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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Une bataille sous une porte

1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Entre chiffonniers

1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder...

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rue Nationale

L’ouvrier enseveli dans un puits

1879

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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Avenue des Gobelins

Une bagarre au Théâtre des Gobelins

1892

Une bagarre s'est produite mercredi soir au théâtre des Gobelins, où, devant une salle comble, on jouait les Danicheff.

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Marché des Gobelins

Quadruple empoisonnement

1893

Une dame Choquenot, demeurant avec son mari, ouvrier cordonnier, et ses quatre enfants, rue du Moulin-des-Prés, envoyait hier matin un de ses petits garçons au marché des Gobelins pour acheter des arlequins, pour le repas.

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Un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936

Le drame de la rue de Tolbiac

Un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

Il était neurasthénique

Le Petit-Parisien — 1er juin 1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, à vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

Le drame s'est passé vers 10 heures, hier, au 5e étage du 63 de la rue de Tolbiac, domicile des époux Seguin. Uni depuis une quinzaine d'années, le ménage n'allait pas plus mal que tant d'autres et l'on peut même dire que les scènes étaient rares. Lui, originaire de Barbonne (Marne), veuf d'une première femme dont il avait eu un enfant, semblait avoir trouvé la consolation de son malheur avec Eugénie Guy-Montheil, née à la Croix (Aveyron), d'un an plus âgée. Mais il pouvait en être autrement en réalité et le regret d'avoir perdu sa première femme peut être à l'origine d'une neurasthénie qui n'a fait que s'accroître avec l'âge. En outre, Paul Seguin, déjà peu comblé par la nature, car il était de petite taille et contrefait, venait, paraît-il, de perdre son emploi de commis aux établissements Foucault au Kremlin-Bicêtre.

Les circonstances du drame

Quelles que soient les raisons, voici les faits.

M. Amédée Bussy, soixante ans, concierge de l'immeuble, était occupé hier à faire l'escalier, lorsqu'il entendit soudain Mme Seguin lui crier d'une voix angoissée du palier du cinquième :

— Venez vite, il m'a tiré dessus.

Le concierge se précipita. Il arriva à temps pour recevoir dans ses bras le locataire qui, le visage en sang et à bout de force s’effondrait. Police-Secours arriva bientôt. La blessée, atteinte la tempe, fut transportée â la Pitié, où devait bientôt la rejoindre son mari. Celui-ci fut, en effet, découvert dans une des deux pièces du logement, étendu inanimé et baignant dans son sang. Il portait une affreuse blessure à la tempe et devait, d’ailleurs, succomber quelques heures plus tard à la Pitié sans avoir repris connaissance. Sa femme, par contre, qu’on ne désespère pas de sauver, a pu être interrogée, hier après-midi, par M. Gaubac, commissaire du quartier de Maison-Blanche. Elle a expliqué que son mari était hanté depuis un certain temps par l'idée fixe qu'il souffrait d’une maladie incurable.

— J'avais tellement peur d'un malheur, ajouta-t-elle, que souvent je fouillais les poches de ses vêtements dans le cas où il s’y serait trouvé un revolver. Vers 10 heures, Paul m'a dit, alors que j'étais occupée au ménage : « Dépêche-toi, voyons, vas donc faire d’abord le lit. »

C'est à ce moment qu'il s’est approché de moi et qu'il m'a tiré, presque à bout portant, une balle dans la joue. J'ai entendu, presque aussitôt après une seconde détonation : je le vis tournoyer avant de tomber. Affolée et perdant beaucoup de sang, j'eus cependant la force de me traîner jusque la porte d'entrée que j’ouvris et de là, sur le palier.

Le fait que personne n'a entendu les détonations s'explique par le bruit que faisait l'appareil de T. S. F. des voisins au moment où se déroula le drame.


A lire également

Un mari qui tue sa femme

À lire également...

Quartier de la Gare

Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin

1934

Les bagarres de la cité Jeanne-d’Arc et celles d’AlfortviIle, après celles de Mantes démontrent péremptoirement l’existence par noyautages, d’une organisation frénétique dans la région parisienne.

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Boulevard de la Gare

Un coup raté

1891

L'avant-dernière nuit, vers trois heures du matin, une veuve Bricot, qui tient un garni 112, boulevard de la Gare, entendait tout à coup des cris provenant d'une chambre inoccupée de l'hôtel.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Strau

1932

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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Place des Peupliers

Des agents de police chassent un renard à coup de pèlerines

1939

Les enfants en venant jouer, hier vers 8 heures, dans le petit square situé au centre de la place des Peupliers (13e), aperçurent, à leur grand effroi, un renard dans les massifs...

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853. Il portait initialement le nom de pont Napoléon III.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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Le 13 décembre 1892, M. Béchu, porteur aux Halles, demeurant rue Beaudricourt, 28, apportait, au commissariat de M. Perruche, un obus chargé, enveloppé de papier qu’il venait de découvrir, â 5 heures du matin, contre la porte d’une maison rue de Tolbiac, à l’angle du passage du Moulinet.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

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  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
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  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

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  • Quai de la Gare, janvier 1910
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