Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ?
Le Journal — 20 septembre 1910
Un employé de la gare de la Maison-Blanche apercevait, hier matin, vers cinq heures, dans la tranchée du chemin de fer de Ceinture, à la hauteur du pont de la rue du Moulin-de-la-Pointe, un homme étendu sans connaissance sur le ballast de la voie. L'inconnu avait la tête ensanglantée par des plaies affreuses dont on ne pouvait nettement déterminer l'origine.

Des agents, prévenus, enlevèrent le blessé et le transportèrent à l'hôpital Cochin. Quelques instants après, le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, M. Yendt, arrivait au chevet de l'individu, qui avait repris ses sens.
Questionné par le magistrat, celui-ci déclara se nommer Émile Dubois, journalier, âgé de quarante et un ans, et demeurant 76, avenue d'Italie. Mais il ne put ou ne voulut fournir aucun renseignement sur les circonstances de sa chute dans la tranchée.
L'enquête ouverte aussitôt ayant établi que l'adresse fournie par le journalier était fausse, le magistrat se rendit encore, dans l'après-midi, à l'hôpital pour entendre le mystérieux blessé et lui demander son domicile exact. Mais l'état d'Émile Dubois s'étant aggravé, il fallut remettre à plus tard cette formalité, si utile cependant pour la découverte de la vérité.
Tout d'abord, l'on avait cru que le journalier avait été victime d'un accident, mais le mensonge qu'il a fait au sujet de son identité a éveillé les soupçons du magistrat instructeur, qui se propose d'éclaircir aujourd'hui, par des recherches nouvelles, les points encore obscurs de cette affaire.
Les premiers projets de construction d'un chemin de fer de ceinture remontent à 1845 y compris pour la partie rive gauche.
Sur le chemin de fer de ceinture :
Les projets et les travaux de construction
- Ligne de ceinture rive gauche : le tracé définitif (janv. 1861)
- Le viaduc de la Bièvre (Le Siècle, 23 avril 1861)
- Gares et Stations du chemin de fer de ceinture rive gauche (1862)
- Le point sur les travaux de construction (Le Siècle, 20 juin 1864)
- Les travaux du chemin de fer de ceinture rive gauche (Le Siècle, 4 septembre 1864)
- Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon (avril 1865)
- Les travaux de la petite ceinture entre la route de Chatillon et la Seine (juillet 1865)
- Les travaux du chemin de fer de Ceinture : du pont Napoléon au tunnel de Montsouris (1866).
- Un nouveau chemin de fer (1867)
- Stations de Montrouge, Gentilly et Maison-Blanche (1868)
- La gare du Château-des-Rentiers (1902)
La gare de marchandises de Gentilly
Envisagée des les années 1860, la création d'une gare de marchandises sur la petite ceinture desservant les industries du quartier Maison-Blanche pris forme à partir de 1874 mais les études et les travaux trainèrent, notamment en raison de la nécésssité de créer une réesau urbain et la gare ne fut livrée à l'exploitation qu'en novembre 1882.
- Les gares de Gentilly et de Grenelle (1874)
- La nouvelle gare de marchandises dans le 13e arrondissement (1874)
- Les abords de la gare de Gentilly (1874)
- La gare marchande de Gentilly (1877)
La gare de marchandises des Gobelins
Cette gare fut également un projet à très long terme puisqu'elle ne fut mise en service que le 15 mai 1903.
La petite ceinture en fonctionnement
- Ouverture du chemin de fer de ceinture (1867)
- Le chemin de fer de ceinture (Théophile Gautier, 1870)
- De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture (1873)
- Affreux accident (1875)
- Horrible accident à la gare de la Maison-Blanche (1903)
- Locomotive emballée (1909)
- Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ? (1910)
- De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour (1930)
La fin du trafic "voyageurs"


Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l'ancien conseiller municipal, élu pour la première fois en 1905, qui représenta le quartier Croulebarbe à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.
Philippe Burty (6 février 1830 - 3 juin 1890) très influent critique d'art français qui contribua à la vulgarisation du japonisme et au renouveau de l'eau-forte, soutint les impressionnistes et publia les lettres d'Eugène Delacroix, habita rue du Petit-Banquier (rue Watteau) où il collectionnait les crépons à deux sous (rapportait Paul Arène).