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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

La veillée tragique

1915

Les gardiens de la paix Savineau et Grassi étaient de service hier matin vers cinq heures, rue de Tolbiac, lorsqu'ils virent apparaître, échevelé et les yeux hagards, l'ouvrier cordonnier Hippolyte Delmas

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On n’a pas encore retrouvé l'assassin de Suzanne Barbala

1922

C'était jour de marché, hier matin, avenue d'Italie...

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Place d'Italie et ses alentours

Combat de « Terreurs »

1897

Une bande d’une dizaine de souteneurs étaient venus hier de Charonne pour s’amuser dans le quartier d’Italie, mais les gars de la Maison-Blanche virent cette invasion sur leur territoire d’un mauvais œil.

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Boulevard Kellermann

Double accident

1898

Un grave accident, dû à l’imprudence des victimes, est arrivé avant-hier soir à deux jeunes cyclistes, sur le boulevard Kellermann.

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Quai de la Gare

L’affaire de l’impasse des Hautes-Formes

1908

Aux confins du quartier de la Gare, rue Baudricourt, s'ouvre l'impasse des Hautes-Formes.
Voie étroite et tortueuse, bordée de masures sordides, cette cité est presque entièrement habitée par des chiffonniers. C'est dans ce décor, digne du pinceau d'un Raffaelli, que se sont déroulées, hier soir, les scènes que nous allons raconter.

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Une famille empoisonnée à la Maison Blanche (1907)

Le repas fatal

Une famille empoisonnée à la Maison Blanche

Le Parisien — 18 juillet 1907

Après avoir mangé du foie de mouton, un bébé de deux ans succombe et sa grand-mère le suivra sans doute dans la tombe. — Sept autres personnes, dont quatre enfants, sont gravement malades.

Au delà de la place d’Italie, au bout du quartier de la Maison-Blanche, s’étendent de vastes terrains où toute une peuplade de pauvres gens se sont établis. Vraie cité de misère, les masures de ces déshérités se dressent bâties de débris de toutes sortes parmi de maigres jardinets encombrés de détritus.

C'est dans ce coin pittoresque, au numéro 28 de la rue Damesme, qu’habite la famille Lœillet, qui vient d’être cruellement éprouvée Après avoir mangé du foie de mouton malsain, ces personnes ont ressenti des symptômes d’empoisonnement. Le père, M. Loeillet, sa sœur et quatre de ses enfants sont actuellement hors de danger. Mais la mort a enlevé le plus jeune de la famille, le petit Lucien, et menace encore la grand’mère qui est septuagénaire.

La famille Loeillet

Après la mort de sa femme, M. Achille Loeillet resta seul avec quatre enfants : Henriette, qui venait d'atteindre sa neuvième année ; Louis, qui n’en a pas encore sept, Georges et Lucien, un bébé de deux ans. Le veuf exerçait le dur métier de chiffonnier et habitait rue de Parvis, à Gentilly. Comme il ne pouvait veiller sur sa nichée, sa mère, Mme Agathe Loeillet, lui vint en aide en exerçant sur les petits la surveillance nécessaire.

La grand’mère possédait une baraque rue Damesme. Elle y vivait avec sa fille Léontine qui, de son côté, avait une fillette de trois ans, la petite Lucienne. Malgré ses charges, malgré l'exiguïté de son habitation, Mme Agathe Lœillet recueillit les petits.

Le père travaillait ferme. Mme Lœillet, sa sœur, couturière de son état, veillait souvent ; grâce à leurs efforts combinés, les bébés mangeaient à leur faim.

Une nuit horrible

Mercredi soir, M. Lœillet vint voir ses enfants. Sa mère le retint à dîner. Elle avait acheté du foie de mouton chez un boucher de la rue de la Fontaine-à-Mulard, et l’avait préparé selon le goût de son fils.

À huit heures, la famille se mettait à table, lorsqu’une voisine frappa à la porte de l’humble logis. C'était une arme de Mlle Lœillet, une piqueuse de bottines, Mlle Boissonnade, demeurant 16, rue Bourgon. On l’invita à dîner. Elle accepta.

La grand-mère apporta le plat de foie, et tout d’abord servit le petit Lucien qui, gloutonnement, dévora sa part. Les autres enfants et les grandes personnes commencèrent à manger Mais dès les premières bouchées, elles repoussèrent leurs assiettes avec dégoût : le foie était amer et produisait une brûlure dans la gorge el dans l’estomac.

Pris de nausées, les enfants d’abord, puis leurs parents quittèrent la table. Inquiète, Mme Lœillet envoya son fils Louis chercher du lait dont tout le monde but.

Momentanément, ces braves gens furent soulagés et se couchèrent. Mais la nuit fut horrible pour eux, car bientôt leurs douleurs reprirent plus violentes.

Le petit Lucien surtout souffrait atrocement. À cinq heures, le malheureux petit fut pris de spasmes effroyables et rendit le dernier soupir, tandis que la grand-mère, après avoir gémi toute la nuit, entrait en agonie.

Ils étaient empoisonnés !

Un peu tard, peut-être, les voisins coururent prévenir le docteur Mougenot.

Le médecin n'eut aucun mal à établir la cause du décès du petit Lucien. L’enfant avait succombé à une intoxication.

En toute hâte, il s’occupa d'éviter de nouveaux décès Par des soins énergiques, il fit revenir à elle l’aïeule, puis fit absorber un énergique antidote aux autres malades. Lorsqu’il quitta la masure, seule, la grand-mère était encore en danger de mort, mais elle refusa de se laisser conduire à l'hôpital.

Cependant, le permis d'inhumer ayant été refusé pour le jeune Lucien Lœillet, M. Pélatan, commissaire du quartier de la Maison-Blanche, fut informé par le bureau des décès de la mairie du treizième arrondissement.

Le magistrat, accompagné de M. Bénin son secrétaire, se transporta aussitôt 28, rue Damesme.

Il interrogea M. Lœillet et sa famille, ainsi que Mlle Boissonnade, leur invitée.

Tous affirmèrent qu’ils n’avaient rien mangé autre que le foie, et que, dès qu'ils en eurent absorbé une bouchée seulement, ils se sentirent indisposés et durent quitter la table.

Ces déclarations étaient formelles : M. Pélatan saisit les restes du foie, la casserole en fonte avant servi à le faire cuire et les envoya au laboratoire de toxicologie.

Puis, après avoir fait transporter à la morgue, aux fins d’autopsie, le corps du petit défunt, il manda à son cabinet M Viard, le boucher de la rue de la Fontaine-à-Mulard.

M. Viard se défend

M. Gaston Viard est âgé de quarante-deux ans. Il est originaire de Melun. Marié et père de quatre enfants, il est installé marchand boucher au numéro 4 de la rue de la Fontaine-à-Mulard depuis plusieurs années. Il jouit dans le quartier de la meilleure réputation. C’est chez lui que fut acheté le foie de mouton qui empoisonna la famille Lœillet.

— C’est Mme Léontine Lœillet, déclara-t-il, qui est venue à ma boutique, mercredi soir, vers six heures. Elle m’acheta une livre et demie de soie moyennant 1 fr 05.

Ma marchandise était de bonne qualité et parfaitement fraîche.

Je l’avais achetée, la veille, aux abattoirs de la Villette. Je ne comprends rien à ce qui s’est passé.

En attendant les résultats de l'autopsie, M. Viard a été invité à se tenir à la disposition de la justice. Il est inculpé d'homicide par imprudence.

À lire également...

Rue des Cordelières

Une bande d'aigrefins

1897

Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables...

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Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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La justice suit deux pistes

1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853. Il portait initialement le nom de pont Napoléon III.

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C'est sur l'insistance d'Émile Deslandres représentant du 13e arrondissement que le conseil municipal de Paris accepta de conserver le nom cinq fois séculaire des Reculettes à la rue résultant de l'élargissement de cette ruelle si pittoresque.

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Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était le 15 juillet 1895.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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