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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les étrangleurs des Gobelins

1894

La fameuse bande des Étrangleurs des Gobelins dont la presse s'était fort occupée il y a cinq ans, vient de faire de nouveau son apparition dans le treizième arrondissement, où elle paraît vouloir recommencer la série de ses sinistres exploits.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°6

1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

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Avenue des Gobelins

Un drame dans une ménagerie

1888

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires. Ce bruit avait produit une grande émotion dans le quartier.

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rue de Tolbiac

Fait scandaleux

1893

On nous signale un fait absolument inouï qui s'est passé la nuit dernière dans le treizième arrondissement.
Vers trois heures et demie du matin, des gardiens de la paix qui passaient rue de Tolbiac rencontraient, sur le pont jeté au dessus de la rue au Moulin-des-Prés, un individu en proie à une vive agitation.

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Rue du Moulin-des-Prés

Tragi-comédie

1895

Une foule qu’on pouvait évaluer à trois cents personnes, encombrait, hier soir, la rue du Moulin-des-Prés, au lieu où un pont en fer jeté entre deux tronçons de la rue de Tolbiac, de beaucoup plus élevée, la franchit à une hauteur de dix mètres environ. Une scène tragicomique était cause de cette affluence de badauds.

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paris-treizieme.fr — Le Quincailler de la rue de Tolbiac (1899)

Le Quincailler de la rue de Tolbiac

Gil-Blas — 10 février 1899

Pendant quarante ans, il avait vendu des brûloirs à café, des fourneaux portatifs, des poêles à frire, des bassines et des rôtissoires ; en gagnant sur la tôle et en bénéficiant sur le fer blanc, il avait acquis une somme de quatre-vingt mille francs de réserve ; et ayant acquis en outre l'âge de soixante-quatre ans, il songeait à thésauriser.

Malheureusement, l'âme du baron Hulot habitait le corps du chaudronnier.

Sans songer cependant à ressembler au héros épique de Balzac, il regarda dans son voisinage et il y rencontra une petite demoiselle aux yeux noirs, habillée avec des épingles ; c'était une brune piquante.

Elle s'appelait et elle s'appelle encore Laure Montier ; elle soutira au bon vieillard quelques-uns de ces billets de banque qu'il avait jalousement économisés, et elle ne lui marchanda pas le miel démocratique de ses lèvres.

Durant une année, le ménage servit de modèle aux associations conjugales les plus régulières du quartier des Gobelins.

Tous les samedis soir, on voyait M. H... et Mlle Laure parfumer de leur amour paradoxal l'avant-scène du théâtre de ce quartier ; ils donnaient ensemble le signal des applaudissements quand le père noble, moins suavement cravaté que M. Le Bargy, mais plus distingué d'ensemble, épousait l'ingénue, moins bien corsetée que Mlle Dudlay, mais plus sincèrement artiste. On les voyait aussi aux réunions dreyfusardes, écoutant M. de Pressensé, dont quelques barriques d'alcool ont jadis clarifié les cordes vocales ; mais y attendant vainement M. Joseph Reinach, lequel n'y a jamais risqué son faciès mignard. Dans ces assemblées, ils étaient remarquables par leur sagesse, pesant le pour et le contre de la question, évitant avec soin d'acclamer le militarisme, mais se défiant des arguties captieuses des juristes byzantins.

Or, M. H... avait grande raison de se défier des pantalons rouges ; car, si Laure partageait la modération de son goût pour les hauts personnages de l'État-Major, elle regarda, d'une prunelle plus favorable un sous-officier de cuirassiers, nommé Georges Grosbois.

À la caserne, on rappelait Fine Encolure ; c'est un svelte et vigoureux garçon, qui a la tête très au-dessus des épaules et les préjugés très au-dessous des pieds.

Vingt-trois ans, des yeux de cantinière aux manœuvres, des muscles d'Alcide, un appétit féroce de toutes les consommations gratuites. Les bouteilles de porto-blanc, de chartreuse verte, de tokay rouge se raréfièrent dans la cave du quincailler ; les caisses de cigares se renouvelaient tous les deux jours, aussi rapidement vidées qu'ouvertes ; Laure perdit son porte-monnaie à chaque sortie. L'argent du vieux s'écoulait : ce qui était venu par le fer battu s'en allait par le sabre vainqueur.

