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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Tentative d’assassinat

1903

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

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Quartier de la Salpêtrière

Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

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Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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Boulevard Kellermann

Singulière aventure

1877

Vers deux heures du matin, boulevard Kellermann, entre la poterne de Bicêtre et celle des Peupliers, on a trouvé la voiture de remise 9490, à deux places, non attelée, et avec ses brancards cassés. Dans le coffre se trouvaient deux musettes remplies d’avoine et un chapeau de paille.

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rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

1879

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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Le pénible drame du quartier Croulebarbe - 1929

Le pénible drame du quartier Croulebarbe

Paris-Soir — 11 janvier 1929

Mme Noirot refusait de faire le ménage et de soigner ses enfants

Lamentable drame que celui qui jeta, hier soir, l'émoi dans le populeux quartier Croulebarbe.

Là, dans une coquette cité ouvrière qui ne compte pas moins de 2.170 habitants (*), étaient venus se fixer, il y a quelques années, M. et Mme Noirot et leurs trois enfants âgés respectivement de huit, sept et cinq ans.

Vue du 137 boulevard de l'Hôpital où habitaient les époux Noirot. Paris-Soir aurait donc dû titrer "Le pénible drame du quartier de la Salpétrière".

Lui, âgé de 28 ans, exerce la profession de gazier. Très sobre, sérieux, excellent ouvrier, il adorait sa femme et ses enfants.

Elle, d'un an plus jeune, passait pour frivole et s'adonnait, dit-on, à la boisson. Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait pris en horreur l'appartement, cependant coquet, qu'ils habitaient au sixième étage. À peine son mari était-il parti qu'à non tour elle descendait pour aller pérorer chez des voisines ou passer la journée chez ses parents, rue du Château-des-Rentiers.

Négligeant, les soins les plus élémentaires de son ménage, elle se refusait même à préparer les repas de son mari, malgré les objurgations de celui-ci.

— Souvent, nous a confié une voisine, elle était encore chez nous, à causer, à 8 heures du soir, sans rien de prêt chez elle. Alice, lui disions-nous, monte faire ta soupe : ton mari va rentrer.

— J'm'en moque, répondait-elle.

Toute patience a des bornes.

Hier, rentrant, vers 8 h. 30 de son travail, M. Noirot trouva sa femme en conversation avec des voisines et lui adressa des reproches.

La discussion reprit sans doute dans l'appartement, plus violente encore, car quelques instants plus tard, M. Noirot, hagard, se présentait chez le concierge :

— Montez vite, lui dit-il, en lui tendant sa clef. Je viens de tirer sur ma femme et vais me constituer prisonnier au poste de la rue Rubens.

En hâte, le concierge monta et découvrit la victime agenouillée au pied de son lit et perdant son sang en abondance.

Près d'elle, son plus jeune fils pleurait.

La victime, qui a reçu deux balles dans le flanc droit, fut aussitôt transportée à l'hôpital de la Pitié, où l'on considère que ses blessures, quoique graves, ne mettent pas ses jours en danger.

Ce que dit le meurtrier

Durant ce temps, M. Noirot se rendait effectivement au poste et, en pleurant, déclarait :

— Arrêtez-moi, je viens de tirer sur ma femme. Vingt fois déjà j'ai failli faire ce geste mais, ce soir, c'en était trop, j'ai perdu la tête.

» Voilà, dix ans que je suis marié et que ma femme se refuse obstinément aux soins du ménage. Jamais même elle n'a voulu s'occuper de ses enfants et, pour s’en débarrasser, elle les a, contre mon gré, placés chez ses parents.

» Je regrette mon geste, car j'adore ma femme, mais j'étais vraiment à bout de force et de patience. »

Dans l'entourage de M. Noirot, on se montre pour lui plein de sympathie :

— Cela devait arriver, tôt ou tard, nous disent les voisins, car sa femme, qu'il adorait cependant, lui faisait une vie impossible. Songez que cet homme, rentrant de son travail, devait lui-même faire la cuisine, soigner les enfants, cirer même le parquet, il a vraiment été patient et son geste, pour brutal qu'il soit, est presque excusable.

Les trois enfants du malheureux couple ont été confiés à la garde de leurs grands-parents en attendant que la police ait terminé son enquête sur ce pénible drame.


(*) Le couple formé par Henri et Alice Noirot habitait 137 boulevard de l'Hopital qui n'est pas dans le quartier Croulebarbe mais dans celui de la Salpétrière. Paris-Soir se trompe donc. La coquette cité ouvrière dont il est ici question est le groupe d’HBM construits entre 1922 et 1926 par J. Charlet et F. Perrin.
En rapportant les mêmes faits, le Petit-Parisien soulignait que les témoignages des voisins étaient favorables au gazier. (NdE)

À lire également...

Les étrangleurs des Gobelins - Trois arrestations

1895

Avant-hier soir, à dix heures et demie, un nommé Pierre Gustave, livreur dans un magasin du quai d'Orsay, traversait la place Jeanne d'Arc pour rentrer chez lui, lorsqu'il fut assailli par deux individus qui lui jetèrentune corde autour du cou.

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Fiançailles d'Apaches

1904

La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

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Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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rue du Pot-au-Lait

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait

1895

Dans le fond du quartier de la Glacière, rue du Pot-au-Lait, à l’angle de la rue Robine, M. Fauvel établissait, il y a un an, une grande fabrique de bûches résineuses, occupant une douzaine d’ouvriers.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était inondé.

*
*     *

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

*
*     *

Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
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  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
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  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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