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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1929, il y avait une maison de tolérance au 9 du boulevard Blanqui.


Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


 Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin — 12 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 12 décembre 1894

M. Gustave Louridon, marchand de vins, rue du Banquier, 19, rentrait chez lui, la nuit dernière, à une heure du matin.

Soudain, au moment où il sonnait à sa porte, trois individus qui passaient sur le même trottoir se jettent sur lui. En un instant ils lui passent une lanière autour du coup et dépouillent de tout ce qu'il porte dans ses vêtements.

Ms étaient déjà 'loin quand des gardiens de paix survenant le trouvèrent étendu à terre et râlant.

Transporté au poste de police des Gobelins, on put lui faire recouvrer connaissance.

L'état de M, Louridon .est grave.




Funèbre défilé à la morgue

Le Petit-Parisien — 21 octobre 1915

À cinq heures, exactement, les grilles de la morgue, auprès de laquelle un discret service d'ordre avait été organisé, donnèrent passage au premier fourgon des pompes funèbres, réquisitionné pour le transport des victimes. La lourde et sombre voiture entrait au pus des deux robustes chevaux qui la tiraient et venait se ranger au fond d'une petite cour toute grise où des hommes, la lance en mains, s'apprêtaient à asperger les cadavres pour les nettoyer et aider à leur identification.

Le corps ainsi amené était celui d'une jeune femme blonde, fine et jolie. Ses vêtements, déchiquetés, apparurent comme trempés de sang. Elle avait reçu plus de vingt blessures. De son sein droit, on retira un objet en fer qui avait pénétré de plusieurs centimètres en pleine chair. Dans l’amas sanglant qu'offrait, aux regards épouvantés, ce corps jeune, une main blanche, toute blanche, miraculeusement indemne de toute souillure, se crispait encore sur une lettre signée Jeanne et que l'infortunée, sans doute, lisait au moment où se produisit l'épouvantable catastrophe.

Plusieurs femmes, dont on a pu prendre le signalement précis de la tête, du corps, des vêtements, sont mises en bière, ainsi que quatre troncs de femmes et deux troncs d'hommes. rendus méconnaissables par les brûlures. Une seule femme a été reconnue à son arrivée, Mme Mocresset.

Le préfet de police, accompagné de MM. Paoli, secrétaire général Mouton, directeur de la police judiciaire; Guichard. directeur adjoint de la police municipale, vint saluer les victimes, qu'il assimila, dans un sobre et noble langage, à celles qui tombent pour la défense de la patrie. Le préfet de police demanda que tous les corps des victimes fussent exposés dans la salle des familles afin que les parents, les amis des défunts, pussent, dès neuf heures, défiler devant les cercueils.

On aligna ceux-ci avec précaution, dans cette petite salle toute blanche, sur deux rangées.

La petite salle, avec ses cercueils qui apparaissaient petits, drapés de blanc, ressemblait à un dortoir — à un dortoir où l'on se repose pour toujours…

Transformée en chapelle ardente, ornée de plantes vertes, de fleurs offertes spontanément par des personnes qui vinrent, furtives, accomplir cet acte de piété, la petite salle, avec ses cercueils qui apparaissaient petits, drapés de blanc, ressemblait à un dortoir — à un dortoir où l'on se repose pour toujours…

À dix heures, le préfet de police vint, une fois encore, donner quelques ordres relatifs à la visite des familles, qui pourront venir aujourd'hui, à la morgue, à partir de neuf heures. Il insista particulièrement sur la liste à dresser des domiciles et hôpitaux où se trouvent les blessés, afin que le Président de la République soit aujourd'hui, à la première heure, en mesure de leur rendre visite, ainsi qu'il l'a fait annoncer.

À dix heures un quart, M. Delavenne, conseiller municipal, s'informait, par téléphone, pour savoir si, au nombre des victimes, se trouvait M. Thomine. contremaître de l'usine. Déjà, dans l'après-midi, était venu, lui-même, pour lâcher de l'identifier, mais il n'avait pu se prononcer.


A L'HÔTEL DE VILLE

Dès l'annonce de la catastrophe. M. Adrien Mithouard, président du conseil municipal, s'était rendu, nous l'avons dit, sur les lieux.

À son retour à l'Hôtel de Ville, il a réuni les membres du bureau qui ont voté les fonds nécessaires aux premiers secours à accorder aux blessés et aux faillée des victimes.

Le président du conseil municipal aura une entrevue, aujourd'hui, avec M. Albert Thomas.


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18 novembre

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