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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


Le puits artésien de la Butte aux Cailles a été foré entre 1866 et 1904 avec quelques interruptions. La fontaine actuelle est alimentée par un forage réalisé en 2000.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.




Une usine explose

Nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien — 21 octobre 1915

Une série d'effroyables explosions retentissaient, hier, vers deux heures et demie de l'après-midi, rue de Tolbiac, dans le quartier de la Maison-Blanche. A plus de deux cents mètres à la ronde vitres, glaces, portes, panneaux et même cloisons volaient en éclats.

Le Petit-Parisien 21 octobre 1915

Dans toutes les voies, proches du croisement des rues Bobillot et de Tolbiac, les passants et les locataires des immeubles étaient renversés, pendant que s'abattait, autour d'eux, une pluie de fragments d'acier, de décombres, de branches arrachées (une ligne censurée) *

Une usine venait de sauter. Il était exactement deux heures vingt et une minutes quand la première explosion se produisit. Voici ce qui venait de se passer :

Au numéro 174 de la rue de Tolbiac était située l'usine Billant, représentant un ensemble de bâtiments légers, qui occupaient un vaste espace de 600 mètres, compris entre cette rue et la place Paul-Verlaine.

On procédait à l'installation, sur un camion automobile qui devait les emporter, de caisses prêtes à être expédiées, lorsqu'une d'elles explosa, occasionnant ainsi la déflagration de tous les engins emmagasinés.

Les deux explosions se produisirent presque simultanément, ce qui fit que les personnes un peu éloignées du lieu de l'accident ne perçurent qu'une seule et formidable commotion.

Une seconde série de détonations, moins fortes, suivit quelques minutes plus tard.

Un nuage de fumée s'élevait aussitôt de l'usine, enveloppant les immeubles voisins et rendant les premières opérations de sauvetage très difficiles.

M. Delanglade, commissaire du quartier. dont les bureaux sont voisins de l'établissement Billant, se trouvait fort heureusement, ainsi que son secrétaire, M Dubié, dans les dépendances de son commissariat. Tous deux eussent tout au moins été sérieusement blessés s'ils s'étaient trouvés dans leur cabinet, qui fut bouleversé et sur les murs duquel on trouva, incrustés, de nombreux morceaux de métal.

Les magistrats se rendirent de suite sur les lieux.

La fumée se dissipant peu à peu, on put se rendre compte de l'étendue du sinistre. Les bâtiments de la fabrique étaient sapés au ras du sol: les décombres flambaient, tandis que s'en échappaient d'épouvantables clameurs.

Un petit bâtiment en planches, occupant le numéro de la même rue, qui s'était enflammé, ne tarda pas à être réduit en cendres.

Les maisons du voisinage avaient eu leurs huisseries et même leurs volets de fer arrachés. Les lourds poteaux de fonte soutenant les trolleys du tramway étaient renversés ou fragmentés, les arbres décapités et en partie calcinés.

Des amas de décombres jonchaient la chaussée.

Bientôt après arrivaient des détachements de pompiers de nombreuses casernes commandés par le colonel Cordier (5 lignes censurées)

Ils avaient été précédés de M. Guillaume, commissaire divisionnaire ; de son inspecteur principal, M. Berraz, et de M. Boulanger, officier de paix. Ils furent bientôt secondés par tous les commissaires et officiers de paix du quatrième district.

Le sauvetage

Les opérations de sauvetage s'organisèrent, en même temps que des barrages rigoureux maintenaient à distance la foule immense qui accourait de toutes parts.

On attaqua vigoureusement l’incendie pendant que des engins épars continuaient à éclater. Aucun des sauveteurs, fort heureusement, ne fut blessé.

Bientôt, ils retiraient des décombres des corps dans un état horrible, déchiquetés, carbonisés, qui avaient été ceux d'hommes, de femmes, de jeunes filles. Parfois aussi ils découvraient des membres — des têtes, des ossements.

(Deux lignes censurées)

Ces restes lugubres furent transportés dans une salle de cinématographe de la rue Martin-Bernard, où ils furent disposés et. examinés à fin d'identification.

Pendant ce temps, des voitures d'ambulances emmenaient les blessés, dont le nombre dépassait la quarantaine, vers les hôpitaux Cochin et de la Pitié et vers les diverses installations de la Croix-Rouge. Quelques-uns purent fort heureusement regagner leur domicile après avoir reçu les premiers soins. Mais d'autres se trouvaient dans un état désespéré.

Pendant que l'on déblayait les ruines de l'usine arrivaient successivement M. Poincaré, Président de la République, accompagné du général Clergerie ; M. Albert Thomas, sous-secrétaire d'État des Munitions ; M. Malvy, ministre de l'Intérieur ; M. Laurent, préfet de police ; MM. Denys Cochin, député ; Monier, procureur de la République ; Adrien Mithouard et Lemarchand, président et vice-président du conseil municipal ; Henri Roussel, Varenne et Rebeillard, conseillers municipaux; Mouton, directeur de la police judiciaire ; Chanot et Guichard, respectivement directeur et directeur adjoint de la police municipale, etc. À cinq heures et demie, tout danger était écarté. Les pompiers arrosaient les décombres.

Les opérations de déblaiement commencèrent à la lueur des torches. Elles se poursuivront toute la nuit et occuperont, vraisemblablement, encore une partie de la journée d'aujourd'hui. Il sera, en outre, nécessaire de procéder à la réparation de la ligne de tramways porte de Vincennes-porte de Saint-Cloud dont la circulation est interrompue.


(*) Lorsque la censure s'exercait sur les textes, ceux-ci n'était ni réécrits ni recomposés. Un espace blanc subsistait à la place du texte supprimé. (NdE)


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