M. H... se dit alors qu'une fuite tarissait la maison ; il déclara à sa bonne que s'il manquait une goutte de liqueur dans sa cave ou une cigarette de la régie dans ses boîtes, il l'accuserait de vol devant les tribunaux. La servante répliqua que l'on prenait encore bien d'autres choses à Monsieur ; et, sans réfléchir à l'honneur de l'armée, elle dénonça le bénéficiaire galonné ; puis, dans une invective imagée, elle assimila l'ex-marchand de fourneaux à sa marchandise.

C'est ici que la stupidité amoureuse s'étale selon la loi éternelle ; le vieillard, malgré sa longue expérience, refusa de croire à l'indignité de son amie ; il avait vu des femmes de trente ans trahir des hommes de vingt-cinq, il avait blagué souvent ses collègues de la tôlerie sur leur candeur en galanterie, mais il se croyait personnellement invulnérable à la traîtrise féminine. Il congédia sa bonne.

Deux dimanches suivirent cette expulsion ; le théâtre des Gobelins offrit en matinée, une fois, l’École des Femmes et une fois Hernani (on joua d'ailleurs en prose ces deux œuvres), et M. H… eut des mots cruels pour Arnolphe et gouailleurs pour Ruy-Gomez.

Cependant, avant-hier soir, le quincailler, sorti à huit heures et un quart, et ayant prévenu qu'il ne rentrerait pas avant minuit, remonta à neuf heures dans sa maison. Il pénétra discrètement dans la chambre aux délires conjugaux, et il faillit succomber d'apoplexie en constatant que, dans son propre lit, siégeaient deux personnes qui ne discutaient pas l'affaire Dreyfus. Sur une chaise, un pantalon rouge mais vide était posé, les deux jambes tombant ironiquement sur des godillots inélégants. Sur la table de nuit, porto et biscuits.

— Misérable ! râla-t-il vers le lit.

— Des insultes ! fit dédaigneusement Fine Encolure.

— Vous, d'abord, qui êtes-vous ?

— Georges Grosbois, sous-officier de cuirassiers.

— Vous allez commencer par fiche le camp d'ici.

— Faudra voir.

Et, en quelques secondes, le mari battu et mécontent était terrassé. On ne le releva qu'après l'avoir enroulé dans les draps ; on le ligota après un fauteuil, on le coiffa cocassement d'un vieux bonnet ; on lui mit dans la main un balai de cuisine, et, comme il criait, un bâillon solidement serré arrêta ses plaintes au passage. Puis, en présence de ce factionnaire malgré lui, la douce Laure et le beau Georges recommencèrent à ne pas parler de l'affaire Dreyfus.

Ce spectacle involontaire fut-il pénible à M. H… ? pas moins certes que sa conclusion ; le militaire et la mignonne fracturèrent les meubles de l'appartement, et s’approprièrent toutes les liasses de titres et de billets de banque, au nez et au bâillon du quincailler immobilisé.

La nuit fut mauvaise pour M. H…

Quand on le délia, le matin, suffoqué de rage et d'étouffement, il se démaillotta des draps, s'habilla en lacérant ses vêtements, bondit chez le commissaire de police qui ne put que recueillir sa déposition et lui remettre certain petit volume, déjà classique intitulé : À combien l'amour revient aux vieillards.

GEORGE VANOR.

À lire également...

Rue de Tolbiac

Une femme tue son amant

1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

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Rue du Dessous-des-Berges

Le drame du quartier de la Gare

1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Sur la Zone...

Le Crime du Petit-Ivry

1903

En franchissant les fortifications par la porte d'Ivry, le boulevard de la Zone se trouve à deux cents mètres environ du poste de l'octroi, mais pour y parvenir il convient de faire un assez long détour, abandonnant la rue de Paris pour s'engager dans la rue Barbès, une voie large et régulière regagnant extra muros l'avenue de Choisy...

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Cité Jeanne-d'Arc

Chez une cartomancienne on trouve un homme assassiné

1921

Au 166 de la rue Nationale, dans le quartier de la Gare, s'ouvre la cité Jeanne-d'Arc. C'est une voie étroite, toute grouillante d'une population laborieuse où se glissent çà et là quelques éléments troubles.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie, était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-Diamants.
Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran.

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L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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