L'incendie de l'avenue de Choisy
Le Figaro — 13 septembre 1893
Un incendie considérable s'est déclaré, hier soir, vers quatre heures, dans les magasins et hangars de M. Rouzé, grainetier, 197 et 199, avenue de Choisy. En peu de temps, les bâtiments, qui donnent également avenue d'Italie, ont été envahis, par les flammes. La plupart des locataires ont été obligés de se sauver par les fenêtres. La femme d'un gardien de la paix, qui était en mal d'enfant, a été descendue du cinquième étage, ainsi qu'une jeune fille qui s'était évanouie.
Les pompiers venus en grand nombre, non seulement des casernes de Paris, Jeanne-d'Arc, État-Major, Pomard, etc., mais encore des communes environnantes, Villejuif, Bicêtre, etc., ont dû se borner à préserver les immeubles avoisinants, lesquels ont été pendant quelque temps en grand danger.
Après une heure et demie de travail, tout danger sérieux était écarté.
On ne signale pas d'accident de personne, mais les dégâts matériels sont considérables.
Les commissaires de police Siadoux et Bolot dirigeaient le service d'ordre.

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.