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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les étrangleurs des Gobelins

1895

C'est sous cette sinistre appellation qu'on désignait dans; le treizième arrondissement; la redoutable bande de malfaiteurs qui, la nuit venue, se répandaient dans les divers quartiers de cet arrondissement...

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Avenue des Gobelins

Scène surprenante avenue des Gobelins

1874

Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel.

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Rue du Moulin-des-Prés

La fin d'un Ivrogne

1903

Des agents trouvaient hier matin rue du Moulin-des-Prés, au-dessous du pont de la rue de Tolbiac, le corps d'un homme âgé d'une vingtaine d'années qui gisait sans connaissance au milieu d'une mare de sang. Ils le transportèrent aussitôt au poste central du treizième arrondissement, où le malheureux expira peu de temps après sans avoir repris connaissance.

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Près des fortifications

Le drame du boulevard Masséna

1882

Une effroyable tragédie, dont le dénouement n'est que trop prévu, met en ce moment en émoi les habitants de la partie du treizième arrondissement qui confine aux fortifications.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930

UN DRAME MYSTÉRIEUX

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Paris-Soir — 4 mars 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman. Cependant, comme il demandait une pente chambre pas chère, la patronne crut comprends qu'il s’agissait d’un garçon momentanément gêné et lui donna, dans le bâtiment de derrière, une petite pièce sommairement meublée que le Yougoslave jugea très suffisante. Il acquitta le loyer d'une semaine et commença de mener une existence régulière. Il sortait tard de chez lui et rentrait de bonne heure. Il n'adressait jamais la parole à personne. Il ne recevait ni visite, ni lettre. Bientôt on se désintéressa de ce singulier locataire.

Tout ce qu'on savait, c'est qu'il avait, logé auparavant dans un hôtel situé au 50 de la rue du Commerce, à Grenelle.

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*           *

Ce matin, à 6 h. 10, six détonations retentirent dans la chambre de l'inconnu. Les voisins se précipitèrent et trouvant la porte ouverte, pénétrèrent dans la pièce. Jean Werner gisait sur le parquet raide mort. Il était tout habillé. Quant à son ou à ses agresseurs, ils avaient disparu.

Alertée, la patronne déclara qu'on avait ouvert la porte à 5h.30, comme de coutume, la maison comptant de nombreux locataires ouvriers qui gagnent tôt leur travail. Sans doute, l'inconnu avait pénétré sans bruit, s'était dirigé directement vers la chambre du Yougoslave. Un voisin se souvint avoir entendu frapper. Tout de suite Werner ouvrait, l'autre tirait et, son crime accompli, prenait la fuite.

On juge de l'émotion qui s'empara du quartier. Un agent, alerté, prévint le commissariat de la Maison-Blanche, qui dépêcha sur les lieux l'inspecteur chef Ballerat, lequel s'empressa de procéder aux premières constatations.

Tout d'abord il fut établi que l'infortuné Werner avait été touché de balles de différents calibres, les unes de 9 m/m, les autres de 6 m/m 35. La mort avait été foudroyante. L'assassin avait tiré avec sauvagerie, même lorsque sa victime était déjà tombée. On retrouva en effet une balle qui, ayant traversé le plafond, s'était perdue dans la chambre du dessous.

Différents papiers furent découverts dans la chambre, la plupart au nom de Joseph Werner, mais aussi une carte d'identité établie à Zagreb, au titre d'un certain Smaïl Alikoffie.

Aucun tiroir, aucun meuble n'avait été fouillé et, et dans la poche du veston du cadavre, on retrouva une petite somme d'argent qui devait représenter tout son avoir. Il ne s'agit donc point d'un vol à main armée, mais plutôt d'une vengeance et peut-être d'un crime politique. Il est probable que l'enquête policière nous éclairera.

La Butte aux Cailles

La tâche des inspecteurs n'en demeure pas moins singulièrement difficile. Un seul point pourrait les éclairer.

À 6 heures du matin Werner était habillé de pied en cap et prêt à sortir. Il pouvait donc attendre une visite.

D'autre part, le fait d'avoir élu domicile dans cet hôtel perdu et nullement en rapport avec sa situation prouverait que le malheureux avait certaines raisons de se cacher.

Enfin, nous nous sommes rendu rue du Commerce, au numéro 50, où le Yougoslave avait assuré avoir habité. Or, dans cette rue le numéro 50 n'existe pas et dans les maisons voisines, nul ne connaît le nom même de Werner.


A lire également :

L'article du 5 mars 1930

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Le drame de la rue Corvisart

1905

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

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Un bien triste individu

1895

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard.

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Quartier de la Gare

Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés

1935

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Cité Jeanne d'Arc

Surprenante découverte

1899

Hier, à huit heures du matin, le concierge d'une des plus grandes cités ouvrières de Paris, passage Thuilleux, situé entre les rues Nationale et Jeanne-Darc, 13° arrondissement, étonné de ne pas avoir vu depuis plusieurs jours un de ses nombreux locataires...

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Cinq ponts relient le XIIIème et le XIIème arrondissement, à savoir : pont National, pont de Tolbiac, pont de Bercy, pont Charles de Gaulle, pont d'Austerlitz auxquels on peut ajouter le viaduc de la ligne 5 du métropolitain.

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La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.

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Lorsque le Président de la République Félix Faure inaugura, le 15 juillet 1895, le pont-viaduc de Tolbiac au-dessus des voies de chemin de fer de la Compagnie d’Orléans, celui-ci était déjà en service depuis plus d’un an. Dans le même temps, s’achevait la construction du pont Mirabeau à l’autre bout de Paris et l’on pouvait désormais envisager la construction d’un tramway électrique allant du pont Mirabeau au pont de Tolbiac soit une longueur de 9 kilomètres. Ce tramway, qui porta le numéro 123-124, fut le dernier à circuler dans Paris.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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