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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Une mère tue sa fillette et tente de se suicider

1912

Un drame navrant, stupide, cruel, a douloureusement ému, hier, le quartier Croulebarbe. Dans la paisible rue de la Reine-Blanche vivait, depuis dix mois, au numéro 28, la famille Vaissair, composée du père, de la mère, et d'une fillette de trois ans.

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On n’a pas encore retrouvé l'assassin de Suzanne Barbala

1922

C'était jour de marché, hier matin, avenue d'Italie...

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Porte d'Italie

Une auto qui verse

1907

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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rue de Patay

Le mystère de la rue de Patay

1901

M. et Mme Schaeblé, marchands de beurre, habitent 101, rue de Patay, un petit pavillon isolé. Devant est un minuscule jardinet, sur les côtés un hangar, et, dans le fond, une remise et des écuries avec un mur de clôture séparant la propriété d’un terrain vague ayant vue sur la rue Albert et sur lequel on élève une maison, encore en construction.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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Une femme vitriolée par sa belle-mère - 1908

L’affaire de l’impasse des Hautes-Formes

Une femme vitriolée par sa belle-mère

Le Petit-Parisien — 7 juillet 1908

La mégère a fait deux autres victimes. Arrestation mouvementée. Une boutique mise à sac.

Aux confins du quartier de la Gare, rue Baudricourt, s'ouvre l'impasse des Hautes-Formes.

Voie étroite et tortueuse, bordée de masures sordides, cette cité est presque entièrement habitée par des chiffonniers. C'est dans ce décor, digne du pinceau d'un Raffaelli, que se sont déroulées, hier soir, les scènes que nous allons raconter.

La « Mère Victorine »

Depuis au moins vingt ans, la femme Victorine Maingeon, veuve Fery, habitait avec son amant François Rouchès, et son fils Joseph, au numéro 4 de cette impasse. Mme Maingeon, la « mère Victorine », comme on l'appelait dans le monde « du chiffon », était une forte gaillarde, dure à l'ouvrage, et connaissant la vie.

Elle avait eu son fils avec un sieur Fery, qui l'avait quittée peu après l'avoir épousée. Peu après elle s'était mise en ménage avec un charretier, François Rouchès, qui fut un second père pour l'enfant.

Joseph poussa vite. A dix ans, il était le meilleur auxiliaire de sa mère ; à seize, son associé. En peu de temps, alors, ils devinrent les plus fortunés de l'impasse. Ils achetèrent un cheval et une voiture et louèrent un vaste magasin.

À son retour du régiment, en 1904, le jeune homme s'éprit éperdument de la fille d'un chiffonnier de Gentilly, Mlle Marie Richard, et demanda sa main. Ses parents avaient des économies. Mme Maingeon donna son consentement au mariage de son fils. Elle lui fit cadeau du cheval et de la voiture et lui laissa la jouissance du magasin, se réservant toutefois, moyennant une redevance de 1 franc par jour, le droit de jouir d'une partie du local.

Entre bru et belle-mère

Au début du mariage tout alla pour le mieux. Joseph Fery et sa jeune femme s'étaient installés dans un logement voisin de celui occupé par Mme Maingeon et Rouchès, et les deux ménages vivaient dans l'harmonie ta plus parfaite mais bientôt la discorde s'introduisit dans la famille. Mme Maingeon reprochait à sa bru d'exercer une influence funeste sur son fils et de l'éloigner d'elle.

Un jour, la vieille chiffonnière refusa à son fils de lui payer sa part de loyer. Comme le jeune homme s'était aperçu de la disparition de différents objets dans son magasin, il en profita pour rompre l'association.

— Je sais qui te conseille, lui dit sa mère, mais tu peux lui dire, à ta poupée, qu'elle fasse attention à sa frimousse.

Joseph Fery haussa les épaules et rentra chez lui.

À partir de ce jour, la population de l'impasse fut séparée en deux camps, les partisans de la mère Victorine et ceux de la « jolie Marie ».

