Faits divers

 La mère aux joujoux - 1894

La mère aux joujoux

Le XIXe Siècle — 8 décembre 1894

Une scène très amusante avait rassemblé un millier de personnes, hier soir, à la fête de la place d'Italie.

Une rentière du quartier, Mme V. B., adore les enfants, elle est très charitable. Mais elle a également un petit défaut : elle aime un peu trop la liqueur. De plus elle est d'un tour de taille plus que respectable.

Donc, hier, en prévision de la fête de Noël, la brave rentière avait acheté une infinité de guignols, polichinelles, pantins articulés, s'en était fait une ceinture et portait également dans un panier une grande quantité de poupées.

La fête foraine de la place d'Italie en 1899

Tous ces achats la fatiguant, la brave femme avait rendu de nombreuses visites aux marchands de vin de la place pour reprendre des forces. Ayant beaucoup marché, beaucoup bu, en arrivant près du manège Pezon, elle voulut se reposera et, s'appuyant contre la baraque, elle s'endormit.

Les gamins, sortant de l'école, aperçurent la bonne femme et les joujoux, On devine avec quel empressement ils se jetèrent dessus.

Fort heureusement, un brigadier de la paix s'aperçut des faits. Il se hâta de requérir deux de ses agents. Mais impossible de bouger de place l'énorme dormeuse. On emprunta une brouette de larges dimensions, et c'est dans cet équipage que la veuve V. B. a été reconduite à son domicile.

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1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche

1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long.

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Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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rue Nationale

Le drame de la rue Nationale

1879

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.

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En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.

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C'est en 1880 que commencèrent les travaux de construction de la gare de La Glacière-Gentilly sur la petite ceinture parallèlement à ceux de la gare de Grenelle.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare