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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Gare

La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc

1902

Nous n'avons point à faire ici la description de la cité Jeanne-d'Arc. On a dépeint à plusieurs reprises, dans ce journal, cette cour des Miracles moderne, avec ses masures sordides ses cloaques infects et sa population de miséreux, de toute sorte.

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L'incendie de l'avenue de Choisy

1893

Un incendie considérable s'est déclaré, hier soir, vers quatre heures, dans les magasins et hangars de M. Rouzé, grainetier, 197 et 199, avenue de Choisy.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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Place d'Italie

Le pétard part en haut, il ne part pas en bas

1913

La fête battait son plein, hier soir, place d'Italie. Les badauds circulaient avec peine, attentifs aux boniments des forains. Deux amis...

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rue Nationale

Au fond d’un puits

1879

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un des suspects est arrêté - Le Journal — 1er octobre 1922

L'assassinat de la petite Barbala

Un des suspects est arrêté

Le Journal — 1er octobre 1922

Les inspecteurs de la police judiciaire qui, sous la direction de M. Guillaume et du brigadier Rousselet, s'efforcent de percer le mystère qui entoure la mort de la petite Suzanne Barbala, se sont employés, hier, méthodiquement, à éliminer les diverses pistes qu'une première enquête a fait naître.

L'avenue d'Italie, là où passa peut-être la petite Barbala

Dans une affaire aussi délicate il faut du temps : il faut compter, en effet, avec les innombrables témoins, animés d'ailleurs de la plus louable bonne volonté, qui ayant cru voir ou entendre quelque chose d'intéressant, s'empressent d'en informer la police.

Parmi tant de déclarations il peut s'en trouver de précieuses qui aiguillent les recherches sur Ia bonne voie. Aucune d'elles ne doit être négligée. Nous avons hier signalé les plus intéressants de ces témoignages et nous ayons laissé entendre que deux d'entre eux au moins, celui concernant Viguier, le « détective américain », puis celui — le plus important — touchant l'employé aux abattoirs, avaient donné lieu à de sérieuses investigations.

Les soupçons, qui, un moment, avaient pesé sur le garçon boucher, ont été rapidement dissipés. L'après-midi du crime, en effet, ce garçon se trouvait chez son patron où il travailla jusqu'au soir.

Une personne de très bonne foi avait, disait-on, affirmé que le signalement de cet employé correspondait à celui d'un inconnu qui avait été aperçu avec la petite Suzanne sur un banc de l'avenue d'Italie.

Vérification faite, ce n'était là qu'un racontar.

Du côté de Viguier, qui quelques jours après la disparition de l'enfant se présenta chez les parents et se fit remettre de l'argent, rien non plus à espérer.

Viguier a été arrêté, hier, à Vincennes, et il paraît établi qu'on ne saurait lui amputer le meurtre : le 1er septembre l’escroc se trouvait dans le Midi et n'est revenu à Paris que plusieurs jours après.

Voici comment il s'est fait prendre : depuis quelque temps — certains disent le lendemain de la découverte du crime — des habitants de Vincennes s'étonnaient des allées et venues d'un individu qui se disant détective et spécialisé dans les recherches des personnes disparues, parcourait la ville.

Dans la journée on le voyait souvent dans un café situé au coin de la rue de Montreuil ; le soir on le rencontrait toujours dans un cinéma voisin.

Parlant aisément, présentant bien, Augustin Viguier se liait volontiers avec les gens, mettant en valeur à tout propos sa profession de détective.

Il reconnaissait une partie des faits que donnaient les journaux sur le meurtre de Suzanne Barbala et déclarant qu'il recherchait toujours non plus seulement l'enfant, mais encore son assassin, il montrait à l'appui de ses dires la photographie de la petite victime.

Il fit la connaissance d'un jeune garçon qu'il invita un soir à aller au cinéma, mais la mère de l'enfant pria son fils de n'en rien faire.

Lorsque les journaux relatèrent la dernière escroquerie de Viguier, tous ceux qui le connaissaient le dénoncèrent.

M. Badin, commissaire de police de Vincennes, assisté de M. Paluel son secrétaire, et de l'inspecteur Pierrot, se rendit à l'hôtel qu'habitait Viguier, avenue de Paris.

Mais celui qu'ils venaient chercher n'y était plus. Il était parti la veille en emportant ses hardes. Pour son malheur, il eut la fâcheuse inspiration d'aller se promener dans les environs. Reconnu par M. Badin, il-était arrêté quelques instants après.

Né à Saint-Raphaël (Dordogne), en 1892, Viguier est un vieux cheval de retour coutumier de l'escroquerie, puisqu'il a déjà été condamné sept fois pour des faits du même genre. Il a été conduit devant M. Guillaume qui l'a minutieusement interrogé sur son emploi du temps le 1er septembre. II a été envoyé au Dépôt pour escroquerie.

Les recherches des inspecteurs se sont plutôt dirigées du côté du personnel ancien et actuel du cinéma.

Un moment on avait soupçonné un ex-opérateur parti le 26 juillet dernier, mais cet opérateur, qui a été retrouvé en province, a pu prouver que lui-même et son patron, le jour du crime et le lendemain, travaillèrent à la projection de nouveaux films. Le seul fait intéressant qui ait été relevé est la présence, sur la grille qui clôt le cinéma, d'un dispositif — qu'il faut connaître — et qui consiste en une sorte de verrou qui se ferme automatiquement lorsqu'on rapproche les grilles l'une de l'autre.

Le
problème
reste
entier

Celui qui a pénétré dans le cinéma, même avec une clef, devait connaître ce détail. Est-ce quelqu'un d'étranger au personnel ? Ce n'est pas impossible. A l'occasion de réparations, des ouvriers ont pu entrer dans la salle ; ceux qui jadis ont appartenu à l'établissement ont pu également y introduire des camarades. Tout cela est à vérifier et il se pourrait que l'enquête y trouvât des éléments intéressants.

Il serait vain, cependant, de cacher que le problème reste entier. Où Suzanne Barbala a-t-elle connu son meurtrier ? Certains disent que, dans un restaurant situé dans le voisinage de la maison du boulevard du Port-Royal, venait souvent un homme de mise correcte, assez grand, entièrement rasé, qui, à la longue, rencontra l'enfant et lui parla. Quel était cet inconnu ? Personne n'en sait rien. On ajoute cependant que l'homme fut rencontré plusieurs fois avec l'enfant. Est-ce l'assassin ?


A lire également

L'article du Petit-Parisien en date du 1er octobre 1922

À lire également...

Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau

1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Brillat-Savarin

1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

...


Quartier de la Maison-Blanche

La viande meurtrière

1907

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Sanglante rupture

1903

Un drame s'est déroulé, hier soir, dans un débit de vins du quartier des Gobelins, rue de la Colonie, 66.
Il était environ sept heures.
Soudain, un cocher, lâchant son « zanzi » releva la tête vers la rue :
— Tiens Victor !

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.

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C'est le 10 juillet 1899 que le Conseil municipal de Paris décida de donner le nom d'Abel Hovelacque à la rue de Gentilly.

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*     *

Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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