Dans la presse...

 Mort de M. Ernest Rousselle - 1896

Mort de M. Ernest Rousselle

Le Gaulois ― 16 mai 1896

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville.

Ernest Rousselle (1836-1896)

M. Rousselle appartenait à la fraction radicale socialiste du conseil c'était un des plus fougueux laïcisateurs de la défunte assemblée : la religion et ses ministres, les Sœurs l'ont toujours trouvé impitoyable. Protecteur acharné de Robin et de son extraordinaire système d'éducation, il plaida sa défense avec un enthousiasme digne d'une meilleure cause.

A deux reprises président du conseil municipal, il descendit la première fois de son siège à la suite d'une fâcheuse mésaventure qu'il eut avec la préfecture de police à propos de sa voiture qu'un gardien de la paix avait arrêtée au coin de la rue Richelieu un jour de mardi gras. M. Rousselle ne put se consoler de l'atteinte ainsi portée au prestige du landau présidentiel et sa déconvenue est restée légendaire.

Élu conseiller municipal pour la première fois en 1881, il n'avait cessé de représenter depuis le quartier de la Maison-Blanche, et ses électeurs venaient de lui confirmer à nouveau son mandat.

M. Rousselle a été également président du conseil général ; il avait été élu pour la seconde fois président du conseil municipal en 1895 et se trouvait encore en fonctions, le nouveau conseil ne s'étant pas encore réuni pour procéder au choix du nouveau président.

Il était âgé de soixante ans.



Vu dans la presse...

Les habitants du passage Moret vont être « clos et couverts »

Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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Un propriétaire avait vendu 100 francs son immeuble à ses locataires

Dans le populeux quartier des Gobelins, il est un groupe de gens à qui l'on a mis le bonheur — bonheur relatif, d'ailleurs — à portée de la main, et qui se disputent au lieu de le cueillir sagement. Ces gens demeurent sous le même toit, 9, passage Moret, voie vétuste qui semble être restée dans le même état qu'au temps des mousquetaires. (1926)

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La Ville de Paris osera-t-elle jeter à la rue les locataires du passage Moret ?

La Ville de Paris, qui loue pour rien les luxueux pavillons du Bois de Boulogne aux jouisseurs et aux parasites, veut expulser de malheureux travailleurs de logements peu confortables certes, mais pour lesquels ils paient un lourd loyer. (1927)

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La Ville de Paris est parvenue à faire expulser les locataires

Les locataires n'étaient pas plutôt dans la rue que des démolisseurs se mettaient à l'ouvrage pour le compte d'un garage Renault qui fait procéder à des agrandissements.
Ainsi les limousines des exploiteurs seront à l'abri et les locataires logeront où et comme ils pourront. (1927)

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Saviez-vous que... ?

Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.

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L'actuelle mairie du XIIIème a été construite en 1866 et 1877 (avec une interruption entre 1870 et 1871) sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte. Auparavant, elle était installée dans un des anciens pavillons Ledoux.

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Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.

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C'est en 1868 que la voie latérale au chemin de fer de ceinture entre le chemoin de fer d'Orléans et la rue de Patay reçut le nom de rue Regnault afin d'honorer le baron Jean-Baptiste Regnault, peintre (1753-1829).

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Le carrefour Italie-Tolbiac dans les années 30