entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 octobre 1874 (un lundi), la Société municipale de Secours mutuels des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe, donnait, à 2 h., au théâtre des Gobelins, un concert au profit de sa caisse des retraites.


En 1897, il y avait un magasin de porcelaine au 196 de l'avenue de Choisy dans laquelle le cheval du fiacre n°7119 entra le 26 mars…


C'est en 1880 que commencèrent les travaux de construction de la gare de La Glacière-Gentilly sur la petite ceinture parallèlement à ceux de la gare de Grenelle.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 Effroyable explosion dans une usine - Le Matin – 22 octobre 1915
Le Matin – 22 octobre 1915

Effroyable explosion dans une usine à Paris

PRÈS DE 40 MORTS

Le nombre des personnes blessées dépasse cinquante

Dans la mesure où il nous a été permis de le faire, nous avons signalé, dans notre dernière édition d'hier, l'effroyable explosion qui s'était produite dans une usine de la rue de Tolbiac.

Voici des détails complémentaires sur ce terrible accident, qui a atteint les proportions d'une véritable catastrophe.

Il était exactement deux heures et quart de l'après-midi, lorsqu'une automobile pénétra dans l'usine Bilan, située au 174 de la rue de Tolbiac, pour y prendre une livraison.

Trois minutes après, deux formidables détonations, suivies bientôt d'une troisième, se produisaient, ébranlant tout le quartier de la Maison-Blanche.

Un immense nuage de fumée et une odeur caractéristique emplissaient l'atmosphère en même temps que des débris de toutes sortes venaient tomber des toits dans les rues; dans les cours des maisons, même situées à plus de deux cents mètres du lieu de l'explosion, toutes les vitres avaient volé en éclats. Une pluie de petits morceaux de fer s'était, en même temps, abattue sur le sol.

Effarés, les habitants se précipitaient au dehors. Les bruits les plus divers coururent, mais quelques minutes après on connut toute là vérité, et l'on sut que l'usine Bilan venait de sauter.

Les premiers secours

De tous côtés les secours affluèrent. Accourus les premiers, les pompiers des casernes de l'état-major, de Port-Royal, de Jeanne d'Arc, s'élancèrent parmi les décombres- pour tenter d'y sauver quelques malheureux.. On retira bientôt une vingtaine de cadavres, qui, aussitôt, furent transportés dans un cinéma, rue de Tolbiac, rapidement aménagé en dépôt mortuaire.

Des voitures d'ambulance arrivèrent de tous côtés et l'on y plaça de nombreux blessés qui, en toute hâte, furent dirigés sur les hôpitaux voisins.

Bientôt arrivèrent sur les lieux du sinistre le président de la République, le ministre de l'intérieur, les préfets de police et de la Seine, le président du conseil municipal, le général Clergerie, le colonel Cordier, des pompiers de Paris, M. Mouton, directeur de la police judiciaire et de nombreuses autres personnalités. Pendant que de toute part chacun s'employait au déblaiement des matériaux, et qu'un service d'ordre était rapidement organisé, M. Delanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, et son secrétaire, M. Dubié, procédaient à une enquête provisoire en attendant l'arrivée du parquet.

L'usine Bilan occupait un grand nombre d'ouvriers et d'ouvrières, deux cents environ: divisés en deux équipes de jour et de nuit.

168 femmes, 14 fillettes et 18 hommes y étaient employés.

C'étaient presque tous des habitants du quartier.

Les premières constatations établirent d'une façon très nette que l'explosion était due, à des causes purement accidentelles. On procéda alors à une enquête générale dans tout le quartier.

Les maisons voisines sont évacuées

Les immeubles situés du numéro 175 au 183 de la rue de. Tolbiac avaient tous beaucoup souffert. De vastes .hangars abritant une usine de construction, située en face de l'usine, s'étaient effondrés, et, le feu s'y était déclaré. Du même côté que l'usine, de nombreuses maisons étaient en partie détruites.

Rue Bobillot, la toiture d'un petit débit de vins, avait été enlevée. Les murs de la maison étaient, lézardés.

Rue du Moulin-des-Prés, rue Bobillot, rue de la Butte-aux-Cailles, et dans toutes les rues avoisinantes les vitres des maisons avaient été brisées. Le sol était jonché d'innombrables débris de verre et de bois.

L'immeuble qui abrite le commissariat le la Maison-Blanche avait particulièrement, souffert

Les fenêtres et les boiseries avaient été arrachées. Passage Tolbiac, deux hôtels menaçaient ruine, ainsi qu'une maison située rue da Moulin-des-Prés.

On dut faire évacuer les habitants de tous ces immeubles, par mesure de précaution.

Dans la soirée, des voitures mortuaires venaient chercher les corps des victimes et les transportaient à la Morgue.

La violence de l'explosion n été ressentie il une distance considérable. C'est ainsi qu’on a ramassé, à la porte de Bicêtre, des débris de fonte qui y avaient été projetés.

On ne connaît pas encore exactement le nombre des victimes il est malheureusement élevé.

Trente-cinq cadavres ont été transportés à la Morgue, parmi lesquels seize femmes et neuf hommes, plus dix débris informes.

Cinquante et un blessés sont soignés dans les hôpitaux. Deux d'entre eux sont morts peu après.

M. Boucard, juge d'instruction, est chargé de l’affaire.


Après la catastrophe
APRES LA CATASTROPHE

sans titre 2

Dans la presse

21 octobre

Le Figaro

Terrible explosion - nombreux morts et blessés

Le Petit-Parisien

Une usine explose

Funèbre défilé à la morgue

On recherche les causes de la catastrophe

Liste des blessés

Le Gaulois

Explosion dans une usine

Le Journal

Une catastrophe rue de Tolbiac


22 octobre

Le Figaro

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Gaulois

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac : on a une cinquantaine de morts à déplorer

Dernière heure

Le Journal

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Matin

Effroyable explosion dans une usine à Paris

Le Temps

L'explosion de la rue de Tolbiac

Dernières nouvelles


23 octobre

Le Gaulois

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

Au fil des jours (éditorial)

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


24 octobre

Le Gaulois

Les victimes de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien

L'explosion de la rue de Tolbiac

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


25 octobre

Le Journal

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Un nouvelle victime

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Figaro

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


26 octobre

Le Journal

Nouvelle reconnaissance

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


27 octobre

Le Journal

L'aide aux victimes

Les suites judiciaires

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


28 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


29 octobre

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


31 octobre

Le Journal

En banlieue

Le Petit-Parisien

La Catastrophe de la rue de Tolbiac


18 novembre

Le Gaulois

Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

Le Petit Parisien

Une requête en faveur des victimes de l'explosion


10 décembre

Le Gaulois

Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

Le Petit-Parisien

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

Un mort, cinq blessés


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte