Faits divers

 L’affaire de la rue Robine - 1893

L’affaire de la rue Robine

Entre femmes

Le Matin — 1er août 1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

La femme Lhortie, âgée de trente-deux ans, mère de quatre enfants et dont le mari exerce la profession de maître maçon, se rendait chez son marchand de lait, un litre en verre à la main, quand le hasard la mit tout â coup en présence de la veuve Girard, âgée de vingt-huit ans, cartonnière, demeurant rue du Pot-au-Lait, qui entretient depuis longtemps des relations avec le maître maçon

La femme Lhortie invectiva la veuve Girard et lui reprocha de recevoir son mari. Cette dernière, à court d’arguments, s’écria :

— Parfaitement qu’il vient chez moi, et ce n’est pas toi qui l’empêcheras.

À ces mots la femme Lhortie se précipitait sur sa rivale et lui assénait sur la tête au coup de la bouteille qu’elle tenait et qui se brisa.

La veuve Gérard, à moitié étourdie et aveuglée par le sang, essaya de s’enfuir ; mais avant que les témoins de cette scène aient eu le temps d’intervenir, la femme Lhortie la saisissait par les cheveux, la renversait sur le sol et lui labourait le visage avec le goulot qui lui était resté dans la main.

On sépara les combattantes et l’on transporta dans une pharmacie la femme Gérard, qui, après avoir reçu des soins, a été conduite à l'hôpital Cochin.

Pendant ce temps, des gardiens de la paix conduisaient la femme Lhortie au commissariat de M. Perruche, qui, après interrogatoire, l’a laissée en liberté provisoire en raison de ses charges de famille.

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Quartier Croulebarbe

Perquisition dans une pharmacie

1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme

1902

Un drame sanglant s'est déroulé hier soir, vers huit heures et demie, au n°204 de la rue de Tolbiac.
M. André Gastin, âgé de quarante-cinq ans, établi marchand de vins à cette adresse, avait cessé son commerce le mois dernier, mais il continuait d'habiter le rez-de-chaussée de l'immeuble.

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Entre chiffonniers

1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder...

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Boulevard Kellermann

Singulière aventure

1877

Vers deux heures du matin, boulevard Kellermann, entre la poterne de Bicêtre et celle des Peupliers, on a trouvé la voiture de remise 9490, à deux places, non attelée, et avec ses brancards cassés. Dans le coffre se trouvaient deux musettes remplies d’avoine et un chapeau de paille.

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Saviez-vous que... ?

En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulebard Blanqui

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En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulebard Blanqui

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La Butte-aux-Cailles culmine à 60 mètres au dessus du niveau de la mer tandis que le point le plus haut du reste du quartier Maison Blanche n'est qu'à 53 mètres.

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Le 25 janvier 1892, 24 vaches et 3 juments étaient en vente à la suite d’une décision judiciaire au 22 de la rue Corvisart. Il y avait certainement un nourrisseur à cette adresse. En tout cas, en 1921, c’était plutôt une mégisserie.

L'image du jour

La folie Neubourg sur le boulevard Auguste Blanqui, déjà en partie démolie.