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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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Au bal de l’Alcazar d’Italie

Bataille rangée

1896

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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Un Homme étranglé par un Inconnu - 1907

Le crime de la Cité Jeanne-d’Arc

Un homme étranglé par un Inconnu

L'Assassin se constitue Prisonnier. ― Il raconte les Circonstances de son Forfait, mais refuse obstinément de faire connaître son Identité. ― Probablement a-t-il de sérieuses Raisons pour cela.

Le Petit-Parisien — 8 avril 1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait :

Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

Le sous-brigadier crut tout d'abord avoir affaire à un fou. L'individu, qui venait spontanément s'accuser ainsi donnait, effectivement, des signes d'une extrême exaltation. Il était d'une taille au-dessus de la moyenne et paraissait âgé de quarante ans environ. Ses vêtements en loques et sa barbe rousse hirsute décelaient son complet dénuement.

La Cité Jeanne d'Arc. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

LE MYSTÉRIEUX J. H.

Conduit par devant M. Yendt, commissaire du quartier de la Salpêtrière assurant l'intérim du quartier de la Gare, l'homme renouvela ses déclarations et les précisa :

Je flânais, ce matin, le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, mais qui bientôt me dit être un journalier du nom de Jean Guérineau, âgé de quarante-neuf ans, lia conversation avec moi. Il m'offrit à boire et à déjeuner. Vers trois heures et demie de l'après-midi, il me proposa de le suivre chez lui. Je ne pouvais deviner ses projets. Quand Guérineau eut refermé la porte de son logement, il me fit des propositions qui me déplurent. Je le lui dis. Comme il insistait, je me fâchai. Une violente discussion s'ensuivit. Fou de colère, je saisis à un certain moment mon compagnon et je l'étranglai avec un foulard.

C'est en vain que M. Yendt questionna l'individu sur son identité. Il se borna à répondre :

N'insistez pas, ce n'est pas la peine. Mon nom, je ne le révélerai à personne. Quant aux circonstances du drame, je ne puis vous en dire davantage. Lorsque je me trouverai devant le juge d'instruction, peut-être serais-je plus loquace.

A un inspecteur du commissariat qui, peu après, le questionnait, le mystérieux individu répondit :

Afin de vous satisfaire, je vais vous apprendre que je m'appelle J. H… Maintenant, j'espère que vous me laisserez tranquille.

A LA CITÉ JEANNE-D'ARC

Guidés par l'étrange personnage, le commissaire et ses agents se rendirent, vers cinq heures et demie, à la cité Jeanne-d'Arc. Situé entre la rue du même nom et la rue Nationale, le pâté d'immeubles de six étages qui compose la cité, occupe une superficie de 3.000 mètres carrés environ et ne comprend pas moins de 1.800 logements, tous habités par des ouvriers et surtout par des chiffonniers. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

TUÉ SUR SON LIT

— C'est là, fit J. H...,  indiquant à M. Yendt la porte de l'immeuble portant le n° 1. Par l'escalier C, on monta au troisième étage. La porte de la chambre de Guérineau était fermée.

C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier. Je ne sais pas ce que j'ai fait de la clef.

D'un vigoureux coup d'épaule, un agent enfonça l'huis.

Le commissaire et ses agents ayant pénétré dans la chambre, constatèrent que l'inconnu avait dit la vérité. Le cadavre de Guérineau gisait, en effet, sur un lit de fer qui se trouvait à gauche de la pièce. Le malheureux journalier était encore chaud. Sa tête avait été placée entre deux barreaux du lit auxquels elle avait été attachée par le foulard qui lui serrait le cou. C'est avec ce foulard, une bande de coton noir à raies Manches, longue de quatre-vingt-quinze centimètres et large de trente que l'assassin avait commis son crime. Guérineau était nu-pieds, les vêtements en désordre. Sa jambe droite était allongée, la gauche repliée. Les mains à la hauteur du cou indiquaient encore son ultime geste de défense.

Dans la chambre, sommairement meublée d'un buffet, de quelques chaises et d'un poêle, tout paraissait en ordre. Le corps de Guérineau ne portait, d'autre part, aucune trace de violences.

De ces constatations, il semble résulter que le journalier, qui était doué d'une force peu commune, aurait pu se défendre s'il n'avait pas été surpris par l'attaque de son agresseur.

LA VICTIME

Une voiture des pompes funèbres vint, à ce moment, enlever le corps et le transporter à la morgue, où il sera soumis à l'autopsie.

Jean Guérineau appartient à une honorable famille, mais son inconduite en avait fait un dévoyé.

Un de ses frères, qui exploite un commerce, boulevard Sébastopol, lui venait en aide fréquemment, quand il se trouvait dans le besoin.

Il logeait, depuis trois ans, cité Jeanne-d'Arc et payait 2 fr. 25 de loyer par semaine. Aux Halles, où il s'astreignait à des corvées depuis un an, il avait fait la connaissance d'un sieur Eugène Cadine qui, depuis quelques mois, partageait son logis. Les deux hommes étaient très liés. Ils sortaient à la même heure le matin, pour se rendre au travail, et le soir, le gardien de la cité, M. Louis Perroudon, les voyait rentrer ensemble.

Il y a trois semaines, Cadine tomba malade. On le conduisit à l'hôpital Cochin. Son ami parut en éprouver un très vif chagrin. Guérineau était célibataire.

LE MEURTRIER

Après avoir procédé à la reconstitution du drame, dans la mesure où le mystérieux meurtrier voulut bien s'y prêter, M. Yendt le fit ramener à son commissariat et lui posa de nouvelles questions. Peine inutile. Le prisonnier se borna à répondre :

— Je ne sais plus, je ne me rappelle rien.

Dans la soirée, il est parti pour le dépôt. L'attitude que cet individu a observée laisse croire qu'il a déjà eu des démêlés avec la justice. Quel intérêt aurait-il, sans cela, à mettre tant d'énergie et de ténacité à cacher son nom ?

A-t-il la conscience chargée de quelque forfait plus horrible que celui qu'il commit, hier, cité Jeanne-d'Arc ?

Son mutisme autorise toutes les hypothèses.


A lire également

L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

Le procès

À lire également...

Une arrestation mouvementée

1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°6

1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

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Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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*     *

Le Théâtre Saint-Marcel situé 31 rue Pascal, bâti en 1838 dans le douzième arrondissement de l'époque, donnait essentiellement des drames, des comédies et des vaudevilles de l'ancien répertoire.

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*     *

Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.

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*     *

C’est le mardi 11 juin 1946 que la ligne d’autobus n° 67, Place de Rungis-Place Pigalle, était mise en service. Les principaux points desservis étaient : Place d'Italie, Boulevard de l’Hôpital, Place Jussieu, Hôtel-de-Ville. Châtelet, Louvre, Grands Boulevards, carrefour de Châteaudun.
En mars 1951, le terminus de la ligne fut reporté de la place de Rungis à la porte de Gentilly.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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