Dans la presse...

 La transformation de Paris-Austerlitz - 1929

La transformation de Paris-Austerlitz

On va créer une gare-annexe

Le Petit-Journal — 15 juin 1929

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique.

Panorama de la Gare d'Austerlitz depuis le boulevard de la Gare

Dans cet ordre d'idées, la compagnie d'Orléans a déjà beaucoup fait. Les vieilles masures qui, entre la station d'Orléans-Ceinture et le boulevard de la Gare, abritaient les machines à vapeur, ont été jetées bas. Les habitants de la rue du Chevaleret les ont vues tomber sans regret, car de leurs toits s'échappaient sans cesse, de jour et de nuit, une fumée noire, épaisse, qui pénétrait dans les logements et noircissait les façades des maisons.

Aux lieu et place de ces masures, c'est maintenant tout un enchevêtrement de voies ferrées pour la réception des trains de denrées et pour l'attente du matériel vide de voyageurs. Au delà des anciennes fortifications, vers Ivry, sont reportés les services perfectionnes de formation des express, de l'entretien et d'un double dépôt de machines électriques et à vapeur. Pour faciliter les manœuvres, une large trouée est en voie de construction sous le pont Masséna, ce qui permettra aux machines circulant entre leur dépôt et la gare d'Austerlitz de ne pas cisailler les trains en manœuvre.

Toutes ces transformations ont pour but de soulager la gare d'Austerlitz des services qui l'encombraient et qui empêchaient de l'agrandir, en raison de ses limites, d'un côté par la Seine, de l'autre par les dépendances de l'hospice de la Salpetrière. Car tout l'effort de la direction de la compagnie d'Orléans, pour le développement de ses services, se porte sur Austerlitz, l'extension de la gare Paris-Orsay, sous l'hôtel de la Légion d'honneur, étant irréalisable.

Les ateliers de la Compagnie d'Orléans vus de la rue du Chevaleret

On se préoccupe donc, actuellement, sur l'emplacement des anciennes messageries, de faire une gare-annexe en cul- de-sac, d'où arriveront et partiront des trains de banlieue et de grandes lignes, trains nouveaux, nous a assuré l'aimable secrétaire général de la compagnie, M. Fredault, qui ne modifieront nullement le mouvement actuel entre Austerlitz et Orsay, la station de Paris-Pont-Saint-Michel restant le point le plus important des services voyageurs de banlieue.

L'entrée et la sortie de la nouvelle gare-annexe seront aménagées, quai d'Austerlitz, de façon à donner aux voyageurs toutes communications rapides avec les moyens de transport existant : métropolitain, tramways, autobus, etc... dont il était l'objet.



Dans la presse...


Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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Les fêtes de Jeanne d'Arc dans le 13e

Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France. (1913)

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La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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Avis à la population

Il est établi dans le 13e arrondissement des cantines pour le service des militaires qui montent la garde sur les remparts. (1870)

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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Gustave Geffroy (1855-1926) fut directeur de la Manufactures des Gobelins. Il n'est donc pas anormal que la rue qui porte son nom soit situtée tout près de celle-ci.

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600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.

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C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