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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.


A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident à  la raffinerie Say - 1886

Accident à  la raffinerie Say

Le Figaro  ― 24 août 1886

Un accident des plus graves est arrivé hier, à la raffinerie Constant Say, boulevard de la Gare.

Au moment où un violent orage éclatait sur Paris, à trois heures et quelques minutes, une détonation stridente, suivie de cris de douleur, jetait l'alarme dans toute l'usine. Par une cause que l'on n'a pu définir sur le moment, un bouilleur s'est subitement déchiré, projetant au dehors un énorme jet de vapeur.

Cinq ouvriers se trouvaient près du générateur lorsque l'explosion s'est produite : ils ont tous été atteints. Ce sont les nommés Dominique Raveras,  Appino, Genglar, Oberto, italiens, et Paul Perré, français. Tous sont des jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans.

Les médecins et pharmaciens habitant le voisinage de l'usine sont accourus immédiatement et ont prodigué leurs soins aux blessés qui ont été transportés ensuite à l'hôpital de la Pitié.

Dans la soirée, deux des blessés ont succombé.

Une enquête a été ouverte immédiatement sur les causes, de cet accident.


 Perfectionniste - 1883

Perfectionniste !

Gil Blas — 5 aout 1883

M. V… employé du Chemin de fer d'Orléans, habitant rue Lahire, souffrait depuis longtemps d'une maladie incurable.

Les douleurs qu'il endurait devinrent telles qu'il prit la résolution de se suicider.

Hier soir,  vers cinq heures, il rentra chez lui et, après s'être tiré un coup de revolver dans la tête, il se pendit l'aide d'une corde au plafond de sa chambre.

M. V… était âgé de trente-huit ans.


 Logements à bon marché - 24 passage d'Ivry - 1896

Logements à bon marché

Pas de concierge !

Heureux locataires. — Un immeuble abandonné.

La Presse — 15 septembre 1896

Paris nous réserve toutes les surprises, et ses historiens, malgré leurs patientes recherches, n'arrivent que difficilement à nous signaler les faits bizarres, les trouvailles imprévues que les faits-divers nous révèlent chaque jour et par hasard.

On vient de découvrir qu'en plein cœur de la capitale il existe une maison habitée par une cinquantaine de locataires depuis plus de vingt ans et que cet immeuble n'a ni propriétaire ni concierge.

La place est au premier occupant ; les jours de terme y sont inconnus et les huissiers n'ont jamais eu à y exercer leur désagréable ministère.

La maison, sans doute oubliée à l'inventaire d'un propriétaire décédé il y a longtemps, était gérée par les habitants, qui s'entendaient parfaitement entre eux, et cet état de choses aurait pu durer encore longtemps si le service de la voirie ayant prescrit des réparations urgentes n'avait découvert que l'immeuble était devenu res nullius, comme on dit en droit romain.

*
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Qu'ils devaient être heureux ces locataires et quelle envie ils vont susciter, quand on apprendra les privilèges dont ils ont joui depuis si longtemps !

On sait combien les propriétaires sont peu sympathiques en général, surtout lorsqu'ils se montrent exigeants aux échéances du terme pour le paiement de la quittance.

On connaît la haine professée à l'en droit des concierges par un si grand nombre de locataires parisiens.

Le concierge, qui parait appartenir à un monde à part, constitue une véritable plaie pour nos immeubles. Son existence est à peine soupçonnée à Londres et nul doute que les Anglais, gens pratiques, ont reconnu tous les inconvénients qu'il y avait à la présence dans une maison de ce cerbère soupçonneux, souvent malintentionné, toujours grincheux, à qui l'on confie la garde de nos portes et de nos escaliers.

Quel paradis ce devait être que cette maison où tous les habitants; vivaient dans la paix et l'harmonie les plus par faites, M. Pipelet n'étant pas là pour sus citer la discorde !

*
*    *

Il est à craindre pour les occupants du 24, passage d'Ivry, qui avaient résolu de la façon la plus simple la question des logements à bon marché, laquelle a coûté tant de souci à certains philanthropes, que leur situation privilégiée ne dure plus bien longtemps.

On va faire des recherches aux bureaux des hypothèques, retrouver probablement des héritiers qui deviendront des propriétaires d'autant plus farouches qu'ils auront le regret des termes perdus depuis si longtemps, à moins que la maison, déclarée en déshérence, ne revienne à l'État. Dans ce cas, ses habitants redeviendront de simples locataires, gémissant sur la cherté des loyers.

Maurice Rémy

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