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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Un ménage devenu la terreur des environs

1875

Rue du Moulin-des-Prés, non loin de la Bièvre, à l'angle du chemin qui conduit à la Glacière, habitait depuis longtemps un ménage qui était devenu la terreur des environs.

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On découvre dans un cinéma le cadavre coupé en morceaux de la petite Barbala disparue le mois dernier

1922

Un crime atroce qui ne peut être que celui d'un sadique ou d'un fou a été découvert l'avant-dernière nuit, au cinéma « Madelon », 174, avenue d'Italie.

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Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

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Porte d'Italie

Une fuite d'eau

1885

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

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Quartier de la Maison-Blanche

L'empoisonneur de la rue Cacheux

1896

Bien que septuagénaire, Alexandre Lemaire, journalier, demeurant 3, rue Cacheux, prenait pour maîtresse, il y a quatre ans, une femme G..., âgée de cinquante ans, et avait d'elle une petite fille.

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Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911

Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches (*)

Le Journal — 6 janvier 1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

Sept redoutables bandits qui appartiennent à la le bande des Tatoués de la Butte-aux-Cailles n, descendaient bruyamment des hauteurs de la rue Mouffetard où se trouve leur quartier général, pour prendre un « glasse» au bar de « La Boulette » situé à l'angle de l'avenue d'Orléans et de la place Denfert-Rochereau.

Mais « La Boulette », qui n'ouvre qu'à trois heures et demie du matin, pour le passage des maraîchers venant de la porte d'Orléans, avait encore ses volets clos. Ils s'apprêtaient à -mener grand tapage quand survinrent le sous-brigadier Raillard et les agents Minet, Léonard et Émile, du quatorzième arrondissement

Les « Tatoués de la Butte-aux-Cailles » se sentant en nombre, abreuvèrent les agents d'invectives et prirent la fuite. C'est alors que s'engagea une chasse à l'homme aussi mouvementée que tragique.

En un clin d'œil, les malandrins eurent éteint les candélabres. Dans la nuit opaque où se profilait sinistrement la prison de la Santé, ils tirèrent, au hasard, plus de vingt coups de revolver.

— Sortez les « rallonges » ! s'écria l'un d'eux, en tirant de sa poche un couteau.

Les agents ripostèrent et firent feu en Pair, dans le but de jeter l'effroi parmi leurs agresseurs. Pendant près d'un quart d'heure, on n'entendit que le crépitement des balles.

Au milieu d'une mêlée effroyable, on put,  cependant, opérer deux arrestations : celles de Pierre Berg, de nationalité luxembourgeoise, âgé de vingt-quatre ans, demeurant en garni 32, rue Samson, et Émile Berne, dit « la Terreur de la Butte-aux-Cailles »,  âgé de vingt-trois ans, 5, rue Bainville, qui est le chef de cette association de malfaiteurs.

On voyait si peu clair dans ce corps-à-corps que « la Terreur a tira à bout portant deux projectiles sur son acolyte Berg qui, atteint à la main droite et à la hanche, dut être transporté d'urgence à l'hôpital Cochin, où il est consigné à la disposition de la justice.

Berg est un habitué de ces rencontres car il a subi déjà trois fois l'opération de la laparotomie.

Quant à « la Terreur », il a été conduit devant M. Guichard, commissaire de police du quartier Montparnasse, qui, assisté de son secrétaire, M. Le Gai, procéda à son interrogatoire. Berg possède un casier judiciaire qui s'orne de huit condamnations. Son corps est couvert de-tatouages variés. Il porte, notamment, le signe de ralliement de la bande : une étoile, à la joue et à la main gauche. On a trouvé sur lui cinq couteaux à cran d'arrêt et deux revolvers.

Dans la soirée, il a été envoyé au Dépôt.

Le sous-brigadier Raillard, qui arrêtait, la semaine dernière, plusieurs cambrioleurs dans un dépôt de la rue de Vanves, a été grièvement blessé aux mains par le couteau des apaches. Quant à ses agents qui ont essuyé nombre de coups de feu, ainsi qu'en témoignent leurs képis roussis par le frôlement, des balles, ils ont été ainsi que leur chef, vivement félicités par l'officier de paix de l'arrondissement, M. Remongin.

Le service de la Sûreté est lancé à la poursuite des cinq autres « Tatoués » parmi lesquels se trouverait le « Grand Henri », individu très dangereux. Mais on ne possède sur eux que de values indices car « la Terreur » et son complice Berg se sont renfermés dans un mutisme absolu.


A lire également

Berg, « le tatoué de la Butte-aux-Cailles » s'est évadé de l'hôpital Cochin


* Géographiquement, cette bataille s'est déroulée sur la partie du Boulevard Arago appartenant au 14ème arrondissement mais a impliqué des ressortissants du 13e.
Pourquoi "Boulevard Liabeuf" ?
Jean-Jacques Liabeuf (né le 11 janvier 1886 à Saint-Étienne), cordonnier condamné pour proxénétisme, faits dont il se déclarait innocent, voulut se venger de ce qu'il considérait comme une injustice en assassinant des policiers, ce qu'il fit dès sa libération en tuant un agent de police du 4e arrondissement le 8 janvier 1910. Repris, jugé et condamné à mort le 4 mai de la même année, son exécution eut lieu boulevard Arago devant la prison de la Santé dans un climat insurrectionnel. Jaurès dénonça cette exécution comme un "crime".

À lire également...

Avenue des Gobelins

En jouant

1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

...


Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe

1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

...


Drame du revolver aux Gobelins

1913

Un drame passionnel s'est déroulé, hier, vers midi un quart, dans une chambre de l'hôtel du Nord, 13, rue des Gobelins.

...


Quartier de la Gare

Règlement de compte aux Deux-Moulins

1866

Il est un coin de Paris que les honnêtes gens ne connaissent guère et dans lequel nous ne leur conseillons pas de s'aventurer après la tombée du jour. Ce sont les alentours de la barrière de Fontainebleau. Il y a dans ces parages la rue des Deux-Moulins et la rue Saint-Honoré qui sont comme le quartier général de tout ce qui reste aujourd'hui de truands, de rôdeurs, de repris de justice, de vagabonds et de voleurs : cette population est un vrai gibier de potence.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.

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*     *

Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.

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C'est le 17 décembre 1897 que le sort du marché couvert de la place d'Italie fut scellé. Le conseil municipal de Paris approuva, ce jour, sa desaffectation et la création d'un marché découvert sur le boulevard d'Italie lequel, plus tard, prendra le nom de Blanqui.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

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  • Le drame de la rue Albert
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  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
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  • Le jardin des Gobelins
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  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
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  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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