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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Enfant blessé - 1911

Enfant blessé

Le Petit Parisien — 29 mars 1911

A onze heures du matin, boulevard Auguste-BIanqui, le jeune Marcel Buis, âgé de douze ans, demeurant chez ses parents, 36, rue de Reine-Blanche, est tombé sous un camion. Deux roues l'ont grièvement blessé. On l'a transporté à l'hôpital Cochin ; son état est inquiétant.


 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


 La Butte aux Cailles - 1877

La Butte aux Cailles

Le Petit-Parisien — 30 novembre 1877

Paris en s'agrandissant tout à coup, en 1862, avait englobé toute une banlieue très vivante et qui n'était en quelque sorte que le faubourg de ses faubourgs. Mais à côté de ces quartiers populeux et industriels, la nouvelle ceinture des fortifications dotait Paris de vastes régions presque complétement inhabitées : le versent nord de la butte Montmartre, les carrières d'Amérique, la plaine de Monceaux, le plateau de Montsouris et enfin la Butte-aux-Cailles.

Le versant nord de la butte Montmartre, dans le dix-huitième arrondissement, commence à s'humaniser, grâce à la rue Cardinet et au boulevard Ornano ; les carrières d'Amérique, dans le vingtième arrondissement, disparaissent par le tracé de la rue des Pyrénées et de la rue Sorbier ; la plaine de Monceaux a fait place au quartier splendide que l'on sait ; il ne restait plus guère que le plateau de Montsouris et la Butte-aux-Cailles à « défricher. »

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles, vont déverser leurs eaux fangeuses et puantes dans les cuves des tanneurs établis sur leur parcours, et de là dans la Seine.

Au loin, pour horizon, l'hospice et le fort de Bicêtre, la redoute des Hautes Bruyères ; d'un autre côté. Paris tout entier, que l'œil découvre depuis la place du Trône jusqu'à la place de l'Etoile.

Entre les sinuosités arides d'un terrain crayeux et marneux, deux mares, grandes flaques d'eau, qui étaient jadis exploitées en glacières, quand l'hiver le permettait. Çà et là, quelque hutte, une masure mal équilibrée, au toit de chaume, laisse pénétrer le regard à travers ses lattes mal jointes et son crépi désagrégé, dans un champs inculte une chèvre chétive semble mendier à la terre avare de trop rares brins d'herbe desséchée. Une rue, de chaque côté de pauvres maisons à un ou deux étages, devant un jardinet où fleurit le tournesol ; les barreaux de bois des treillages enserrés dans la mauve sauvage et dans la vigne vierge.

Les habitants ! des chiffonniers, des portefaix, des bohèmes, dépenaillés, virant au hasard et du hasard les cabarets, des bouges ; les lieux de plaisir, des musettes où une mise décente n'est pas de rigueur.

Très pittoresque, mais pas très rassurante, cette semi-solitude. Et cependant, de par l'annexion, elle fait partie Intégrante de la « capitale du monde ».

Les grands travaux de voirie entre pris depuis plusieurs années vont totalement modifier son aspect. Déjà le parc de Montsouris a changé en jardins, sinon merveilleux, du moins très présentables, l'ancien plateau, si aride, si désolé ; les rues d'Alésia et de Tolbiac vont compléter cette transformation du côté de la Glacière et de la Butte-aux-Cailles.

La rue d'Alésia sera une large et belle voie.

Commençant à l'extrémité de la rue de Vouillé, à l'endroit même où la voie du chemin de fer de l'Ouest (rive gauche) traverse cette rue, elle se continue jusqu'à la rue de la Santé, après avoir passé par l'avenue du Maine, l'avenue d'Orléans », la rue de la Tombe-Issoire et longé le grand mur qui entoure les bâtiments de l'asile Sainte-Anne.

A cette extrémité même, c'est-à-dire à l'endroit où elle aboutit à la rue de la Santé, cette longue rue aura encore un prolongement dans la nouvelle voie qu'on est en train de jeter par-dessus la Bièvre, à mi-côte de la Butte-aux Cailles.

Pont de bois sur la Bièvre lors de la construction de la rue de Tolbiac (Source : Le Journal Illustré 1er janvier 1877)

Quelques mètres encore de terre du côté de la rue du Moulin-des-Prés et une pente douce jusqu'au niveau de la rue de la Santé, et la nouvelle vole sera virtuellement ouverte, la vallée comblée et deux quartiers, absolument séparés l'un de l'autre il y a à peine quelques mois, réunis et pouvant communiquer l'un avec l'autre en quelques minutes.

La rue de la Providence a à peu près disparu dans le tracé ; elle va être absorbée par la grande rue de Tolbiac. Quant à la rue de l'Espérance, elle est percée de part en part.

A la hauteur de la rue du Moulin- des-Prés, force a été de construire une voûte de façon à faire passer la nouvelle voie sur l’ancienne.

La voute passant au-dessus de la rue du Moulin des Prés. Au fond, le puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Cette voûte a de vingt-cinq à trente mètres de long sur douze mètres de largeur environ. Deux escaliers adjacents au mur de soutènement de la voûte sont déjà terminés et serviront à donner accès la partie supérieure dans la rue de Tolbiac.

D'ici à quelques semaines, il ne sera pas encore possible de passer sur la nouvelle voûte Il faut encore, auparavant, que la machine à vapeur amène bien des chariots de terre avant que le nivellement de la pente soit obtenu ; on a commencé, du reste, ouvrir la tranchée qui sépare la rue du Moulin-des-Prés de l'avenue d'Italie, et le tronçon sera très promptement accessible, jusqu'au petit passage Vandrezane.

Lorsque ces travaux intéressants seront terminés, Paris aura littéralement conquis sur des terrains sans valeur, et qui n'en pouvaient avoir dans leur état primitif, tout un immense quartier qui, peut-être, dans quelques années, ne le cédera en rien à ses superbes devanciers.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (1867)

La Butte aux Cailles se modernise (1924)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Un rôti de chien enragé - 1873

On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

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Une femme aux fers - 1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Amours séniles - 1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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La Jalousie d'un Vieillard - 1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Lu dans la presse...

Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement (1893)

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Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part. (1910)

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La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

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Assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

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Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

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La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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