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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Champion de boxe

1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

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On découvre dans un cinéma le cadavre coupé en morceaux de la petite Barbala disparue le mois dernier

1922

Un crime atroce qui ne peut être que celui d'un sadique ou d'un fou a été découvert l'avant-dernière nuit, au cinéma « Madelon », 174, avenue d'Italie.

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rue Nationale

L’ouvrier enseveli dans un puits

1879

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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A la butte-aux-Cailles

L'Affaire de la Rue Buot

1898

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort, survenue dans des circonstances singulières, d’une femme D..., née Joséphine Victorine D..., âgée de trente-sept ans, demeurant 12, rue Buot (treizième arrondissement).

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Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Sauvés des ténèbres - 1863

Sauvés des ténèbres

Le Siècle — 20 mars 1863

Les romanciers ont souvent effrayé notre imagination en nous racontant les terribles angoisses d'un homme égaré dans les catacombes, errant dans ces immenses solitudes, sans guide, sans lumière, en proie aux horreurs de la faim. Les optimistes n'ont vu dans ces récits émouvants que des scènes à effet qui pouvaient bien avoir lieu autrefois, mais qui aujourd'hui, grâce à la sollicitude de l'administration, ne doivent pas se renouveler.

Plusieurs accidents de ce genre, enregistrés par les journaux, sont malheureusement venus nous démontrer que, malgré toutes les mesures prises par les autorités, il restait encore beaucoup à faire. Ces réflexions nous ont été suggérées par un fait récent qu'on vient de nous communiquer.

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

Croyant à quelque heureuse trouvaille, il s'approcha et reconnut que cet objet n'était autre que la lame d'un couteau passée à travers les barres d'une de ces trappes ou plaques en fer placées çà et là dans les environs de Paris, et servant à jeter un peu de lumière dans certains carrefours des catacombes.

En se baissant, il entend un peu de bruit et distingue la voix affaiblie d'un homme appelant au secours.

Aussitôt il se précipite chez un marchand de vin du voisinage, et revient accompagné du marchand de vin et d'un ouvrier avec lesquels, à l'aide d'une pince en fer, il soulève la trappe en un instant.

Alors un spectacle émouvant s'offre aux regards de ces trois personnes. Une sorte de puits, dont le fonds se perdait dans l'obscurité, était béant devant eux, et à l'ouverture se tenait cramponné, les mains ensanglantées, la figure bouleversée par la terreur, l'homme qui avait appelé au secours. On le saisit par les bras, on l'enlève ; mais à peine en sûreté, et avant même de remercier ses libérateurs, le malheureux se penche sur le gouffre comme pour y chercher quelque chose.

Avec cet instinct merveilleux qui, en de semblables circonstances, distingue la population parisienne, on devine qu'un autre homme à délivrer doit être là, à une profondeur que les ténèbres ne permettent pas d'apprécier. On apporte des cordes qu’on jette dans le soupirail, et bientôt on en retire un malheureux, plus affaibli encore que le premier.

Après s'être un peu remis, ils racontèrent qu'ils étaient ouvriers carriers. Entrés lundi, vers midi dans les catacombes par la rue du Château-des-Rentiers, au Petit-Ivry, près de la barrière des Deux-Moulins, pour y exécuter quelques travaux, leur lampe s'éteignit, et ils s’aperçurent avec effroi qu'ils n'avaient pas d'allumettes.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Zone comprise entre la place des Alpes, la place d'Italie et les abattaoirs du boulevard de l'Hôpital.

Ils avaient essayé de revenir sur leurs pas, mais, s'égarant de plus en plus dans les méandres de ce dédale sans fin, ils avaient erré ainsi au hasard et sans nourriture jusqu'à sept heures et demie du matin.

Alors ils avaient aperçu un peu de jour filtrant à travers l'une de ces trappes dont nous avons parlé. Cette trappe était placée à environ soixante-dix pieds de hauteur.

Celui des deux ouvriers qui avait conservé le plus de sang-froid et de vigueur se cramponna des pieds et des mains aux parois des murs, en grattant avec son couteau les joints des pierres pour y introduire les ongles. — Après des efforts inouïs de courage, il était parvenu jusqu'au sommet, pendant que son camarade, plus affaibli et incapable de le suivre, s'affaissait sur le sol.

Arrivé là, le malheureux avait d'abord cherché, mais inutilement à soulever la trappe à l’aide de son couteau ; puis il en avait énergiquement maintenu la lame en l’air au niveau du pavé, espérant qu'en tournant l'instrument entre ses doigts il attirerait par ce moyen les regards de quelque passant.

C'est grâce à ce signal, en effet, qu'il a été permis de les secourir, de les sauver tous deux.

Ajoutons qu'après avoir apporté dans cette délivrance le plus grand zèle, avoir même exposé sa vie, le cocher Dumoutier ne voulait même pas donner son nom aux personnes que son dévouement avait profondément touchées.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Un trou de service est effectivement porté sur ce plan sur le boulevard de l'Hôpital à la hauteur du marché aux chevaux

Le titre a été ajouté. (NdE)

À lire également...

Rue Barrault

Un jeu dangereux

1897

Le jeu que les gamins appellent « bourdouler » consiste se laisser rouler le long d'un talus.
Une dizaine d'enfants se livraient hier après-midi, vers deux heures, à ce divertissement au bord de la Bièvre, du côté de la rue Barrault.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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A la butte-aux-Cailles

L'Affaire de la Rue Buot

1898

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort, survenue dans des circonstances singulières, d’une femme D..., née Joséphine Victorine D..., âgée de trente-sept ans, demeurant 12, rue Buot (treizième arrondissement).

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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L'avenue des Gobelins mesurait, à son inauguration, 880 mètres de long sur 40 de large.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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Dans le projet initial élaboré en 1860-1861, le chemin de fer de ceinture rive gauche devait franchir la vallée de la Bièvre grâce à un viaduc de 800 mètres de longueur reposant sur des arches de 10 mètres d'ouverture et d'une hauteur maximale de 15 mètres.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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