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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Gare

La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc

1902

Nous n'avons point à faire ici la description de la cité Jeanne-d'Arc. On a dépeint à plusieurs reprises, dans ce journal, cette cour des Miracles moderne, avec ses masures sordides ses cloaques infects et sa population de miséreux, de toute sorte.

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre

1895

Deux frères, Georges et Hippolyte Primitif, âgés, le premier de trente-sept ans et le second de trente-deux manouvriers, demeurant dans le treizième arrondissement, avaient voué une haine implacable à un marchand de vin da la rue de Tolbiac

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Place des Alpes

Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres

1933

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

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Sur les bords de la Bièvre

Attaqué par quatre chevaux

1873

Un vieillard de soixante-dix-sept ans, le sieur D..., rentier, demeurant rue de la Colonie, suivait hier, vers trois heures de l'après-midi, le bord de la petite rivière de Bièvre, près de la rue du Pot-au-Lait

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Quartier de la Salpêtrière

Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

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paris-treizieme.fr — Le Quincailler de la rue de Tolbiac (1899)

Le Quincailler de la rue de Tolbiac

Gil-Blas — 10 février 1899

Pendant quarante ans, il avait vendu des brûloirs à café, des fourneaux portatifs, des poêles à frire, des bassines et des rôtissoires ; en gagnant sur la tôle et en bénéficiant sur le fer blanc, il avait acquis une somme de quatre-vingt mille francs de réserve ; et ayant acquis en outre l'âge de soixante-quatre ans, il songeait à thésauriser.

Malheureusement, l'âme du baron Hulot habitait le corps du chaudronnier.

Sans songer cependant à ressembler au héros épique de Balzac, il regarda dans son voisinage et il y rencontra une petite demoiselle aux yeux noirs, habillée avec des épingles ; c'était une brune piquante.

Elle s'appelait et elle s'appelle encore Laure Montier ; elle soutira au bon vieillard quelques-uns de ces billets de banque qu'il avait jalousement économisés, et elle ne lui marchanda pas le miel démocratique de ses lèvres.

Durant une année, le ménage servit de modèle aux associations conjugales les plus régulières du quartier des Gobelins.

Tous les samedis soir, on voyait M. H... et Mlle Laure parfumer de leur amour paradoxal l'avant-scène du théâtre de ce quartier ; ils donnaient ensemble le signal des applaudissements quand le père noble, moins suavement cravaté que M. Le Bargy, mais plus distingué d'ensemble, épousait l'ingénue, moins bien corsetée que Mlle Dudlay, mais plus sincèrement artiste. On les voyait aussi aux réunions dreyfusardes, écoutant M. de Pressensé, dont quelques barriques d'alcool ont jadis clarifié les cordes vocales ; mais y attendant vainement M. Joseph Reinach, lequel n'y a jamais risqué son faciès mignard. Dans ces assemblées, ils étaient remarquables par leur sagesse, pesant le pour et le contre de la question, évitant avec soin d'acclamer le militarisme, mais se défiant des arguties captieuses des juristes byzantins.

Or, M. H... avait grande raison de se défier des pantalons rouges ; car, si Laure partageait la modération de son goût pour les hauts personnages de l'État-Major, elle regarda, d'une prunelle plus favorable un sous-officier de cuirassiers, nommé Georges Grosbois.

À la caserne, on rappelait Fine Encolure ; c'est un svelte et vigoureux garçon, qui a la tête très au-dessus des épaules et les préjugés très au-dessous des pieds.

Vingt-trois ans, des yeux de cantinière aux manœuvres, des muscles d'Alcide, un appétit féroce de toutes les consommations gratuites. Les bouteilles de porto-blanc, de chartreuse verte, de tokay rouge se raréfièrent dans la cave du quincailler ; les caisses de cigares se renouvelaient tous les deux jours, aussi rapidement vidées qu'ouvertes ; Laure perdit son porte-monnaie à chaque sortie. L'argent du vieux s'écoulait : ce qui était venu par le fer battu s'en allait par le sabre vainqueur.

M. H... se dit alors qu'une fuite tarissait la maison ; il déclara à sa bonne que s'il manquait une goutte de liqueur dans sa cave ou une cigarette de la régie dans ses boîtes, il l'accuserait de vol devant les tribunaux. La servante répliqua que l'on prenait encore bien d'autres choses à Monsieur ; et, sans réfléchir à l'honneur de l'armée, elle dénonça le bénéficiaire galonné ; puis, dans une invective imagée, elle assimila l'ex-marchand de fourneaux à sa marchandise.

