptait, au total, 82.352 maisons.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 Discussion dangereuse - 1897

Discussion dangereuse.

Le Journal — 20 mars 1897

Réunis dans un débit de vins de l'avenue des Gobelins, une douzaine d'Italiens discutaient politique, hier soir. Calmes d'abord, les discoureurs ne tardèrent pas à s'échauffer, et bientôt plusieurs d'entre eux se levaient de table pour en venir aux mains. Une bagarre générale se produisit et, comme entre Italiens le couteau est facile, deux des combattants tombèrent presque aussitôt dangereusement blessés.

L'arrivée des agents mit fin à la rixe. Tout le monde s'enfuit, sauf Jules Rossi et Etienne Zanelli — les deux blessés — qui ont été transportés à la Pitié.




Enquête publique sur les projets de voiries intéressant les 13e et 14 arrondissements

Le Temps — 5 mars 1863

Une enquête est ouverte, pendant quinze jours consécutifs, à partir d'aujourd'hui, aux mairies des 13e et 14e arrondissements, sur divers projets de voirie intéressant cette partie annexe de la capitale. A l'appui des plans déposés, l'administration a joint une légende explicative, dont nous reproduisons les termes :

Le projet d'ouverture d'une grande voie, sous le nom de boulevard du Transit, dans les 13° et 14e arrondissements, et de diverses voies accessoires se rattachant à cette ligne principale, a déjà été soumis à une enquête aux mairies de ces deux arrondissements. Ce projet a donné lieu à diverses observations s'appliquant notamment à la direction de la grande voie à travers le 13e arrondissement, direction qui a été critiquée comme ne desservant pas suffisamment les centres des diverses agglomérations connues sous les dénominations de la Glacière la Butte-aux-Cailles et la Maison-Blanche.

Plan de Paris 1866 avec les voies nouvelles projetées

Suivant le nouveau tracé aujourd'hui soumis à l'enquête, la ligne d'axe du boulevard projeté part du carrefour des Quatre-Chemins (route d'Orléans), coupe la rue de la Tombe-Issoire à la hauteur de la rue Sarrazin, traverse la rue de la Glacière, à dix mètres de la façade de la maison située à l'angle des rues de la Glacière et de la Santé. Un raccordement est ménagé sur ce point avec la rue du Pot-au-Lait. Le boulevard se dirige ensuite, en ligne droite, vers le carrefour des routes d’Ivry et de Choisy, et vient se raccorder avec la rue ouverte vis à vis de l'église Notre-Dame-de-la-Gare. De ce point, le boulevard continuera ultérieurement dans la même direction pour traverser la Seine, à peu près à mi-distance des ponts de Bercy et Napoléon III.

Dans ce parcours, le boulevard coupe la rue de la Tombe-lssoire vers la rue Sarrazin avec un déblai de 1m,60, et se raccorde avec la première de ces rues par une légère pente de 0m,145. Mais la déclivité de cette voie, dans son état actuel, ne saurait en permettre le raccordement avec les fortifications, et il a fallu y pourvoir par un embranchement partant de la rue de la Tombe-Issoire, et aboutissant sur la route d'Orléans, en face de la station projetée du chemin de fer de ceinture.

Au delà de la rue de la Tombe-Issoire, le boulevard rencontre le chemin de fer de Sceaux. Les nivellements qui font passer la nouvelle voie à 9m,10 au-dessous de ce chemin, nécessitent, en outre, sur ce point, le redressement partiel du chemin des Prêtres.

Au delà de la rue de la Tombe-Issoire, le boulevard descend, par une pente de 0m,025, vers la rue de la Glacière, qu'il coupe à niveau, traverse la vallée, de la Bièvre sur un viaduc, et coupe la rue de l'Espérance, avec un remblai de 0m,33 seulement.

De ce dernier point, jusqu'à l'extrémité de la partie du projet mise à l'enquête, la nouvelle voie ne présente que des pentes inférieures à 0 mètre 0,25, franchit toutes les rues qu'elle rencontre à leur niveau actuel, sauf la rue du Moulin-des-Prés, qui ne se prête à aucun raccordement, et sur laquelle un pont devra être construit.

Pour compléter le réseau des communications aux abords des deux moulins, il a paru convenable de prolonger la rue Nationale vers la porte d'Ivry, afin de donner à ce quartier une communication plus directe avec la route d'Ivry et le Petit-Ivry. La grande voie dont nous venons d'indiquer le tracé, est destinée à être prolongée ultérieurement, pour traverser la Seine à équidistance des deux ponts de Bercy et Napoléon III.

Le plan soumis à l'enquête comprend, outre le tracé du nouveau boulevard :

1° L'ouverture d'une voie de vingt mètres de largeur, partant du point de rencontre du boulevard projeté avec la rue de la Tombe-Issoire, et aboutissant à la route d'Orléans, en face de la station projetée sur ce point du chemin de fer de ceinture ;

2° Le redressement d'une partie du Chemin-des-Prêtres ;

3° Le redressement de la rue du Pot-au-Lait, à partir du carrefour formé par les rues de la Santé, de la Glacière et le nouveau boulevard ;

4° Le prolongement de la rue Nationale, entre la place du même nom et la porte d'Ivry;

5° Enfin, le prolongement de la rue de la Croix-Rouge jusqu'à sa rencontre avec la grande voie transversale.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (Le Figaro - 19 aout 1867)

La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.(1868)

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Un mari meurtier - 1903

Un employé la recette principale des postes, Pierre Jamais, âgé de quarante-huit ans, demeurant 19, rue Croulebarbe, avait de fréquentes querelles avec sa femme, de dix ans plus jeune que lui.

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Lu dans la presse...

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C'est maintenant le lieu d’une catastrophe douloureuse qui compte cinq morts, qui aurait pu tuer plus de personnes encore, si, par un malheureux hasard elle s'était produite, une heure plus tôt. (1925)

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M. Justin Rochet, l'architecte chargé des travaux, nous explique dans quelles conditions sera construit le nouvel établissement... (1906)

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L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête. (1923)

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Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

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