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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

La bande des deux moulins

1894

Une véritable bataille s'est livrée hier soir, vers onze heures et demie, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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Quartier de la Salpétrière

La rafle de la place des Alpes

1923

Le bal où ce magnifique coup de filet a été donné est l'« Excelsior », place des Alpes. Et les reporters ajoutent : « Il est probable que l'on retrouvera parmi ces danseurs interlopes des voleurs internationaux que la police recherchait depuis pas mal de temps. »
Eh bien ! cela m'étonnerait.
Les voleurs internationaux ne doivent guère fréquenter les dancings dont les orchestres, riches en accordéons, réveillent les échos de la place des Alpes !

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Quartier de la Gare

Règlement de compte aux Deux-Moulins

1866

Il est un coin de Paris que les honnêtes gens ne connaissent guère et dans lequel nous ne leur conseillons pas de s'aventurer après la tombée du jour. Ce sont les alentours de la barrière de Fontainebleau. Il y a dans ces parages la rue des Deux-Moulins et la rue Saint-Honoré qui sont comme le quartier général de tout ce qui reste aujourd'hui de truands, de rôdeurs, de repris de justice, de vagabonds et de voleurs : cette population est un vrai gibier de potence.

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Porte d'Italie

Une auto qui verse

1907

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Un chien trop intelligent - 1873

Police correctionnelle

Un chien trop intelligent

Le Petit-Journal — 27 février 1873
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Un peintre qui aurait la bonne fortune de se trouver sur le quai de la Gare à l'heure de la promenade de la famille Follet, y trouverait assurément le sujet d'un croquis gracieux.

La famille ne se compose que de trois personnes, le père, grand et beau brun de trente-six ans, taillé en hercule, la mine haute et fière, relevée par d’épaisses et longues moustaches noires ; la fille, digne fille d'un tel père, qui s'épanouit dans toute la splendeur de ses quinze ans.

Le troisième personnage n'est pas de la famille, mais il a été adopté par elle ; il a nom Neptune ; c'est un magnifique terre-neuve de la plus grande espèce, et c'est là sa moindre qualité ; on verra qu'il en a bien d'autres.

De peintre, il ne s'en est pas trouvé sur le quai, de la Gare, et le croquis n'a pas été fait, mais il s'y est trouvé des voisins qui, plus d'une fois, ont été témoins des faits et gestes de la famille Follet, y compris ceux de Neptune, et en ont fait part au commissaire de police.

Le Pont de Bercy près du quai de la gare le 8 novembre 1903 soit avant la construction du viaduc du métro et les élargissements successifs du pont par Ch. Berroux, photographe amateur
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Ces faits motivent aujourd'hui la comparution en police correctionnelle du père et de la fille, sous la prévention de vol, le père, en outre, pour injures.

M. LE PRÉSIDENT. — Vous habitez quai de la Gare, c'est-à-dire que la Seine coule devant votre porte ; vous avez su tirer de cette circonstance l'occasion de vous emparer du bien d'autrui, à l'aide des moyens que vous avez donnés à votre chien. Vous l'emmenez sur la rive, en lui indiquant une bûche flottant sur l'eau, entrainée par le débordement « J'ai froid, lui dites-vous, » et le chien s'élance aussitôt, ramène la bûche à. terre et va la remiser dans votre bûcher.

Vous savez bien que cela s'appelle un vol. car toutes les bûches de boisa brûler, entassées sur les rives du fleuve, sont marquées du chiffre de leur propriétaire, et lorsque quelques-unes vont en dérive, entrainées par la crue des eaux, des mariniers sont préposés à les repêcher, aies emmagasiner, et chaque propriétaire est prié de venir reprendre ce qui lui appartient. Vous ne pouvez ignorer cela, vous qui avez été employé dans les chemins de fer, et je crois aussi dans la navigation.

LE SIEUR FOLLET. — Je ne dis pas que mon chien ne s'est pas amusé quelquefois à ramener des bûches, mais ce n'est pas moi qui l'envoyais.

M. LE PRÉSIDENT. — Il a été dit par les témoins entendus dans l'instruction, que vous avez parfaitement élevé votre chien, qu'il ne fait rien sans votre commandement. Il est dit, même, que vous lui faisiez épouser vos haines et vos rancunes.

Un homme passait devant vous ; votre chien vous regardait ; vous lui disiez « Méchant ! » il n'en fallait pas davantage, et le chien s'élançait sur votre ennemi. Si, au contraire, vous lui diriez « Ami ! » le chien n'avait que des caresses à prodiguer. C'est un tirés bon chien que le vôtre, pour son maître, un chien très savant, mais très dangereux pour ceux qui ne sont pas de vos amis.

LE SIEUR FOLLET. — Tout cela, des cancans de voisins, ce n'est pas vrai.

M. LE PRÉSIDENT. — C'est ce que nous verrons quand nous aurons entendu les témoins. Quant à vous, fille Follet, vous êtes également accusée, comme votre père, d'avoir volé des bûches ; vous avez participé à l'éducation du chien ; comme votre père, vous l'envoyez à la rivière repêcher des bûches ? 

LA JEUNE FILLE. — Il n'y a pas besoin de l'envoyer ; il y va bien tout seul.

M. LE PRÉSIDENT. — Combien croyez-vous qu'il en ait apporté chez vous ?

LA JEUNE FILLE. — Peut-être une douzaine ; encore ce n'est pas le chien tout seul. Moi, des fois, quand j'allais chercher de l'eau ù la rivière, il me venait une bûche à la main, alors je l'emportais, pour qu'elle ne soit pas perdue pour tout le monde.

Les témoins sont entendus ils confirment tous les faits de la prévention. Ils peignent le sieur Follet comme la terreur du voisinage depuis qu'il a appris qu'ils étaient appelés à déposer contre lui, ils ont été l'objet de ses injures et de ses menaces. Une femme se plaint amèrement des gestes indécents et des propos grossiers qu'il lui adresse toutes les fois qu'il la rencontre.

L'organe du ministère public, en abandonnant la prévention à l'égard de la fille, a requis l'application de la loi contre le père, en faisant connaître que cet homme, dont les habitudes sont étranges et dangereuses, a déjà subi sept condamnations, la plupart pour violences et rébellions.

Le tribunal a renvoyé la fille de la poursuite et condamné le père à un mois de prison.

 

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Perquisition dans une pharmacie

1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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Pour aller au théâtre des Gobelins

Le drame de la rue Duméril

1888

Le nommé Désiré Caritey, journalier, âgé de quarante ans, demeurant rue Duméril, 17, marié et père de trois enfants, avait avec sa femme, avant-hier soir, une vive discussion pour un motif bien futile.

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

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Place des Alpes

Coups de couteau dans un bal musette, Place des Alpes

1924

Non loin de la place d'Italie, dans le treizième, place des Alpes, se trouve un bal musette qui fut, à diverses reprises, le théâtre de violentes bagarres et l'objet de nombreuses opérations policières.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La création de la caserne des pompiers de Port-Royal fut décidée en 1883.

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Le monument élevé à la Gloire des mères françaises implanté sur le boulevard Kellermann à proximité de la porte d'Italie est dû au ciseau des sculpteurs Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin qui l'entoure a éré dessiné par l'architecte Paul Bigot. Ce monument a été inauguré le 23 octobre 1938 par le président de la République, M. Albert Lebrun. Le maréchal Pétain était présent à cette cérémonie.

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Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était le 15 juillet 1895.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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