Faits divers

 À la Butte-aux-Cailles - 1851

À la Butte-aux-Cailles

Le Siècle — 13 septembre 1851

M. Veau, employé à l'octroi de Montrouge, regagnait avant hier, vers onze heures du soir, son domicile situé près du lieu-dit la Butte aux Cailles, commune de Gentilly.

Détail d'un plan édité en 1852

Comme il traversait la plaine, trois individus qui s'étaient tenus cachés derrière des arbres s'élancèrent sur lui et le frappèrent à la tête avec des bâtons dont ils étaient-armés.

M. Veau étant tombé sous leurs coups, ils lui enlevèrent sa montre et se mirent à le fouiller. N'ayant trouvé dans ses poches que deux pièces de cinq francs, ils parurent irrités de ce que le butin était aussi peu important, et ils se vengèrent de leur déconvenue en maltraitant de nouveau leur victime.

À ce moment, M., Cerise, propriétaire d'une carrière des environs, arrivait dans la direction du boulevard. Entendant des cris de détresse, il accourut ; mais, à son approche, les malfaiteurs prirent la fuite, après que l'un d'eux eut dit assez haut en parlant de celui qu'ils venaient de dépouiller : « Laissons-le, il a son affaire. »

Après avoir aidé M. Veau à gagner une maison où des secours, lui furent donnés, M. Cerise se rendit chez le commissaire de police de la commune, auquel il remit une casquette qu'il avait ramassée sur le lieu de l'attaque. Cette casquette a été reconnue par plusieurs personnes pour celle dont était coiffé un individu de mauvaise mine qu'on avait vu rôder dans la journée avec plusieurs autres vagabonds, accompagnés d'une femme et d'un enfant.

Des recherches sont faites pour découvrir la retraite de ces malfaiteurs, qui ne peuvent tarder à être arrêtés.

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.

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En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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Le 26 aout 1866, un important incendie se déclarait dans l'entrepôt de la compagnie des omnibus situé rue Tiers (actuelle rue Paulin Méry), derrière la place d'Italie, entrainant l'évacuation en urgence de 80 ou 250 chevaux selon les sources.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