Faits divers

 Le drame de la rue Dunois -1892

Le drame de la rue Dunois

Le Radical ― 16 avril 1892

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont un maraîcher de la rue Dunois, M. Duchefdelaville, se prétendait victime de la part de sa femme et de son domestique, s'est poursuivie hier.

Les dénégations catégoriques de Mme Duchefdelaville et de Prochasson, employé du mari, ont déterminé M. Bolot à faire examiner le maraîcher par un médecin qui n'a constaté que de légères écorchures à la poitrine de la prétendue victime.

D'autre part, le magistrat, en interrogeant divers voisins, a acquis la certitude que Duchefdelaville et sa femme vivent en mauvaise intelligence et ont ensemble de fréquentes querelles, qui se terminent presque toujours par des coups.

De plus, ce n'est pas la première fois que Duchefdelaville accuse sa femme d'avoir voulu attenter à ses jours, et à diverses reprises il est venu se plaindre chez le commissaire.

Jusqu'à présent, l'attentat reste à établir et, en attendant que des preuves absolues aient été relevées contre eux, Mme Duchefdelaville et son employé ont été invités à se tenir à la disposition de la justice.


Deux mois plus tard...

Mis en liberté

Le Radical ― 29 juin 1892

On se rappelle que sur la dénonciation d'un sieur Duchefdelaville, maraîcher, rue Dunois, qui accusait un de ses garçons, Auguste Prochasson, d'avoir voulu l'étrangler, celui-ci fut  arrêté il y deux mois.

L'instruction de cette affaire est terminée et ainsi que nous l'avions prévu, l'innocence de Prochasson a été établie. En conséquence, il a été mis en liberté.


A lire également

L'article de la veille

À lire également...

Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau

1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

...


Rue Damesme

Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche

1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long.

...


Avenue des Gobelins

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

...


avenue des Gobelins

Avenue des Gobelins - En plein jour des malfaiteurs défoncent la devanture d’une bijouterie à l’aide d’un cric auto

1938

Il était un peu plus de 15 heures. De nombreux passants circulaient avenue des Gobelins toujours très fréquentée à cette heure de la journée.
À l'angle de l'avenue et de la rue de la Reine-Blanche, la bijouterie « À la Reine Blanche » étalait orgueilleusement dans ses sept vitrines de somptueux bijoux.

...

Saviez-vous que... ?

Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.

*
*     *

En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie, était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-diamants. Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran.

*
*     *

La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.

*
*     *

En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

L'image du jour

Le carrefour Italie-Tolbiac dans les années 30