Faits divers

 paris-treizieme.fr — Le Chien et la Génisse à six pattes (1896)

Le Chien et la Génisse à six pattes

Le Petit Parisien — 19 juillet 1896

Il y a parmi les nombreux forains installés avenue des Gobelins, depuis la fête nationale, une baraque en bois tenue par M. Lecot et dans laquelle on exhibe pour quelques centimes une génisse à six pattes. Ce « phénomène vivant » possède en effet, à l’épaule gauche, un appendice charnu terminé par deux pattes et long de quatre-vingts centimètres environ.

La Fête des Gobelins - Eugène Atget - juillet 1898

M. Lecot qui est un employé retraité de la Compagnie du chemin de fer de Lyon, tient beaucoup à sa génisse, qui lui rapporte de jolis bénéfices.

Or, il y a deux jours, un nommé José Moldaen, sorte de bohémien sans profession bien définie, qui habite une roulotte dans un terrain vague de l'avenue d’Ivry, vint proposer à M. Lecot de lui vendre son phénomène, ce que le forain refusa catégoriquement.

Moldaen insista avec ténacité, puis finit par s'emporter et par injurier le propriétaire de la génisse. Celui-ci, impatienté, mit le bohémien à la porte en lui disant :

— Vous êtes un insolent qui voudriez, j'en sais sûr, me tromper, car j'ai payé ma bête mille francs, et je me demande où vous prendriez une pareille somme.

Moldaen se retira en proférant des menaces.

La nuit dernière, vers trois heures du matin, M. Lecot, qui couche dans un petit réduit attenant à la baraque, fut réveillé en sursaut par les aboiements furieux de son chien, énorme danois auquel est confiée la garde du phénomène. Le forain, s'armant d'un revolver et muni d'une lanterne, pénétra dans la baraque.

Il aperçut Moldaen gisant sous le chien, qui le tenait à la gorge.

M. Lecot fit lâcher prise au molosse et remit le bohémien entre les mains des gardiens de la paix, qui le conduisirent au poste où M. Perruche vint l'interroger.

Le malfaiteur avoua au magistrat que son intention était de couper l’appendice de la génisse et de lui enlever de ce fait sa valeur.

Après avoir été sommairement pansé, il a été transporté à l'hôpital de la Pitié, où on l'a consigné à la disposition de la Justice.

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Dans un misérable taudis situé au numéro 54 de la rue du Château-des-Rentiers, vivaient une pauvre vieille femme, Mme veuve Crozier, âgée de soixante-dix ans, et son fils François âgé de trente-six ans, chiffonnier, qui partageait avec sa mère l'unique chambre composant tout le logement.

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Un chiffonnier, Jean-Baptiste Guinet dit « la Hache » demeurant dans un hôtel, 14, rue du Pot-de-Fer passait, il y a trois jours, à sept heures du matin, rue Dolomieu, chiffonnant par ci, chiffonnant par là.

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Saviez-vous que... ?

Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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Initialement, le boulevard Arago devait s'appeler Boulevard de la Santé.

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La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867 afin de rendre hommage à Edward Jenner (1749-1823) premier médecin à avoir introduit et étudié de façon scientifique le vaccin contre la variole, et qui est considéré comme le « père de l'immunologie ».

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Jusqu’en 1934, l’avenue d’Italie était parcourue de rails de tramways qui durent être retirées après l’arrêt de leur exploitation.
Excelsior rapportait que « mettant à profit l'inévitable bouleversement du sol entraîné par ce travail, des cantonniers mosaïstes remplacent les gros pavés de grès de l'avenue par un revêtement moins sonore (et surtout moins dommageable pour les ressorts d'automobiles) constitué par de petits cubes en pierre grise recouverts de goudron » et ajoutait que « dans quelques semaines, l'avenue d'Italie — l'un des chemins qui mènent le plus directement à Rome —- se classera parmi les mieux aménagées de toutes les sorties de la capitale. »

L'image du jour

Bastion 91 boulevard Masséna

Situé entre les portes d'Ivry et de Vitry, le site du bastion 91 est aujourd'hui occupé par la caserne de pompiers Masséna.