logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

...


Quartier de la Gare

Le drame de la rue de Patay

1892

Hier après-midi, un homme d'une quarantaine d'années s'affaissait sur le trottoir de l'avenue d'Ivry.

...


Rue du Moulin-des-Prés

La fin d'un Ivrogne

1903

Des agents trouvaient hier matin rue du Moulin-des-Prés, au-dessous du pont de la rue de Tolbiac, le corps d'un homme âgé d'une vingtaine d'années qui gisait sans connaissance au milieu d'une mare de sang. Ils le transportèrent aussitôt au poste central du treizième arrondissement, où le malheureux expira peu de temps après sans avoir repris connaissance.

...


rue Wurtz

Un gardien de la paix blessé par des rôdeurs

1910

Dans le treizième arrondissement, trois vauriens ont attaqué et frappé d'un coup de tranchet un agent qui leur avait fait une observation

...


Quartier de la Gare

Un chien trop intelligent

1873

Un peintre qui aurait la bonne fortune de se trouver sur le quai de la Gare à l'heure de la promenade de la famille Follet, y trouverait assurément le sujet d'un croquis gracieux.

...

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait - 1895

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait

La Patrie — 19 mars 1895

Les anciens décors de l'Hippodrome. — Une fabrique détruite. — Sauvetage difficile. — À l’hôpital Cochin. —- État désespéré.

Dans le fond du quartier de la Glacière, rue du Pot-au-Lait, à l’angle de la rue Robine, M. Fauvel établissait, il y a un an, une grande fabrique de bûches résineuses, occupant une douzaine d’ouvriers.

Attenant à sa fabrique d’une superficie de 500 mètres environ, servant de resserre au bois, M. Fauvel habitait une maison de deux étages, dont il louait un appartement.

Aspect de la rue du Pot-au-Lait non loin de la rue Robine vers 1898

Ce matin, vers quatre heures, M. Fauvel se leva et commença à ranger son atelier. Il mit ses machines à vapeur sous pression et alluma les fourneaux de ses chaudières à résine.

Il était quatre heures et demie lorsqu'il commença à tremper les bûchettes dans la résine bouillante.

Tout à coup, une violente explosion se produisait, et la résine tombant sur le foyer produisait une gerbe de flamme qui aveugla M. Fauvel, l’éclaboussant de résine enflammée.

Le malheureux appela au secours, mais ses cris ne furent pas entendus.

Alors, le visage couvert de plaies, les membres brûlés par la résine, il assista, impuissant, à l'incendie qui dévorait son magasin.

En rampant, il put gagner son logement où il voulait prévenir sa femme, mais, arrivé dans la salle à manger, il perdit connaissance. L'incendie gagnait, alimenté par plusieurs centaines de kilogrammes de bûches amassées ; il gagna les combles, les remises de bois où étaient empilés tous les montants des vieux décors de l’Hippodrome et un craquement sinistre se fit entendre, la toiture croulait.

Les locataires de M. Fauvel, la famille Kneepkens, composée de trois enfants de 11, 13 et 15 ans, du père et de la mère dormaient à côté du brasier.

M. Kneepkens se leva vers cinq heures pour faire du café ; une violente odeur de fumée emplissait sa chambre à coucher. Il réveilla son fils aîné, en lui disant :

— il y a le feu ici. L'enfant se mit à la fenêtre, il aperçut une gerbe de flammes de pins de dix mètres qui paraissait sortir de la maison.

Alors, sans dire un mot, en chemise, il sauta par la fenêtre et alla briser l’avertisseur d'incendie.

Quand il revint, la maison d'habitation était la proie des flammes.

Il parvint cependant à monter chez lui, et, avec l'aide de ses parents, il put descendre ses jeunes frères par la fenêtre.

Cependant des gardiens de la paix, attirés par la lueur, arrivèrent.

Du rez-de-chaussée chaussée partaient des gémissements. Le gardien de la paix Bellan enfonça la fenêtre et pénétra à l'intérieur avec le jeune Kneepkens.

Sur son lit, Mme Fauvel râlait ; la porte laissée ouverte par M. Fauvel avait laissé pénétrer la fumée, et la malheureuse femme était à demi asphyxiée.

On la transporta dans une pharmacie voisine où elle ne reprit pas ses sens, une voiture d'ambulance la conduisit à l'hôpital Cochin.

