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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Pour aménager la Place d'Italie, une fois les pavillons Ledoux abattus, il fallut abaisser le niveau d'un des côtés de plus d'un mêtre et exhausser l'autre d'autant.


La place de Rungis porta un temps le nom de place Barrault.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


 Enfant blessé - 1911

Enfant blessé

Le Petit Parisien — 29 mars 1911

A onze heures du matin, boulevard Auguste-BIanqui, le jeune Marcel Buis, âgé de douze ans, demeurant chez ses parents, 36, rue de Reine-Blanche, est tombé sous un camion. Deux roues l'ont grièvement blessé. On l'a transporté à l'hôpital Cochin ; son état est inquiétant.


 La Butte aux Cailles - 1877

La Butte aux Cailles

Le Petit-Parisien — 30 novembre 1877

Paris en s'agrandissant tout à coup, en 1862, avait englobé toute une banlieue très vivante et qui n'était en quelque sorte que le faubourg de ses faubourgs. Mais à côté de ces quartiers populeux et industriels, la nouvelle ceinture des fortifications dotait Paris de vastes régions presque complétement inhabitées : le versent nord de la butte Montmartre, les carrières d'Amérique, la plaine de Monceaux, le plateau de Montsouris et enfin la Butte-aux-Cailles.

Le versant nord de la butte Montmartre, dans le dix-huitième arrondissement, commence à s'humaniser, grâce à la rue Cardinet et au boulevard Ornano ; les carrières d'Amérique, dans le vingtième arrondissement, disparaissent par le tracé de la rue des Pyrénées et de la rue Sorbier ; la plaine de Monceaux a fait place au quartier splendide que l'on sait ; il ne restait plus guère que le plateau de Montsouris et la Butte-aux-Cailles à « défricher. »

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles, vont déverser leurs eaux fangeuses et puantes dans les cuves des tanneurs établis sur leur parcours, et de là dans la Seine.

Au loin, pour horizon, l'hospice et le fort de Bicêtre, la redoute des Hautes Bruyères ; d'un autre côté. Paris tout entier, que l'œil découvre depuis la place du Trône jusqu'à la place de l'Etoile.

Entre les sinuosités arides d'un terrain crayeux et marneux, deux mares, grandes flaques d'eau, qui étaient jadis exploitées en glacières, quand l'hiver le permettait. Çà et là, quelque hutte, une masure mal équilibrée, au toit de chaume, laisse pénétrer le regard à travers ses lattes mal jointes et son crépi désagrégé, dans un champs inculte une chèvre chétive semble mendier à la terre avare de trop rares brins d'herbe desséchée. Une rue, de chaque côté de pauvres maisons à un ou deux étages, devant un jardinet où fleurit le tournesol ; les barreaux de bois des treillages enserrés dans la mauve sauvage et dans la vigne vierge.

Les habitants ! des chiffonniers, des portefaix, des bohèmes, dépenaillés, virant au hasard et du hasard les cabarets, des bouges ; les lieux de plaisir, des musettes où une mise décente n'est pas de rigueur.

Très pittoresque, mais pas très rassurante, cette semi-solitude. Et cependant, de par l'annexion, elle fait partie Intégrante de la « capitale du monde ».

Les grands travaux de voirie entre pris depuis plusieurs années vont totalement modifier son aspect. Déjà le parc de Montsouris a changé en jardins, sinon merveilleux, du moins très présentables, l'ancien plateau, si aride, si désolé ; les rues d'Alésia et de Tolbiac vont compléter cette transformation du côté de la Glacière et de la Butte-aux-Cailles.

La rue d'Alésia sera une large et belle voie.

Commençant à l'extrémité de la rue de Vouillé, à l'endroit même où la voie du chemin de fer de l'Ouest (rive gauche) traverse cette rue, elle se continue jusqu'à la rue de la Santé, après avoir passé par l'avenue du Maine, l'avenue d'Orléans », la rue de la Tombe-Issoire et longé le grand mur qui entoure les bâtiments de l'asile Sainte-Anne.

A cette extrémité même, c'est-à-dire à l'endroit où elle aboutit à la rue de la Santé, cette longue rue aura encore un prolongement dans la nouvelle voie qu'on est en train de jeter par-dessus la Bièvre, à mi-côte de la Butte-aux Cailles.

Pont de bois sur la Bièvre lors de la construction de la rue de Tolbiac (Source : Le Journal Illustré 1er janvier 1877)

Quelques mètres encore de terre du côté de la rue du Moulin-des-Prés et une pente douce jusqu'au niveau de la rue de la Santé, et la nouvelle vole sera virtuellement ouverte, la vallée comblée et deux quartiers, absolument séparés l'un de l'autre il y a à peine quelques mois, réunis et pouvant communiquer l'un avec l'autre en quelques minutes.

La rue de la Providence a à peu près disparu dans le tracé ; elle va être absorbée par la grande rue de Tolbiac. Quant à la rue de l'Espérance, elle est percée de part en part.

A la hauteur de la rue du Moulin- des-Prés, force a été de construire une voûte de façon à faire passer la nouvelle voie sur l’ancienne.

La voute passant au-dessus de la rue du Moulin des Prés. Au fond, le puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Cette voûte a de vingt-cinq à trente mètres de long sur douze mètres de largeur environ. Deux escaliers adjacents au mur de soutènement de la voûte sont déjà terminés et serviront à donner accès la partie supérieure dans la rue de Tolbiac.

D'ici à quelques semaines, il ne sera pas encore possible de passer sur la nouvelle voûte Il faut encore, auparavant, que la machine à vapeur amène bien des chariots de terre avant que le nivellement de la pente soit obtenu ; on a commencé, du reste, ouvrir la tranchée qui sépare la rue du Moulin-des-Prés de l'avenue d'Italie, et le tronçon sera très promptement accessible, jusqu'au petit passage Vandrezane.

Lorsque ces travaux intéressants seront terminés, Paris aura littéralement conquis sur des terrains sans valeur, et qui n'en pouvaient avoir dans leur état primitif, tout un immense quartier qui, peut-être, dans quelques années, ne le cédera en rien à ses superbes devanciers.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (1867)

Les grands travaux de l’édilité parisienne (1877)

La Butte aux Cailles se modernise (1924)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme - 1902

Un drame sanglant s'est déroulé hier soir, vers huit heures et demie, au n°204 de la rue de Tolbiac.
M. André Gastin, âgé de quarante-cinq ans, établi marchand de vins à cette adresse, avait cessé son commerce le mois dernier, mais il continuait d'habiter le rez-de-chaussée de l'immeuble.

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Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Lu dans la presse...

M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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