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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.


La Butte-aux-Cailles culmine à 60 mètres au dessus du niveau de la mer tandis que le point le plus haut du reste du quartier Maison Blanche n'est qu'à 53 mètres.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 L'Escroc des Pauvres - 1903

L'Escroc des Pauvres

Le Petit-Parisien — 28 mai 1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue aussi avait-il sollicité son inscription au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.

Hier, un individu très correct, portant à la boutonnière le ruban de la médaille militaire, se présentait chez le vieillard au nom de la municipalité; il venait au sujet de la demande, affirma-t-il, un supplément d'enquête étant nécessaire, et il lui réclama certains papiers.

Pendant que M. Dion bouleversait tout chez lui pour trouver les pièces réclamées, le faux inspecteur s'emparait des économies du pauvre vieux, une somme de onze francs représentant le maigre gain de sa semaine.

Ce n'est qu'après son départ que le cordonnier a constaté le vol odieux dont il venait d'être victime. Il a été narrer sa mésaventure à M. Pélatan, commissaire de police, qui fait rechercher le malfaiteur. Celui-ci a déjà fait, de la même façon, de nombreuses dupes dans le treizième arrondissement.


 Les anciens boulevards extérieurs de la rive gauche - 1863

Travaux parisiens

Le Siècle — 28 mai 1863

Les anciens boulevards extérieurs de la rive gauche sont, depuis plusieurs mois, l'objet de travaux analogues à ceux qui ont été entrepris sur les boulevards de la rive droite. Ces travaux ont trait à la zone comprise entre le pont de Bercy et la place de l'ex-barrière d'Enfer.

Dans la fraction qui avoisine le fleuve, on a, selon le mode adopté pour la plupart des boulevards extérieurs de la rive droite, pratiqué dans le milieu un promenoir garni de plantations nouvelles, et sur les côtés, deux chaussées confinant aux trottoirs dépourvus d'arbres ; mais un autre système a été adopté pour la partie comprise entre la place d'Italie et celle de l'ex-barrière d'Enfer, dont il fallait conserver, autant que possible, les admirables ombrages.

Boulevard Saint-Jacques, vers le boulevard d'Italie. Paris (XIII-XIVème arr.), 1877-1878. Photographie de Charles Marville (1813-1879). Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

En effet, sur cette partie de l'ancienne ceinture de Paris, existaient deux boulevards parallèles. L’un extérieur et, l'autre intra-muros, et qui n'étaient séparés que par le mur d'octroi, de sorte que la suppression de cette muraille réunit, sur une longueur de plusieurs kilomètres, sept rangées d'arbres qui formaient une des plus splendides avenues qu'il fût possible de voir, sauf toutefois les questions de niveau et d'alignement.

Détail de l'image ci-dessus avec vue sur la Butte-aux-Cailles

Pour toucher le moins possible à ces ombrages du dernier siècle, on a coupé la voie de telle sorte qu'outre le promenoir central, on a laissé entre chaque chaussée et le trottoir une contre-allée ; malheureusement, il n'y a que la contre-allée du nord et trois des rangées d'arbres du milieu qui soient formées d'anciennes plantations ; l'alignement réglementaire a fait abattre les autres, qui sont remplacés par de jeunes sujets.

Quoi qu'il en soit, ces boulevards forment, avec celui de l'Hôpital et les avenues de Choisy et de Fontainebleau, cinq magnifiques rayons partant, de la place d'Italie, et dont l'aspect ne manque pas de séduire les étrangers qu'y attire le voisinage des Gobelins. Mais si poussé par la curiosité, quelqu’un de ces visiteurs s’engage dans une des voies adjacentes, que de désillusion !

Panorama vu du chemin des Peupliers vers le sud. On distingue la mairie du Kremlin-Bicêtre et les bâtiments de l'hôpital

Il est vrai que du haut de la Butte-aux-Cailles, il percevra les vertes prairies de la Bièvre, les peupliers de Gentilly et l’ancien château de Bicêtre ; mais quels chemins ardus, quels sentiers tortueux, que de fondrières impraticables dans ce pittoresque paysage ! Il importe donc que le réseau de voies nouvelles dont nous avons donnés le croquis il y a quelques mois ne se fasse pas trop longtemps attendre.

À gauche de l’avenue de Fontainebleau s’étendent des voies moins défectueuses, mais il serait urgent, pour la bonne tenue du quartier, d’en faire disparaître certains abus qui, certes, ne seraient pas tolérés ailleurs ; ainsi, dans la rue Neuve par exemple, il existe entre les numéros 6 et 10, une lacune que nulle clôture ne sépare de la voie publique, de sorte que cet endroit est un réceptacle d’immondices. Ne pourrait-on pas exiger au moins que ce retrait fut clos de planches ?


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Lu dans la presse...

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