Bientôt les pompiers arrivèrent sur les lieux de l'incendie ; les pompes de la rue Jeanne-d'Arc, du boulevard du Port-Royal, de la caserne du Lion de Belfort et de la rue de Poissy.

En route, la pompe de la caserne Jeanne-d'Arc accrocha une voiture et deux pompiers furent projetés à terre ; ils ont été fortement contusionnés.

Enfin vingt lances furent mises en batterie, mais il était trop tard : l'usine était totalement détruite.

Un cheval qui était à l'écurie a été retrouvé calciné.

On se borna donc à préserver la maison d'habitation fort endommagée déjà. À huit heures du matin, tout danger était conjuré et à dix heures on commençait à noyer les décombres.

Au cours des travaux, les pompiers découvrirent le corps de M. Fauvel dans la position que nous avons décrite, il fut transporté à l'hôpital Cochin où déjà se trouvait sa femme.

Le colonel des pompiers, accompagné de M. Lépine, préfet de police, s'est rendu sur les lieux de l'incendie dans la matinée.

Le préfet de police a remis un secours à la famille Kneepkens et a félicité le fils de sa courageuse conduite. Il a promis à ces malheureuses gens, qui ont eu tous leurs meubles détruits par l’incendie, de s'occuper d’eux.

À l'hôpital Cochin, où nous nous sommes rendu à une heure, on nous a déclaré que l'état de M. Fauvel était désespéré.

On a encore quelque espoir relativement à sa femme.



Sur la rue du Pot-au-Lait

La rue du Pot-au-Lait, selon la légende, tire son nom d'une enseigne représentant Perette et le Pot-au-Lait. Rien ne vient étayer cette affirmation.

Initialement la rue allait de la jonction des rues de la Glacière et de la Santé jusqu'au cœur de Gentilly étant une des voies principales conduisant à Paris de cette commune. Dans sa partie "parisienne", elle longeait le bras mort de la Bièvre et les prés submersibles qui constituaient les étangs de la Glacière en contrebas des premières hauteurs de Montsouris.

La construction des fortifications entraina sa déviation et elle terminait désormais près de la poterne des Peupliers où elle opérait sa jonction avec le chemin des Peupliers..

La création du chemin de fer de ceinture l'amena être bordée, entre le chemin de Peupliers et  la rue de la Fontaine-à-Mulard, par un haut remblais.

La construction de la gare de marchandises de la Glacière-Gentilly modifia encore son profil. Pour permettre à la nouvelle gare d'être reliée aux autres quartiers , il fallait relever les sols. Avec la création de la place Barrault (future place de Rungis), la rue du Pot-au-Lait se retrouve coupée en deux et à plusieurs mètres sous le niveau de la nouvelle voirie.

Après 1898, devenue rue Brillat-Savarin depuis 1895, son parcours a été à nouveau rectifié et son niveau relevé de plusieurs mètres. Elle se termine désormais à la jonction des rues Henri Becque, Boussingault et Wurtz et offre une longueur totale de 1080 mètres.

Faits-divers

  • Sur les bords de la Bièvre - 1874
  • Au cabaret d la mère l'Hercule - 1873
  • Attaqué par quatre chevaux - 1873
  • Descente de police rue du Pot-au-Lait - 1874
  • Ça porte bonheur - 1887
  • Terrible incendie rue du Pot-au-Lait - Le Soleil — 19 mars 1895
  • L’incendie de la rue du Pot-au-Lait - La Patrie — 19 mars 1895

Dans la littérature

  • La rue du Pot-au-Lait dans "Le drageoir aux épices" de J. K. Huysmans (1874)

À lire également...

Boulevard de l'Hôpital

Un drame boulevard de l'Hôpital

1897

Un drame sanglant s'est déroulé, hier soir, vers neuf heures, sur le boulevard de l'Hôpital. Un mari a tué sa femme, puis a tenté ensuite de se suicider, C'est l'éternel et banal drame conjugal.

...


Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

1931

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

...


Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

...


Cité Jeanne-d'Arc

Chez une cartomancienne on trouve un homme assassiné

1921

Au 166 de la rue Nationale, dans le quartier de la Gare, s'ouvre la cité Jeanne-d'Arc. C'est une voie étroite, toute grouillante d'une population laborieuse où se glissent çà et là quelques éléments troubles.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

A la création de l'arrondissement, la mairie était installée dans un des anciens pavillons de l'octroi à la barrière de Fontainebleau qui deviendra la place d'Italie.

*
*     *

La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...

*
*     *

Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026