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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Terrible méprise

1897

Un accident des plus sérieux a eu lieu hier matin, 4, rue Jean-Marie Jégot, à la Butte-aux-Cailles.

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Drame de la jalousie

1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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La bande de la « Saucisse »

1893

Toute une association de voleurs vient d'être capturée hier, par M. Cadoux, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.
Ces individus, au nombre de six, quatre hommes et deux femmes, sont les auteurs des nombreux vols commis récemment dans les treizième et quatorzième arrondissements.

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rue Corvisart

Fâcheuse méprise

1892

Un cocher de la Compagnie générale des omnibus, le nommé Auguste Veladon, qui avait accompagné son attelage au Dépôt, se trouvait, la nuit dernière, à une heure du matin, rue Corvisart, lorsqu'un individu quitta le trottoir opposé, pour s'avancer au devant de lui.

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avenue des Gobelins

Avenue des Gobelins - En plein jour des malfaiteurs défoncent la devanture d’une bijouterie à l’aide d’un cric auto

1938

Il était un peu plus de 15 heures. De nombreux passants circulaient avenue des Gobelins toujours très fréquentée à cette heure de la journée.
À l'angle de l'avenue et de la rue de la Reine-Blanche, la bijouterie « À la Reine Blanche » étalait orgueilleusement dans ses sept vitrines de somptueux bijoux.

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Une femme vitriolée par sa belle-mère - 1908

L’affaire de l’impasse des Hautes-Formes

Une femme vitriolée par sa belle-mère

Le Petit-Parisien — 7 juillet 1908

La mégère a fait deux autres victimes. Arrestation mouvementée. Une boutique mise à sac.

Aux confins du quartier de la Gare, rue Baudricourt, s'ouvre l'impasse des Hautes-Formes.

Voie étroite et tortueuse, bordée de masures sordides, cette cité est presque entièrement habitée par des chiffonniers. C'est dans ce décor, digne du pinceau d'un Raffaelli, que se sont déroulées, hier soir, les scènes que nous allons raconter.

La « Mère Victorine »

Depuis au moins vingt ans, la femme Victorine Maingeon, veuve Fery, habitait avec son amant François Rouchès, et son fils Joseph, au numéro 4 de cette impasse. Mme Maingeon, la « mère Victorine », comme on l'appelait dans le monde « du chiffon », était une forte gaillarde, dure à l'ouvrage, et connaissant la vie.

Elle avait eu son fils avec un sieur Fery, qui l'avait quittée peu après l'avoir épousée. Peu après elle s'était mise en ménage avec un charretier, François Rouchès, qui fut un second père pour l'enfant.

Joseph poussa vite. A dix ans, il était le meilleur auxiliaire de sa mère ; à seize, son associé. En peu de temps, alors, ils devinrent les plus fortunés de l'impasse. Ils achetèrent un cheval et une voiture et louèrent un vaste magasin.

À son retour du régiment, en 1904, le jeune homme s'éprit éperdument de la fille d'un chiffonnier de Gentilly, Mlle Marie Richard, et demanda sa main. Ses parents avaient des économies. Mme Maingeon donna son consentement au mariage de son fils. Elle lui fit cadeau du cheval et de la voiture et lui laissa la jouissance du magasin, se réservant toutefois, moyennant une redevance de 1 franc par jour, le droit de jouir d'une partie du local.

Entre bru et belle-mère

Au début du mariage tout alla pour le mieux. Joseph Fery et sa jeune femme s'étaient installés dans un logement voisin de celui occupé par Mme Maingeon et Rouchès, et les deux ménages vivaient dans l'harmonie ta plus parfaite mais bientôt la discorde s'introduisit dans la famille. Mme Maingeon reprochait à sa bru d'exercer une influence funeste sur son fils et de l'éloigner d'elle.

Un jour, la vieille chiffonnière refusa à son fils de lui payer sa part de loyer. Comme le jeune homme s'était aperçu de la disparition de différents objets dans son magasin, il en profita pour rompre l'association.

— Je sais qui te conseille, lui dit sa mère, mais tu peux lui dire, à ta poupée, qu'elle fasse attention à sa frimousse.

Joseph Fery haussa les épaules et rentra chez lui.

À partir de ce jour, la population de l'impasse fut séparée en deux camps, les partisans de la mère Victorine et ceux de la « jolie Marie ».

