Faits divers

 Le - 1910 Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer

Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ?

Le Journal — 20 septembre 1910

Un employé de la gare de la Maison-Blanche apercevait, hier matin, vers cinq heures, dans la tranchée du chemin de fer de Ceinture, à la hauteur du pont de la rue du Moulin-de-la-Pointe, un homme étendu sans connaissance sur le ballast de la voie. L'inconnu avait la tête ensanglantée par des plaies affreuses dont on ne pouvait nettement déterminer l'origine.

La gare de la Maison-Blanche, avenue d'Italie

Des agents, prévenus, enlevèrent le blessé et le transportèrent à l'hôpital Cochin. Quelques instants après, le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, M. Yendt, arrivait au chevet de l'individu, qui avait repris ses sens.

Questionné par le magistrat, celui-ci déclara se nommer Émile Dubois, journalier, âgé de quarante et un ans, et demeurant 76, avenue d'Italie. Mais il ne put ou ne voulut fournir aucun renseignement sur les circonstances de sa chute dans la tranchée.

L'enquête ouverte aussitôt ayant établi que l'adresse fournie par le journalier était fausse, le magistrat se rendit encore, dans l'après-midi, à l'hôpital pour entendre le mystérieux blessé et lui demander son domicile exact. Mais l'état d'Émile Dubois s'étant aggravé, il fallut remettre à plus tard cette formalité, si utile cependant pour la découverte de la vérité.

Tout d'abord, l'on avait cru que le journalier avait été victime d'un accident, mais le mensonge qu'il a fait au sujet de son identité a éveillé les soupçons du magistrat instructeur, qui se propose d'éclaircir aujourd'hui, par des recherches nouvelles, les points encore obscurs de cette affaire.



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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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La statue de Jeanne d'Arc située boulevard Saint-Marcel est due au sculteur Émile-François Chatrousse renommé pour être représentatif de l'art du Second Empire.

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Le 21 juillet 1874, il faisait 35° dans le Treizième arrondissement. Des feux de broussailles se déclarèrent rue du Château des Rentiers et avenue d'Ivry, obligeant les habitants du quartier à intervenir à grands renforts de seaux d'eau.

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Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

L'image du jour

La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.