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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

rue Brillat-Savarin

Une usine incendiée

1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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A la cité Doré

Un rôti de chien enragé

1873

On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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Quartier de la Maison-Blanche

Dans un débit de vin du passage Raymond

1882

Dimanche soir, vers neuf heures un individu nommé Alexandre Dupuy, âgé de vingt ans, chiffonnier, demeurant 14, rue des Malmaisons, entra dans un débit de vin du passage Raymond, 19...

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Suzanne Barbala, disparue depuis le 1er septembre, avait été assassinée

1922

Son corps, coupé en huit morceaux, est retrouvé sous la scène d’un cinéma de l’avenue d’Italie

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paris-treizieme.fr — L'Éboulement de la rue Nationale (1879)
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L'Éboulement de la rue Nationale

La Lanterne — 25 mai 1879
La rue Nationale vue du boulevard de la Gare (Vincent-Auriol)
Image colorisée

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.

Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau. M. Leroy confia les réparations à faire à M. Bréard, chaudronnier-plombier, 9 et 11, rue des Gobelins.

Ce dernier envoyait hier matin deux ouvriers qui descendirent dans le puits vers sept heures et demie.

À huit heures moins le quart, l'un d'eux remonta pour chercher un outil dont il avait besoin.

À peine était-il arrivé à la margelle qu'un bruit sinistre se fit entendre. C'était le mur du puits qui s'effondrait, engloutissant le malheureux ouvrier qui venait de commencer son travail.

Ladame, — c'est son nom — ne fut pas tué ; on put encore converser pendant près d'une heure avec lui : les voix s'entendaient parfaitement à travers les débris du mur qui formaient une voûte au-dessus de lui.

— Êtes-vous blessé ?

— Non. Mais je n'entends rien faire pour me débarrasser. Travaille-t-on à déblayer ?

— Oui, on travaille. Où êtes-vous ?

— Je ne sais pas au juste. J'ai un mètre d'espace libre autour de moi.

On demanda alors à Ladame s'il se trouvait en communication avec les catacombes. Il faut que nos lecteurs sachent que le puits en question coupe perpendiculairement une de ces curieuses excavations pratiquées par nos pères pour extraire du sol les matériaux destinés à construire les maisons du vieux Paris. L'entrée de la voûte de l'ancienne carrière se trouve approximativement à mi-hauteur du puits, qui a environ vingt-cinq mètres de profondeur.

On supposait que Ladame se trouvait peut-être englouti au niveau de cette entrée, ce qui eût rendu le sauvetage relativement facile.

À peine venait-on d'obtenir de lui ce dernier renseignement, qu'un nouveau craquement se fit entendre : le mur du puits s'effondra de nouveau, et dès lors il ne fut plus possible de communiquer avec le pauvre ouvrier.

Il ne restait donc plus qu'à chercher à le découvrir le plus tôt possible.

M. Cayrol, entrepreneur de travaux publics, qui a été chargé maintes fois de travaux de consolidation des anciennes carrières, fut prévenu. Il descendit dans les catacombes par l'entrée de la place d'Italie, et ne tarda pas à retrouver le puits qu'il connaissait bien.

Ce ne fut, hélas ! que pour constater qu'il était impossible de ce côté de parvenir promptement à Ladame. Les débris formaient voûte au-dessus de l'entrée des catacombes ; au-dessous le puits, rien que le puits, avec ses cinq ou six mètres d'eau.

Deux hypothèses alors.

Le malheureux est-il au fond de l'eau ?

Est-il resté englouti dans les matériaux effondrés ?

On procéda donc en raison de l'une et l'autre prévision.

En haut, on s'est mis à consolider les parois du puits, en les maçonnant, de façon à pouvoir enlever les déblais sans avoir à courir les risques d'un troisième éboulement.

En bas, on fouille les eaux du puits. Pour les fouiller, il faut les épuiser. Au moment où nous quittons les lieux, on vient d'amener une pompe d'un débit de 25,000 litres à l'heure.

Quand elle aura fonctionné suffisamment, des hommes descendront dans l'eau s'il le faut et exploreront minutieusement le fond du puits.

Ce déplorable événement a produit dans tout le quartier une impression des plus tristes.

Le pauvre Ladame a vingt-neuf ans ; il est marié, depuis le 29 mars dernier seulement, à une ouvrière mécanicienne qui est âgée de dix-sept ans et demi. Tous deux faisaient un excellent petit ménage ; ils étaient bien estimés à Gentilly, où ils habitaient, rue du Parc.

Hier matin, au moment où Ladame quittait sa femme, il lui dit :

— Viens que je t'embrasse. Je vais descendre dans un vieux puits... Je n'aurais qu'à y rester.

Le pauvre garçon ne croyait pas dire si vrai.

Détail qui fait frissonner :

Si l'accident s'était produit une demi-heure plus tard, il y avait quatre hommes dans le puits au lieu d'un seul !

P. S. — Au moment où nous mettons sous presse, l'un de nos reporters arrive du lieu de l'accident. MM. Sainrapt et Cayrol poussent avec activité les recherches, tant dans la rue Nationale que dans les catacombes, malheureusement sans résultats favorables jusqu'ici.

On a attendu très tard pour prévenir la femme de la victime. Son désespoir est impossible à dépeindre.

 



L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Vu par le Figaro

  • Le drame de la rue Nationale (24 mai)
  • L’ouvrier enseveli dans un puits (25 mai)

Vu par La Lanterne

  • L'Éboulement de la rue Nationale (25 mai)
  • L'Éboulement de la rue Nationale (26 mai)

Vu par Le Petit-Parisien

  • Au fond d’un puits (26 mai)

À lire également...

Un crédit néfaste

1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

...


Le mystère du boulevard Masséna

1894

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

...


rue des Hospices

Un tassement de terrain rue des Hospices oblige à évacuer un immeuble

1930

On sait que M. Frédérique, commissaire du quartier de la Gare, a dû faire évacuer, l'autre soir, l'immeuble portant le numéro 14 de la rue des Hospices, sur la façade duquel plusieurs fissures s'étaient produites.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860. Les protestations des habitants d'Auteuil et de Passy qui, eux, se voyaient attribuer les n°13 associé aux « mariages à la mairie du 13e » autant qu'aux superstitions, eurent raison du projet de numérotation et un nouveau projet aboutit à la nomenclature actuelle.

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Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l'ancien conseiller municipal, élu pour la première fois en 1905, qui représenta le quartier Croulebarbe à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.

*
*     *

La rue du Docteur-Bourneville, voie publique méconnue du 13e arrondissement, débute boulevard Kellermann et se termine avenue de la Porte-d'Italie. Elle honore la mémoire du Docteur Désiré-Magloire Bourneville, né le 20 octobre 1840 à Garencières (Eure), mort le 29 mai 1909 à Paris, médecin aliéniste des Hôpitaux, précurseur de la pédopsychiatrie, conseiller municipal du 5e arrondissement. Il fut l’un des rédacteurs et le signataire du Rapport sur l'insalubrité de la cité Doré et de la cité des Kroumirs établi en 1882 qui fit grand bruit.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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