Affreuse vengeance

Hier soir, vers neuf heures, la « mère Victorine » rentrait chez elle en compagnie de son amant. Non loin de sa porte, elle rencontra son fils. La vieille femme était en état d'ébriété.

Après avoir invectivé Joseph Fery, elle le mit en demeure de lui remettre la clé du magasin. Il s'y refusa. Rouchès se précipita alors sur lui.

Sur ces entrefaites apparut la « jolie Marie ». Son mari était blessé, elle venait à son secours. La belle-mère, accourant, la terrassa.

— À nous deux, maintenant, rugit la mégère. Tu vas payer le sang versé…

Ce disant, elle sortit de sa poche une fiole contenant du vitriol et en versa le contenu sur le visage de la malheureuse.

Les prunelles révulsées, les traits contractés par la douleur, la bru appela au secours.

Un jeune homme, M. Forgelot, et sa sœur, Aline, une gamine de quatorze ans, voulurent la dégager. La « mère Victorine » se dressa et les aspergea avec ce qui restait de vitriol dans la bouteille.

— Tenez, vermine, criait-elle, voici pour vous apprendre à défendre les gueuses Atteints aux yeux et au visage, ils s'affaissèrent à leur tour.

Dix gardiens du poste du passage Ricaut arrivèrent, et après une lutte acharnée — au cours de laquelle plus de vingt personnes furent arrêtées, — arrivèrent à rétablir l'ordre.

Mme Marie Fery et les deux petits Forgelot, dont les parents habitent au numéro 7 de l'impasse des Hautes-Formes, ont été transportés l'hôpital Cochin. Ces derniers demeureront peut-être aveugles. La première victime est dans un état des plus graves.

À la suite d'une longue enquête, M. Simard, commissaire du quartier de la Gare, n'a maintenu en état d'arrestation que la femme Maingeon, qui a été envoyée au dépôt.

Ajoutons qu'au cours des différentes péripéties de cette dramatique affaire, la boutique de M. Baudet marchand de vins établi au numéro 4 de l'impasse, avait été mise à sac.


L'affaire de l'impasse des Hautes-Formes

Le Petit-Parisien — 9 juillet 1908

Nous avons raconté, il y a deux jours, le drame qui se déroula passage des Hautes-Formes, dans le treizième arrondissement. À la suite d'une scène de famille, la femme Victorine Maingeon, veuve Féry, vitriola sa bru.

À ce sujet, les habitants de cette voie se sont émus de la description qui avait été faite de celle-ci. L'impasse dont il s'agit ne doit, en effet, nullement être considérée comme mal fréquentée et ses habitants sont de très honnêtes gens.

À lire également...

Singuliers dévaliseurs d'Église

1895

Hier matin, le curé de la paroisse de Saint-Marcel, venait déclarer à M. Perruche, commissaire de police, que des malfaiteurs s'étaient introduitsdans l’église.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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A la butte-aux-Cailles

L'Affaire de la Rue Buot

1898

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort, survenue dans des circonstances singulières, d’une femme D..., née Joséphine Victorine D..., âgée de trente-sept ans, demeurant 12, rue Buot (treizième arrondissement).

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.

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En 1860, Il y avait un commissariat pour deux quartiers dans chaque arrondissement de Paris. Pour le 13e, ces commissariats étaient installés 36 route d'Italie pour Croulebarbe et la Maison-Blanche et 62 boulevard de l'Hôpital pour les quartiers de la Salpêtrière et de la Gare.

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Dans son numéro du 6 octobre 1935, L’Intransigeant écrivait :
« Nous avons signalé le mauvais état d'entretien de la partie de la rue Watt, sous le pont du chemin de fer.
La compagnie d’Orléans, chargée du nettoiement en cet endroit, a décidé de fermer très prochainement, par des écrans en tôle, les intervalles entre les voies ferrées qui sont actuellement fermés par un simple grillage insuffisant pour éviter la chute de poussières et même de détritus sur la chaussée et les trottoirs de cette rue. »

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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