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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

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Boulevard de la Gare

Un coup raté

1891

L'avant-dernière nuit, vers trois heures du matin, une veuve Bricot, qui tient un garni 112, boulevard de la Gare, entendait tout à coup des cris provenant d'une chambre inoccupée de l'hôtel.

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M. Perruche, commissaire

L’ara et le chiffonnier

1896

Une fruitière de la rue Dolomieu, Mme V..., était hier en proie à la plus profonde désolation. On lui avait volé son Jacquot, un magnifique ara multicolore et plus qu’octogénaire, que lui avaient pieusement légué ses grands-parents.

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Boulevard Kellermann

Maison inondée

1903

Un mécanicien demeurant au rez-de-chaussée, dans une maison de la rue du Moulin-de-la-Pointe, nommé Michel Leroy, dormait tranquillement aux côtés de son épouse, lorsque...

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914

Scène tragique rue Philippe-de-Champaigne

Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide

Le Petit Parisien — 19 février 1914

Les drames de la jalousie ses succèdent depuis quelque temps, avec une fréquence déconcertante. Hier encore, un amant a voulu tuer sa maitresse. Il n'a réussi qu'à la blesser, mais la croyant morte, il s’est suicidé auprès d'elle.

Les malheurs d'Henri Lecoin

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

C'était un employé laborieux, dévoué, scrupuleux, bref un modèle. Ses patrons ne tarissaient pas d'éloges sur sa personne et se reposaient entièrement sur sa probité. L'an dernier, un malheur fondit soudain sur lui.

A quinze ans, il s'était mis en ménage avec une jeune fille, plus jeune que lui d'un an et demi il avait régularisé plus tard sa situation en l'épousant. Or, en avril, sa femme, qu'il adorait, fut emportée par une maladie foudroyante. Cette perte faillit enlever la raison à Henri Lecoin.

Pour essayer d'oublier celle dont il s'efforçait vainement de chasser le souvenir, le caissier se mit à boire, et, petit à petit, contracta des habitudes d'intempérance qui bientôt l'amenèrent à négliger son travail. Six mois après la mort de sa compagne, le hasard mit sur son chemin une amie d'enfance de la défunte, Angèle Boulet, de cinq années plus âgée que le caissier. Cette femme, originaire d'Amiens, demeurant, rue du Faubourg-Saint-Antoine, venait récemment de perdre son mari, M. Meylemans.

Lecoin crut trouver en elle une âme sœur.

Il se trompait malheureusement ! De caractère plutôt volage, Angèle était connue dans un certain milieu sous le sobriquet de Lulu. Cette liaison ne fut pas assez sérieuse pour ramener Lecoin dans la bonne voie. Il en arriva même à se rendre coupable de légères malversations et, en raison du relâchement de sa conduite, son patron se vit contraint de le congédier le 31 janvier dernier. Il lui accordait une indemnité d'un mois de traitement.

Se rappelant alors son existence heureuse de jadis, le caissier chercha une autre situation et ne la trouva pas. Cette fois, son esprit déjà désemparé sombra dans le désespoir.

La dernière nuit

Avant-hier soir, il dina avec sa maîtresse, puis tous deux se rendirent dans un hôtel, 8, rue Philippe-de-Champaigne, où ils louèrent, au second étage, la-chambre numéro 21. Lui, s'inscrivit sous le nom de Henri Lecointre, employé de commerce, 62, boulevard de la Gare ; elle, sous celui de Lucienne Boulet, âgée de trente-trois ans, demeurant, 234 faubourg Saint-Antoine. Hier, vers midi et demi, le patron et le garçon de l'hôtel étaient occupés à la cave, quand ils perçurent trois détonations successives. Ils remontèrent précipitamment et furent guidés jusqu'à la porte de la chambre n° 21 par des râles et des gémissements. Dès que l'huis fut ouvert, un spectacle horrible s'offrit à leurs yeux. Lecoin gisait sur la descente de lit, le visage rouge de sang. Son corps se convulsait sous les soubresauts des affres de l'agonie. Il avait la tempe droite trouée d'une balle et tenait encore, dans la main gauche, un browning entièrement chargé.

Sur le lit, se lamentait sa compagne, le visage également ensanglanté. Un second revolver était à côté d'elle trois cartouches étaient brûlées.

La blessée avait reçu deux balles l'une s'était logée dans le bras droit, l'autre avait traversé la lèvre supérieure et fracturé le maxillaire. Elle fut transportée aussitôt à l'hôpital de la Pitié, où elle raconta, à M. Yendt, commissaire du quartier, le drame rapide qui venait de se dérouler.

L'explication du drame

Comme son amant sollicitait un nouveau rendez-vous pour le soir même et qu'elle refusait de s'y rendre, Lecoin avait été pris d'un fol accès de jalousie et avait sorti de sa poche deux revolvers.

Se servant de celui qu'il tenait de la main droite, il avait tiré, sans mot dire, sur la pauvre fille. La croyant morte, il s'était logé une balle dans la tête, toujours avec la même arme.

L'état d'Angèle Boulet parait sans gravité ; quant au caissier, il n'a pas tardé à succomber, sans avoir repris connaissance.

Le malheureux n'avait plus que quelques francs pour toute fortune. La mère du désespéré, demeurant, 19, rue des Ursins, a été prévenue avec les plus grands ménagements, dans la soirée, par M. Yendt.

À lire également...

Champion de boxe

1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

L'homme qui, la veille, avait étranglé, cité Jeanne-d'Arc, le journalier Jean Guérineau, a consenti à dévoiler enfin son identité.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Vandrezanne

1888

La nuit dernière, vers deux heures, de grands cris : « Au secours ! à l'assassin ! » attirèrent des gardiens de la paix devant un hôtel situé rue Vandrezanne, où gisait à terre, baigné dans son sang, un individu qui avait reçu trois coups de couteau à la tête.

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Panique aux Gobelins

Une rue qui s'effondre

1895

On se souvient qu'il y a trois ans environ, au moment où une voiture de la Compagnie des tramway-Sud venait de dépasser l'entrée de la rue de Gentilly sur l'avenue des Gobelins, une large crevasse s'ouvrit dans la chaussée par suite de l'effondrement d'une partie du pavé dans les catacombes qui sillonnent en dessous des treizième et quatorzième arrondissements.
Semblable accident s'est produit hier dans la rue Coypel.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.

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La gare de Paris-Gobelins a été mise en service le 15 mai 1903. Elle le demeura jusqu'en 1991. Son ouverture eut pour effet de doter Paris d'une nouvelle porte car il y avait encore un octroi à Paris et la gare des Gobelins était un point d'entrée et de sortie.

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Selon Henri Sauval, avocat au Parlement (1623-1676), auteur de « Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris » dont une édition parue en 1724 est facilement accessible, le faubourg Saint-Marceau de composait de quatre quartiers : Mallemaison, Copeaux, Reculettes et Fosse-aux-larrons, autrement dit la potence, aboutissant par en haut à la chaussée de Vitry et par le bas au sentiers des Tripes. Sauval précise que dans la fosse-aux-larrons, il y avait un lieu-dit « Les Tripes ».
Il y eut un chemin puis une rue de la Tripière dans le 13e jusqu’en 1872 au moins, voie qui fut ensuite confondue avec la rue du Gaz.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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