Faits divers

 Grave affaire de fraude - 1904

Grave affaire de fraude

Le Journal ― 2 octobre 1904

Dans le quartier Croulebarbe. — Le trafic des sels dénaturés. — Une perquisition.

Depuis quelque temps déjà, M. Yendt, commissaire de police du quartier Croulebarbe, recevait de nombreuses plaintes au sujet d'une affaire de fraude vraiment singulière.

Les tanneurs, nombreux aux alentours de l'avenue des Gobelins, recevaient des individus qui leur achetaient à vil prix des sels dénaturés provenant de la fabrication des cuirs et peaux, et en faisaient un commerce clandestin.

Ces sels, en effet, sont frappés d'un droit, et les marchands les revendaient, sans solder l'impôt, à des prix dérisoires, et les produits servaient par la suite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes.

L'administration s'émut de ces faits, et une enquête fit découvrir, le trafic. Cependant, malgré les recherches entreprises, il fut impossible de trouver l'endroit où les sacs de sels ainsi détournés étaient amenés en attendant d'étre envoyés au loin.

Les choses menaçaient de s'éterniser, quand, à la suite d'une filature, le receleur fut découvert. C'était un nommé C... restaurateur, avenue des Gobelins. Les comparses apportaient petit à petit des ballots de marchandises, qui étaient ensuite remisés dans une arrière-boutique remplissant l'office de magasin.

Dès qu'il eut connaissance de ces faits, M. Yendt, accompagna des agents des contributions indirectes, se rendit chez M. C… et une perquisition fut opérée. Elle aboutit à la saisie de cent sacs de sels dénaturés, sur le point d'être expédiés.

M. C... protesta de sa bonne foi affirmant qu'il ignorait totalement la destination de ces ballots. Il n'en a pas moins été prié de se tenir à la disposition de la justice.

Une enquête est ouverte qui, sans doute, amènera l'arrestation des nombreux individus qui se livraient à ce trafic.

À lire également...

Mutilé par son amie

1914

Malgré cinq ans de vie commune, Émile Daucourt, polisseur, âgé de trente ans, et sa maîtresse, Marie Pécret, une forte femme de trente-cinq ans, ne formaient pas un couple parfait.

...


Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

...


La Folie de la Vitesse

1906

Un dramatique accident s’est produit, hier, vers deux heures de l’après-midi, boulevard Kellermann, sous les yeux de nombreux témoins qui ont été profondément impressionnés.

...


avenue des Gobelins

Avenue des Gobelins - En plein jour des malfaiteurs défoncent la devanture d’une bijouterie à l’aide d’un cric auto

1938

Il était un peu plus de 15 heures. De nombreux passants circulaient avenue des Gobelins toujours très fréquentée à cette heure de la journée.
À l'angle de l'avenue et de la rue de la Reine-Blanche, la bijouterie « À la Reine Blanche » étalait orgueilleusement dans ses sept vitrines de somptueux bijoux.

...

Saviez-vous que... ?

Le 7 juillet 1878, vers onze heures et demie, le sieur L..., charretier, route de Châtillon, altéré par la chaleur, était entré pour prendre un verre de vin, dans un cabaret, rue de l’Espérance, près la rue de la Butte-aux-Cailles (13e arrondissement). Quand il en sortit, après s’être rafraîchi, il ne retrouva plus son tombereau attelé de deux forts chevaux percherons.
Un audacieux roulotter l’avait emmené se permettait de conclure le quotidien Le Droit.

*
*     *

La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.

*
*     *

C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904.

*
*     *

Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

Le boulevard de la Gare (Vincent Auriol) vers la rue Jenner