Affreuse vengeance

Hier soir, vers neuf heures, la « mère Victorine » rentrait chez elle en compagnie de son amant. Non loin de sa porte, elle rencontra son fils. La vieille femme était en état d'ébriété.

Après avoir invectivé Joseph Fery, elle le mit en demeure de lui remettre la clé du magasin. Il s'y refusa. Rouchès se précipita alors sur lui.

Sur ces entrefaites apparut la « jolie Marie ». Son mari était blessé, elle venait à son secours. La belle-mère, accourant, la terrassa.

— À nous deux, maintenant, rugit la mégère. Tu vas payer le sang versé…

Ce disant, elle sortit de sa poche une fiole contenant du vitriol et en versa le contenu sur le visage de la malheureuse.

Les prunelles révulsées, les traits contractés par la douleur, la bru appela au secours.

Un jeune homme, M. Forgelot, et sa sœur, Aline, une gamine de quatorze ans, voulurent la dégager. La « mère Victorine » se dressa et les aspergea avec ce qui restait de vitriol dans la bouteille.

— Tenez, vermine, criait-elle, voici pour vous apprendre à défendre les gueuses Atteints aux yeux et au visage, ils s'affaissèrent à leur tour.

Dix gardiens du poste du passage Ricaut arrivèrent, et après une lutte acharnée — au cours de laquelle plus de vingt personnes furent arrêtées, — arrivèrent à rétablir l'ordre.

Mme Marie Fery et les deux petits Forgelot, dont les parents habitent au numéro 7 de l'impasse des Hautes-Formes, ont été transportés l'hôpital Cochin. Ces derniers demeureront peut-être aveugles. La première victime est dans un état des plus graves.

À la suite d'une longue enquête, M. Simard, commissaire du quartier de la Gare, n'a maintenu en état d'arrestation que la femme Maingeon, qui a été envoyée au dépôt.

Ajoutons qu'au cours des différentes péripéties de cette dramatique affaire, la boutique de M. Baudet marchand de vins établi au numéro 4 de l'impasse, avait été mise à sac.


L'affaire de l'impasse des Hautes-Formes

Le Petit-Parisien — 9 juillet 1908

Nous avons raconté, il y a deux jours, le drame qui se déroula passage des Hautes-Formes, dans le treizième arrondissement. À la suite d'une scène de famille, la femme Victorine Maingeon, veuve Féry, vitriola sa bru.

À ce sujet, les habitants de cette voie se sont émus de la description qui avait été faite de celle-ci. L'impasse dont il s'agit ne doit, en effet, nullement être considérée comme mal fréquentée et ses habitants sont de très honnêtes gens.

À lire également...

Les roulottiers

1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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Rue des Cordelières

L'incendie de la rue des Cordelières

1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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Un des suspects est arrêté

1922

Une personne de très bonne foi avait, disait-on, affirmé que le signalement de cet employé correspondait à celui d'un inconnu qui avait été aperçu avec la petite Suzanne sur un banc de l'avenue d'Italie.

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Quartier de la Gare

Agents attaqués

1907

Avant-hier, après-midi, quelques commerçants de la place Nationale se plaignaient qu'une demi-douzaine d'apaches vinssent bouleverser leurs étalages et projeter leurs marchandises sur la chaussée.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Les travaux d'aménagement de la Place d'Italie, très considérables compte-tenu des différences de niveaux du sol à rattaper, furent terminés en 1879 et celle-ci fut considérée comme l'une des plus belles de Paris tant par son architecture que par les points de vue sur la capitale que l'on pouvait y admirer.

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L'église Sainte-Anne de la Maison-Blanche a été une première fois consacrée le 25 avril 1896. Les travaux commencés en 1894 ne furent véritablement terminés qu'en 1912 et une nouvelle consécration eut lieu le 24 octobre 1912.

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Au cours de l’hiver 1862, 30 indigents du quartier Croulebarbe, désignés par le bureau de bienfaisance de la mairie du 13e, se virent offrir chaque jour, du 1er février au 1er avril, une portion de soupe et une viande cuite de la part du colonel, des officiers, sous-officiers et soldats du 78e régiment de ligne stationné à la caserne Lourcine.
Par ailleurs, indépendamment de cette généreuse offrande, une somme de 400 fr. était également distribuée en nature, par les soins du colonel, aux indigents de ladite circonscription, pendant la même période, en bons fractionnés de comestibles et combustibles, à prendre chez les fournisseurs établis dans l'arrondissement.
(Le Siècle, 17 février 1862)

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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