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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.


L'actuelle rue Fagon a porté le nom de rue de la barrière des Gobelins.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


 L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac

AU PALAIS-BOURBON

L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien — 10 décembre 1915

Déposée depuis plusieurs semaines sur le bureau de la Chambre, l'interpellation de M. Navarre est venue hier en discussion. L'interpellateur a signalé les fautes qui, selon lui, été commises il a réclamé des sanctions contre les auteurs de ces fautes et il a demandé enfin quelles mesures étaient prises pour éviter de semblables catastrophes.

M. Navarre, se plaint qu'aucune autorisation n'ait été demandée pour l'installation de l'atelier de chargement d'explosifs et il rappelle — avec les dates — que des inspecteurs avaient constaté, le 22 juillet, que les prescriptions du préfet de police n'avaient pas été observées. D'autre part, l'endroit choisi était trop voisin de la voie publique par conséquent le danger était grand. Pourquoi le génie, dit. M. Navarre, n'a-t-il pas créé alors un dépôt intermédiaire pour le dépôt des matières explosives, car l'accumulation de ces matières rendait, de jour en jour, le danger plus réel.

Enfin, ajoute M. Navarre, il faut prendre des précautions pour l'avenir, et il faut aussi que l'État remplisse ses devoirs envers les sinistrés.

C'est M. Albert Thomas, sous-secrétaire d'État aux Munitions, qui répond à M. Navarre. Il explique d'abord pourquoi on a été obligé d'installer dans Paris une usine de chargement de grenades.

Au mois de mai dernier, dit-il, à la veille de grands événements, le grand quartier général nous demandait avec insistante de semaine en semaine, un approvisionnement de grenades.

On s'adressa à un petit mécanicien et on lui demanda de faire cette fabrication en grand. À côté de son petit atelier, il y avait un terrain libre qui fut utilisé, et c'est ainsi que fut créé l'établissement de la rue de Tolbiac.

M. Albert Thomas rappelle que, dès le mois de septembre, reconnaissant le danger d'un tel atelier dans Paris, on en créait à la Courneuve et à Bourges. Mais les demandes de l'armée étaient de plus en plus pressantes, il fallut conserver l'atelier de Paris.

Le sous-secrétaire d'État a fait faire une enquête. Il déclare qu'il a reconnu «que dans tous les services on avait été dominé par la nécessité de produire suivant les besoins de l'armée et d'envoyer au front toutes les munitions demandées ».

Les mesures prises sont celles-ci suppression de certains établissements à Paris et dans la banlieue; pour les autres, garanties que toutes les précautions sont prises.

En ce qui concerne la réparation des dommages, voici ce que M. Albert Thomas déclare :

Pour les dommages, la responsabilité pénale de l'État ne peut être engagée en rien, pas plus que sa responsabilité civile, car il y a fait de guerre.

Nous laisserons aux assureurs et assures le soin de remplir toutes leurs obligations.

D'autre part, nous apportons, d'accord avec le ministre de la Guerre, un texte au Parlement pour que des secours soient accordés à toutes les victimes.

Je terminerai, dit M. Albert Thomas, en disant à M. Navarre qu'autant que lui nous sommes soucieux de la sécurité et de la vie des travailleurs de nos usines, autant que lui nous suivons avec une grande sympathie l'effort admirable des femmes françaises.

Le gouvernement aura le souci de ménager les effectifs des usines autant que les effectifs de nos années et de concilier les exigences de la défense nationale avec la sécurité des travailleurs.

(Applaudissements.)

L'incident est clos après une courte réplique de M. Navarre.


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22 octobre

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18 novembre

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Obsèques des victimes inconnues


21 novembre

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10 décembre

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Interpellation du Gouvernement à la Chambre des députés

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L'interpellation de M. Navarre sur l'explosion de la rue de Tolbiac


L'accident du 23 juillet 1915

Le Petit Parisien

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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte