Faits divers

 Rixe - 1899

Rixe.

La Justice — 9 juillet 1899

Une vingtaine d'habitants de la cité Jeanne-d'Arc, qui nourrissaient depuis quelque temps des projets de vengeance contre des locataires de la cité Doré, rencontraient quelques-uns de ceux-ci place Pinel et les provoquaient.

La place Pinel

Soudain accoururent des camarades de la cité Doré, qui, armés de revolver, liront feu sur leurs adversaires ; ceux-ci répondirent de la même façon et une vraie bataille s'engagea.

Les combattants, en ces sortes de rencontres, ont soin, de s'espacer, et, s'ils se manquent, il y a toujours des passants qui reçoivent des projectiles.

C'est ainsi que M. Léon Houtin, âgé de trente-trois ans, demeurant rué du Chevaleret, et M. Pascal Lelong, âgé de quarante ans, qui passaient à ce moment, furent blessés, le premier à la cuisse, le second à la tête ; ce dernier, atteint très légèrement, a pu regagner son domicile. Quant à M. Houtin, il a été transporté à l'hôpital de la Pitié.

Trois agents en civil accoururent au bruit de la bataille et se lancèrent à la poursuite d'un nommé Louis Thiriot, âgé de vingt ans, faisant partie du camp de la filé Doré ; ils purent l'arrêter, mais ils furent bientôt rejoints par les combattants de la cité Jeanne- d'Arc, qui se ruèrent sur Thiriot, le frappant à coups de tête, de poing et de pied. Les agents s’efforçaient vainement de protéger leur prisonnier.

Enfin, arrivèrent deux gardiens en tenue du poste-vigie du boulevard de la Gare.

À leur vue les agresseurs s'enfuirent,

Thiriot a été conduit chez M. Rocher, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.


A lire également

Les récits (peu fiables) des mêmes faits par :

- Le Petit Parisien : Une bagarre Place Pinel - 1899

- Le Matin : Rixe - 1899

À lire également...

Mystérieuse affaire

1887

M. Combes, ancien conseiller municipal, dirige une institution de jeunes gens, rue Croulebarbe.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Michal

1904

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

...


Place d'Italie

La mère aux joujoux

1894

Une scène très amusante avait rassemblé un millier de personnes, hier soir, à la fête de la place d'Italie.

...


rue Damesme

Odieuse agression

1891

Un commerçant de Gentilly, M. Jodeau, reconduisait hier soir, vers minuit, un de ses amis, nommé Ernest Gilet ; lorsqu'en arrivant au coin de la rue Damesme et de l'avenue d'Italie... (sic)

...

Saviez-vous que... ?

Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était en 1895.

*
*     *

En 1892, Mesdemoiselles Dufrène, disposant de hautes références, donnaient des leçons d'italien au 27 de l'avenue des Gobelins.

*
*     *

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

*
*     *

La rue Fagon est l’ancienne rue de la Barrière des Gobelins. Elle a reçu son nom par arrêté du Préfet de la Seine en date du 26 février 1867. Guy-Crescent Fagon, né le 11 mai 1638 à Paris, où il est mort le 11 mars 1718, fut le premier médecin du roi de 1693 à la mort de Louis XIV. Il développa le Jardin royal des plantes médicinales ou « Jardin du roi », futur Jardin des Plantes.

L'image du jour

Boulevard de l'Hôpital - A gauche, une des entrées du marché aux chevaux