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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, la ligne de l'omnibus P (voiture jaune, lanternes rouge et rouge) reliait Charonne à l'ancienne barrière de Fontainebleau tandis que la ligne U reliait Bicêtre à la pointe Saint-Eustache par des voitures jaunes, lanternes vert et rouge


La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Drame de la jalousie - 1895

Drame de la jalousie

Le Gaulois — 22 octobre 1895

Jeanne Jennart, une jeune couturière demeurant rue Rubens, entretenait des relations avec un jeune sculpteur qui la délaissait ces jours-ci pour une nommée Henriette Ritter, demeurant rue des Chamaillards.

La jeune fille conçut un grand chagrin de cet abandon et jura de se venger de sa rivale. Sachant qu'elle la rencontrerait dans un bal de l'avenue de Choisy elle s'y rendait hier soir et, après avoir vidé un saladier de vin chaud pour se donner du cœur, elle plantait un couteau entre les épaules d'Henriette Ritter Celle-ci, grièvement blessée, a été transportée à la Pitié. La meurtrière a été arrêtée.


 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 Le Figaro ― 22 octobre 1915

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro ― 22 octobre 1915

Sur la demande du Bureau de la presse, nous avons dû nous abstenir, hier, de faire connaître la façon réelle dont s'était produite l'explosion qui a causé, rue de Tolbiac, tant de victimes et tant de désastres, il paraît que cette réserve n'est plus nécessaire aujourd'hui, car voici ce que dit notre excellent confrère le Journal des Débats :

L'usine ne fabriquait pas des grenades, comme on l'a dit. Les grenades lui venaient d'une fabrique voisine où elles étaient filetées, et elle était exclusivement destinée au chargement. A ce travail était employé un personnel d'environ cent cinquante ouvriers, dont quatre-vingts femmes et jeunes filles, la plupart âgées de moins de quinze ans. Quelques-unes de ces fillettes sont parmi les victimes.

Et le Journal des Débats publie en même temps ces justes réflexions :

La terrible explosion qui s'est produite hier rue de Tolbiac et qui a fait malheureusement tant de victimes mérite d'avoir un retentissement durable. Nous n'accusons, nous n'incriminons personne : nous nous bornons, comme c'est notre devoir et notre droit, à tirer une leçon des faits eux-mêmes. Il ne suffit pas de plaindre les victimes ; il faut éviter qu'il y en ait d'autres et prévenir le retour d'accidents semblables par la surveillance la plus rigoureuse et les mesures de précaution les mieux concertées dans la fabrication des explosifs.

Le choix et la surveillance du personnel employé à cette fabrication ; la guerre constante au relâchement, à l'accoutumance qui risquent d'émousser l'attention des hommes et peuvent amener des étourderies fâcheuses ou des négligences déplorables ; le souci quotidien et constant du travail bien fait, dans les conditions techniques les meilleures et sous les yeux des témoins et des juges les plus compétents ; des visites et des inspections fréquentes ; bref, un contrôle incessant et nécessaire : voilà, croyons-nous, les points principaux essentiels sur lesquels doit porter l'attention de tous ceux, quels que soient leur grade et leur poste, qui ont non seulement à s'occuper, mais à s'inquiéter de ces choses.

C'est une lourde responsabilité que celle des vies humaines.

***

Revenons aux faits eux-mêmes :

Les pompiers ont passé toute la nuit à fouiller les décombres. Au cours de ces recherches; une boite restée intacte a fait explosion, blessant deux personnes, le major de 2è classe Desandrés et l'adjudant Lejeune. Leurs blessures sont heureusement sans gravité.

Sur l'emplacement de ce qui fut l'usine, ce ne sont que décombres, tas de grenades, planches calcinées, armatures de fer tordues. Dans le voisinage immédiat, tout est détruit.

Aux environs de la place d'Italie, dans un rayon de deux ou trois kilomètres, les maisons portent les traces de l'explosion. L'école de. la rue Vandrezanne ne possède plus aucun carreau. Rue du Moulin-des-Prés., rue de la Butte-aux- Cailles, rue Bobillot, dans les rues avoisinant la place Paul-Verlaine, toutes les vitres ont volé en éclats. An commissariat de police, une forte porte en chêne et une canalisation de fonte ont été sérieusement endommagées.

Dans la matinée, MM. Laurent, préfet de police ; Lescouvé, procureur de la République ; Boucard,  juge destruction ; les docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, et M. Mouton, directeur de la police judiciaire, se sont rendus à la Morgue. Il y a là quarante-trois cadavres. Sept seulement ont pu être identifiés. Huit blessés qui ont succombé à l'hôpital portent à cinquante et un le chiffre des morts.

D'autre part, on compte cinquante- sept personnes blessées grièvement. C'est donc, jusqu'ici, cent deux victimes que la catastrophe aurait faites.

Au commissariat du quartier de la Maison-Blanche, rue Bobillot, des scènes douloureuses se sont produites pendant toute la matinée. De nombreux parents, des hommes, des femmes, des enfants même venaient s'informer si telle ou telle personne avait été blessée ou tuée par l'explosion.

Toute la journée, ce triste défilé a continué.

Dans l'après-midi, de Président de la République et M. Malvy, ministre de l'intérieur, se sont rendus auprès des blessés soignés à l'hôpital Cochin et au Val-de-Grâce.

M. Poincaré s'est immédiatement préoccupé devenir en aide aux familles que la catastrophe a le plus éprouvées. Il a distribué à titre personnel des secours s'élevant à 5,000 francs.

***

On nous prie de faire savoir que l'Association nationale des Orphelins de la guerre (permanence centrale, 40, quai d'Orléans) a décidé de considérer comme orphelins de la guerre les enfants des victimes de la catastrophe de la rue de Tolbiac et de les admettre dans ses colonies.

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Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

Dernières nouvelles


23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


24 octobre

Le Gaulois

Les victimes de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


25 octobre

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Un nouvelle victime

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


26 octobre

Le Journal

Nouvelle reconnaissance

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


27 octobre

Le Journal

L'aide aux victimes

Les suites judiciaires

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


28 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


29 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


31 octobre

Le Journal

En banlieue

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


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