C'est ici que la stupidité amoureuse s'étale selon la loi éternelle ; le vieillard, malgré sa longue expérience, refusa de croire à l'indignité de son amie ; il avait vu des femmes de trente ans trahir des hommes de vingt-cinq, il avait blagué souvent ses collègues de la tôlerie sur leur candeur en galanterie, mais il se croyait personnellement invulnérable à la traîtrise féminine. Il congédia sa bonne.

Deux dimanches suivirent cette expulsion ; le théâtre des Gobelins offrit en matinée, une fois, l’École des Femmes et une fois Hernani (on joua d'ailleurs en prose ces deux œuvres), et M. H… eut des mots cruels pour Arnolphe et gouailleurs pour Ruy-Gomez.

Cependant, avant-hier soir, le quincailler, sorti à huit heures et un quart, et ayant prévenu qu'il ne rentrerait pas avant minuit, remonta à neuf heures dans sa maison. Il pénétra discrètement dans la chambre aux délires conjugaux, et il faillit succomber d'apoplexie en constatant que, dans son propre lit, siégeaient deux personnes qui ne discutaient pas l'affaire Dreyfus. Sur une chaise, un pantalon rouge mais vide était posé, les deux jambes tombant ironiquement sur des godillots inélégants. Sur la table de nuit, porto et biscuits.

— Misérable ! râla-t-il vers le lit.

— Des insultes ! fit dédaigneusement Fine Encolure.

— Vous, d'abord, qui êtes-vous ?

— Georges Grosbois, sous-officier de cuirassiers.

— Vous allez commencer par fiche le camp d'ici.

— Faudra voir.

Et, en quelques secondes, le mari battu et mécontent était terrassé. On ne le releva qu'après l'avoir enroulé dans les draps ; on le ligota après un fauteuil, on le coiffa cocassement d'un vieux bonnet ; on lui mit dans la main un balai de cuisine, et, comme il criait, un bâillon solidement serré arrêta ses plaintes au passage. Puis, en présence de ce factionnaire malgré lui, la douce Laure et le beau Georges recommencèrent à ne pas parler de l'affaire Dreyfus.

Ce spectacle involontaire fut-il pénible à M. H… ? pas moins certes que sa conclusion ; le militaire et la mignonne fracturèrent les meubles de l'appartement, et s’approprièrent toutes les liasses de titres et de billets de banque, au nez et au bâillon du quincailler immobilisé.

La nuit fut mauvaise pour M. H…

Quand on le délia, le matin, suffoqué de rage et d'étouffement, il se démaillotta des draps, s'habilla en lacérant ses vêtements, bondit chez le commissaire de police qui ne put que recueillir sa déposition et lui remettre certain petit volume, déjà classique intitulé : À combien l'amour revient aux vieillards.

GEORGE VANOR.

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Une mère tue sa fillette et tente de se suicider

1912

Un drame navrant, stupide, cruel, a douloureusement ému, hier, le quartier Croulebarbe. Dans la paisible rue de la Reine-Blanche vivait, depuis dix mois, au numéro 28, la famille Vaissair, composée du père, de la mère, et d'une fillette de trois ans.

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Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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Avenue des Gobelins

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

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Près des fortifications

Le drame du boulevard Masséna

1882

Une effroyable tragédie, dont le dénouement n'est que trop prévu, met en ce moment en émoi les habitants de la partie du treizième arrondissement qui confine aux fortifications.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1879, les écoles chrétiennes de la rue du Moulin des Prés, de la rue Jeanne d'Arc et du boulevard de l'hôpital furent laïcisées à la suite de la décision du conseil municipal. Elles furent remplacées par les écoles libres des 61 rue Dunois, 93 avenue de Choisy et 43 rue Corvisart. Une école chértienne tenue par des soeurs fut laicisée et remplacée par une école libre située 35 rue Jenner.

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Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.
Après quelques péripéties, l'enquête conclut qu'un précédent propriétaire du terrain avait fait venir dans son jardin de la terre provenant du cimetière d'Ivry.

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Le 24 mars 1887, le quotidien Le Rappel écrivait :
« 13e arrondissement. — Depuis vingt ans, l'ancien quartier des chiffonniers a complètement changé. C'est à peine si, de ci, de là, quelques masures résistent encore pour l'agrément des romanciers. Que les chercheurs de visions horribles se hâtent ; car sous peu les derniers vestiges de ces intérieurs à la Callot auront fait place au boulevard de l'Hôpital, prolongé jusqu'à la gare de Gentilly ; la Bièvre sera couverte, la plaine de la Glacière sillonnée de rues, la rue Nationale achevée, ainsi que la rue de Tolbiac ; pour peu que le puits artésien de la Butte-aux-Cailles consente enfin à donner de l'eau, le 13° arrondissement sera devenu l'un des plus agréables à habiter en dehors de la ligne des boulevards extérieurs.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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