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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.


En aout 1939, l'effondrement provoqué des derniers immeubles de la Cité Jeanne d'Arc servit à tester la résistance des abris souterrains conçus par la défense passive.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 L'eau est faite pour se laver. - 1913

L'eau est faite pour se laver.

Le Matin — 18 juin 1913

Algérien et musulman, Mohamed Haar a une prédilection marquée pour les bains froids. Il se promenait, hier, paisiblement rue de Tolbiac rêvant sans doute quelque houri du paradis de Mahomet, quand, soudain, il se trouva en face d'une fontaine municipale.

La chaleur était accablante, La tentation fut trop forte pour ce fils du Soleil. Prenant une brusque résolution, il se dépouilla de son burnous, enleva ses chausses et léger de vêture, il s'ablutionna.

Conduit au poste de police, Mohamed déclara être âgé de vingt-huit ans et se trouver actuellement sans domicile. Il manifesta, en outre, beaucoup d'étonnement de se voir l'objet d'une arrestation pour un acte qui, à idée, est banal et naturel. Il ajouta :

— Les roumis sont bien méchants d'empêcher le fidèle croyant de se laver !

Malgré ses protestations, M, Lacroix,  commissaire de police du quartier de la Gare, a envoyé Haar au Dépôt.




On recherche les causes de la catastrophe

Le Petit-Parisien — 21 octobre 1915

M. Boucard, juge d’instruction, a commencé l'enquête pour établir les causes de la catastrophe. Elles semblent difficiles à déterminer. Toute idée de malveillance parait, toutefois, dès à présent, écartée.

La fabrique sinistrée employait deux équipes de soixante-huit ouvrières chacune : l'une travaillant le jour, l'autre la nuit. A ce personnel venaient s'ajouter les agents techniques et les conducteurs.

Il se trouvait en tout, lors de la catastrophe, un peu plus de cent personnes dans l'établissement.

Le directeur, M. Billant, était à son bureau. Par un hasard miraculeux, il se releva indemne de sous les décombres et put s'échapper à travers l'incendie avec les survivants.

Un infirmier, prêtre soldat, qui passait à quelque distance de l'usine, nous lit le récit suivant :

— Je n'ai entendu qu'une seule explosion, ayant été renversé du coup et étant resté plusieurs minutes étourdi par ma chute. Lorsque je me relevai, une vision d'horreur que je n'oublierai jamais, s'offrit à ma vue devant moi. à quelques pas, une tête de femme sanglante m'apparut, à demi-écrasée. Elle avait été projetée à deux cents mètres environ.

Un incident qui n'a cependant aucun rapport avec la catastrophe a vivement frappé les témoins.

Quelques instants auparavant, un aéroplane passa au-dessus de l'usine. Quelques personnes ne manquèrent pas de tirer des conclusions fantaisistes de ce fait. Mais ce n'était pas un « taube ».


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